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Commerce

Chic N’Retro à Vichy : des vêtements de rêve pour une élégance intemporelle

Chic N’Retro à Vichy : des vêtements de rêve pour une élégance intemporelle

L’élégance, le glamour ou le chic sont des termes qui marquent la vie d’Alain Pretet depuis son enfance. Au-delà de l’habillage raffiné, il se dégage une véritable personnalité à travers la mode des années 30, 40, 50 et 60. C’est un vrai retour dans le passé que propose la boutique Chic N’Retro aux femmes, située à Vichy dans l’Allier. S’ils sont des vêtements de luxe, ils restent avant tout de qualité et surtout valorisent la femme dans toute sa beauté. Entre passion et commerce, Alain Pretet livre sa vision.


“Depuis tout petit, je suis fasciné par l’image que renvoient les gens élégants. Je suis d’ailleurs assez sensible au look des gens en général. A notre époque, tout le monde s’habille uniformément. Cela démontre une absence de personnalité, on n’essaye pas de se différencier. J’irai même plus loin en parlant de décadence pour notre société. Les artistes d’aujourd’hui et la télé-réalité nous ont transmis des valeurs qui annihilent notre apparence.” Des propos qui pourront paraître durs au premier abord mais qui ne sauraient résumer la passion et la générosité qui se dégagent de Chic N’Retro. Alain Pretet décrit sa boutique comme l’aboutissement d’un rêve qui vend du rêve. “J’admire et mets en avant le style chic et glamour des icônes hollywoodiennes des années 30, 40, 50 et 60”. Ce commerçant de 52 ans admet qu’il est difficile de défendre ce type de vêtement.

Ancien professeur dans un lycée professionnel, artisan dans le bâtiment, Alain Pretet a su faire preuve d’audace et de témérité. “Durant la période de chômage que j’ai connue après la suppression de mon CCD, j’en ai profité pour rebondir et fonder ma première boutique à Riom en juillet 2011 avec mon plan épargne”. Un long chemin parcouru et d’autant plus difficile que le prêt-à-porter est une branche touchée de plein fouet par la crise. “On parle véritablement de bérézina. C’est un réel risque d’être indépendant à l’heure actuelle dans ce domaine. L’année dernière, plus de 8 600 boutiques ont fermé”. Finalement, il arrivera à ouvrir sa seconde enseigne, Chic N’Retro, en octobre 2014. “J’y suis mieux placé qu’à Riom et j’ai plus d’espace. De plus, je me suis très bien entendu avec le propriétaire du local. L’installation s’est faite très vite malgré quelques travaux. J’ai refait le sol, le plafond ou encore repeint des meubles existants adaptés ensuite à ma personnalité”.

J’ai fait ces boutiques avant tout par passion

Les premières personnes présentes dans sa boutique étaient parfois intriguées. “Est-ce que cela se vend ? Voilà une question que l’on m’a posée au début. Ceux qui venaient étaient des gens qui aimaient encore s’habiller. J’ai fait ces boutiques avant tout par passion, travaillant avec des jeunes créateurs peu connus (par exemple, Isabelle Graham, originaire de Bruxelles, qui confectionne des robes de mariées). Le but est d’en mettre plein la vue. On vient me voir même si on n’a pas forcément les moyens d’acheter. Le plaisir des yeux est important pour moi”. En effet, Chic N’Retro se démarque par une vitrine flamboyante avec ses jeux de couleurs des tissus. Des mannequins se présentent face à nous, remettant au goût du jour les modes vestimentaires d’un chic intemporel. Robes raccourcissantes, fluides ou trapèzes, jupes crayons, formes amples, pantalons, manteaux… Aucune gamme ne manque pour valoriser les femmes.

Non seulement la qualité est au rendez-vous, mais en plus, la méthode de conception traditionnelle est préservée. “Les clientes sont habillées en-dessous du genou avec des tissus de qualité et bien coupés. Les pantalons tailles hautes donnent de la forme à la silhouette. Comme tissu, je peux citer le popeline ou le tissage bengaline. Autre exemple, il y a le bas de couture de chez CERVIN à Paris qui est de fabrication 100% française. Les filles du Crazy Horse portent cela”. Un choix prestigieux et envié qui draine du monde d’assez loin. “Ce sont des personnes aisées, à partir de 45 ans, qui achètent pour des soirées, des cérémonies ou autre. Certains font 70 kilomètres pour visiter mon commerce, en tenant compte du fait qu’ils passent en général au minimum une heure à regarder. Les clientes sont satisfaites quand elles achètent. Je peux voir leurs yeux briller”. Malgré un prix important (entre 150 et 300 euros pour une robe), Alain Pretet réfute l’idée que seul l’argent compte.

Alain Pretet se sent véritablement privilégié, que ce soit dans son statut professionnel ou sa relation avec le client. Achat ou pas, tout le monde est le bienvenue chez lui. “Mon bien-être passe par la convivialité et la chaleur humaine que je tente de faire partager. Je reçois la même chose en retour de la part des visiteurs et cela fait du bien”. Une satisfaction qui lui permet de voir plus loin en vendant à l’étranger (États-Unis, Australie ou encore Finlande). Ouvert 7 jours sur 7, le vendeur se dispatche entre Riom et Vichy pour profiter au mieux du côté innovant de sa démarche. “Partager cette passion avec ma compagne qui m’aide me permet d’entrevoir l’avenir avec sérénité même s’il est trop tôt pour l’instant pour parler de vraie réussite pour Chic N’Retro. Pour l’avenir, j’aimerais bien embaucher et même pourquoi pas pouvoir ouvrir une autre boutique”.

Niveau communication, Alain Pretet privilégie le bouche à oreille plutôt qu’un budget publicité qui pourrait coûter cher. “En plus de Facebook et du site, j’ai tout de même été publié dans différents magazines comme Myrtille”. Des bases solides qui permettent d’évoluer alors que le commerce à notre époque est loin d’être une mince affaire. “Je n’ai aucun regret car j’ai réalisé le projet qui me tenait à cœur. Je vais tout faire pour arriver à la retraite comme cela. Ma passion n’a pas d’âge et brillera éternellement”. Chic N’Retro à beau montrer un monde révolu, la richesse de son patrimoine vestimentaire reste intacte. Marylin Monroe, Audrey Hepburn ou Grace Kelly, des stars qui restaient avant tout des femmes. Pour Alain Pretet, il sommeille en chaque femme une beauté unique qui ne demande qu’à être valorisée. Quelle que soit l’opinion que l’on a de la mode, l’émerveillement s’imposera à vous à l’entrée de la boutique.

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Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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