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Tourisme, restauration

Bar Bee’z à Bourbon l’Archambault, le choix du service

Bar Bee’z à Bourbon l’Archambault, le choix du service

L’Allier, département pionnier de la valorisation de la ruralité, regorge d’initiatives individuelles créatrices d’activités. En reprenant un bar-tabac à Bourbon l’Archambault, Candice Gallois et son mari Patrick s’inscrivent dans cette dynamique. Décryptage d’un parcours de réussite dans le bocage bourbonnais.


Pour Candice Gallois, revenir à Bourbon l’Archambault c’est un peu un retour aux sources. Après avoir élevé trois enfants et suivi un mari, elle décide de s’installer dans la région où elle a passé une partie de sa jeunesse. « Enfant et adolescente, j’ai vécu à Bourbon. Mes enfants, adultes aujourd’hui, ont choisi de vivre ici et j’ai décidé de les accompagner. J’avais aussi très envie de travailler pour moi, d’acheter mon commerce après avoir été vendeuse pendant des années dans différentes boutiques.»

Soutenue par son comptable et le Conseil général, c’est donc à Bourbon l’Archambault qu’elle trouve son  bonheur en rachetant un bar implanté depuis bien longtemps dans la ville thermale. Elle le rebaptise Bar Bee’z, comme les abeilles, des abeilles au travail mais surtout des abeilles qui contribuent à l’équilibre de l’environnement. Car Candice et son mari Patrick, désormais à ses côtés dans son projet, sont sensibles au développement durable. Un engagement qui s’exprime également dans la vie de leur commerce. « Nous sommes orientés vers des produits bio. Nous servons des vins, des bières et des cafés d’origine biologique. Nous vendons aussi un peu de miel. A partir de décembre 2014, quand les travaux d’agrandissement seront finis, nous aurons un espace boutique consacré à la vente de quelques produits bio de la région. »

Ils sont également dans une démarche de lutte contre le gaspillage et préfèrent récupérer, recycler plutôt que jeter. « Ce n’est pas une question de budget mais c’est une démarche personnelle. A Bourbon, il y avait une ancienne charcuterie. Nous y avons récupéré le fond de vitrine pour faire notre rayonnage de verres, le dos de notre comptoir a été aménagé avec d’anciens meubles de cuisine… »

Et chez les Gallois, ce ne sont pas les idées et les projets qui manquent. Ils n’ont d’ailleurs pas hésité à investir dans des locaux plus grands qui leur permettront de diversifier leur activité en créant des animations régulières et en organisant des concerts et des expositions. « Nous souhaitons que notre commerce soit plus qu’un bar-tabac classique. Nous voulons y ajouter une offre de loisirs, le dimanche après-midi, par exemple. Nous accueillions déjà des expositions de peinture, mais jusqu’à présent, le local ne s’y prêtait pas et nous étions donc limités. Notre nouveau cadre sera plus adapté à ces manifestations. Nous sommes en contact avec des groupes, des troupes et des artistes qui pourront intervenir. » L’objectif est de faire de leur bar un lieu multi-générationnel, pour les hommes et les femmes, où chacun trouvera une occasion de passer un bon moment. «Aujourd’hui, nous avons les papys qui viennent le matin échanger les nouvelles du jour, les curistes, des gens en ballade l’après-midi et les habitués de la fin de journée. Il y a des jeunes et des moins jeunes. »

Ils se sont également bien intégrés à la vie commerçante de la petite ville et se félicitent du bon accueil qui leur a été fait. «Sur Bourbon, il y a trois bars en enfilade : le bar-PMU, le bar de soirée des jeunes et nous. Les curistes et les touristes se répartissent selon la disponibilité des terrasses. Nous avons chacun notre créneau de clientèle et nous nous entendons très bien. »

Dans la campagne bourbonnaise, ils ont trouvé non seulement une qualité de vie mais aussi un épanouissement professionnel. En un an, Candice et Patrick Gallois ont déjà fait beaucoup pour leur commerce mais l’agrandissement du bar leur ouvre de nouvelles perspectives de développement. « On n’en demandait pas tant ! C’est tellement stimulant ! »



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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