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Commerce

Arums et senteurs à Ainay-le-Château : pour le plaisir des fleurs

Arums et senteurs à Ainay-le-Château : pour le plaisir des fleurs

C’est une petite commune d’à peine plus de 1 000 habitants, ceint de ses remparts, où trône le château en son centre. Une petite commune un peu plus fleurie depuis février 2013. Depuis qu’Alice Durand a ouvert ici, sur la place du village, sa boutique de fleurs, « mais aussi de bougies artisanales et de décoration d’intérieure ».


« J’habitais Paris avec mon ami et on venait ici en vacances pour voir ma belle-famille. Un jour, en discutant, le maire qui savait que j’étais salariée chez un fleuriste, m’a dit qu’il fallait conduire 16 km pour acheter des fleurs. J’y ai vu une opportunité ». À 23 ans, Alice Durand saute le pas et quitte la capitale. Un saut dans l’Auvergne et dans le monde de l’entrepreneuriat. Un saut salvateur. « Le village est magnifique et les loyers ici sont plus attractifs. Jamais je n’aurai pu ouvrir ma boutique à Paris. Pas à mon âge en tout cas. Et puis, en étant ma propre patronne, j’ai plus de liberté d’un point de vue artistique. Travaillant dans le 16e arrondissement à Paris, la clientèle était un peu particulière. Les gens ont des goûts très classiques. Alors qu’ici, en campagne, cela peut paraître paradoxal, mais les gens sont plus ouverts au changement. On s’amuse plus ici. »

Le lancement se sera fait très rapidement. Le couple quitte ses emplois respectifs en décembre 2012. Deux mois plus tard, la boutique ouvre ses portes à Ainay-le-Château. « On s’est un peu dépêché, nous voulions être ouverts pour la Saint-Valentin ».

Alors qu’Arums et Senteurs vient de souffler sa première bougie, le fonctionnement est bon et suit les prévisions d’Alice qui travaille seule. « Mon ami est associé, mais cherche à lancer sa propre entreprise. La boutique nous permet de vivre, mais pas tout le temps ». Alice Durand a de la suite dans les idées, elle ne tarde pas à multiplier les partenariats locaux. « En ce moment, on cherche à développer notre offre de mariages. On travaille avec une organisatrice de mariages et on se concentre dessus. On travaille également avec le château qui organise souvent des événements. Et puis, c’est moins drôle, mais on travaille aussi avec les pompes funèbres ».

Si le développement continue sur ce rythme, Alice prévoit d’embaucher un(e) vendeur(se) dans deux ou trois ans.

Aujourd’hui, Alice est un exemple parfait des avantages de l’entrepreneuriat en Auvergne. Elle le fait, en vivant désormais à deux pas de sa belle-famille, et plus seulement pour les vacances…



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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