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Décideur

Avoir une vision éclairée de la transformation

Avoir une vision éclairée de la transformation
Crédit photo MF Villard 2018

Plus de 300 personnes se sont réunies, salle des assemblées du conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes à l’occasion de la grande soirée de l’éco à Lyon qui marquait ainsi la rentrée économique du territoire. La soirée était placée sous la présidence de Annabel André-Laurent et Juliette Jarry, vices-présidentes de la Région, avec comme témoin Xavier Boidevezi, vice-président Digital Factory du groupe SEB.


« La transformation digitale, managériale et culturelle » était au cœur des échanges de cette soirée de l’éco à Lyon. Elle aura été marquée par les témoignages éclairés et les conseils de Philippe Guérand, président CCI Auvergne-Rhône-Alpes, Jacques Barthélémy, fondateur de Barthélémy Avocats, Anne Chauder, présidente de Dômes Pharma, Emmanuel Gonon, président de Waoup, Jean-Michel Pou, vice-président Aura industrie 4.0, et de Françoise Constanty, présidente de HR IT consulting. La soirée de l’éco à Lyon était portée par le Journal de l’Eco, un média numérique, dont son président Lionel Chaumeil, rappelait le véritable rôle de ce média, au service de l’information locale, « par la mise en lumière des innovations, des acteurs économiques et des événements de nos territoires ». Chaque jour, le journal de l’Eco apporte un contenu de qualité et contribue à la performance et la dynamique économique. Cette ambition est régulièrement renforcée par des événements forts comme les soirées de l’éco ou celles des trophées.

La transformation s’anticipe

Pour le parrain de la soirée Xavier Boidevezi, vice-président Digital Factory du groupe SEB, «On doit toujours avoir une vision à long terme, comme une sorte d’avance permanente, même dans une entreprise qui comme la nôtre a 150 ans d’âge et donc d’expériences. Le numérique, et les transformations qu’il permet est en fait, un moyen d’arriver à cela et de conserver notre avance sur nos concurrents. En 1953, lorsque SEB lance le premier autocuiseur, l’entreprise le fait à travers un livre phare pour l’époque. C’est-à-dire que nous avons fait de l’usage avant l’heure. Aujourd’hui, le numérique a remplacé le livre et c’est à nous de nous poser les bonnes questions, d’en interpréter les réponses et de nous baser sur lui pour imaginer, innover et présenter de nouveaux services ou objets qui correspondent à la fois aux attentes des ménages et des familles et qui seront issus de nos quotidiens connectés, d’où la nécessité de toujours anticiper cette démarche».

Un usage éclairé

Trois tables rondes ont ponctué notre soirée. Une première intitulée « Transformation digitale » nous offrait un éclairage sur l’intelligence artificielle, les avancée technologiques ou l’utilisation de plus en plus abondante des données numériques, qui nous mettent dans un nouveau rapport au travail, mais aussi à l’ensemble de nos pratiques personnelles ou professionnelles. Pour Juliette Jarry, vice-présidente du Conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes, c’est d’usage éclairé dont nous avons besoin «Chacun est capable d’utiliser un smartphone. En revanche il est beaucoup plus complexe de le maîtriser, d’en connaître toutes les ressources pouvant être utiles. L’enjeu du numérique ou du digital pour nos entreprises et nous-même est bien là… Il est dans ce paradoxe. D’un côté, le digital nous fait gagner énormément de temps, on autonomise l’envoi de courriers, de relances, on peut retrouver en quelques clics l’historique d’une relation client… et de l’autre on perd énormément de temps à cause du flux incessant d’informations qui nous oblige à trier en permanence. La vraie compétence à trouver aujourd’hui est cette capacité à hiérarchiser les informations, à trouver celle qui est réellement pertinente. Il faut donc avoir un usage éclairé à travers une formation, une sensibilisation bien pensée en ce sens ».

Management, une autre posture

La transformation managériale a été choisie comme angle de réflexion, à travers le témoignage de plusieurs dirigeants et acteurs du management. Comment leurs équipes respectives réagissent-elles à ces logiques de pensées ? Sont-elles conscientes naturellement de devoir monter dans les trains du changement ? En quoi ces transformations ont-elles des incidences sur leurs pratiques professionnelles ? Anne Chauder, présidente de Dômes Pharma, soulignait la nécessaire co-construction du développement de l’entreprise avec des collaborateurs qui deviennent des acteurs et non plus des salariés «Être une dirigeante issue, de par l’âge de la génération Y, me place d’égal à égal avec mes autres collaborateurs. C’est à la fois passionnant et motivant à travers des échanges, libres, spontanés et des interpellations directes de leur part qui offre un regard plus dynamique sur notre développement.
Je parle bien de collaborateurs et non de salariés, au sens où nous co-construisons ensemble l’entreprise Dômes Pharma. Chacun de nous est bien co-responsable de ce développement ».

Vitale pour toutes les organisations

Enfin, la transformation était abordée par le prisme de l’intelligence collective, à travers ce que les institutions ou grandes entreprises imaginent pour être dans cette démarche commune de la transformation. Ecoute, créativité, co-construction, opportunités … Philippe Guérand, président CCI Auvergne-Rhône-Alpes, alertait le public présent «40 % des 370 000 entreprises, ressortissantes de notre chambre régionale de commerce et d’industrie, n’ont pas encore pris conscience des contours qui engagent une transformation digitale. C’est énorme et particulièrement préoccupant. Ce constat est le résultat d’un manque de temps évident pour les dirigeants des, PME ou TPE qui ne peuvent pas matériellement s’arrêter un vrai moment pour réellement penser à cette transformation et se poser les bonnes questions. C’est bien auprès de cette population que nous voulons agir. Notre premier travail est de les inviter à s’interroger, ensuite on peut engager un travail d’accompagnement. Notre rôle est d’accompagner de manière à ce que le dirigeant fasse un parcours avec d’autres. Il faut l’aider à comprendre les réalités, l’urgence, le langage, les pièges à éviter. Jamais nous ne nous substituerons à ses choix ou ses orientations. Nous pouvons en revanche le mettre en relations avec les acteurs essentiels ».

Plusieurs entretiens vidéo exclusifs, avec l’ensemble des participants à cette soirée, seront à disposition sur le site du journal de l’Eco dans les prochains jours. Tous évoquent leurs visions de la transformation qui s’annonce ou qui est déjà en mouvement.



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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