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Clubs, syndicats, clusters et réseaux

Christian Barqui, Président de l’Association pour le Progrès du Management (APM) « Nos 7000 adhérents représentent pas loin d’un million de salariés ! »

Christian Barqui, Président de l’Association pour le Progrès du Management (APM) « Nos 7000 adhérents représentent pas loin d’un million de salariés ! »

Christian Barqui est Directeur Général ‘très opérationnel’, comme il se qualifie lui même, de l’entreprise Florette France GMS, l’une des marques leader d’Agrial, l’un des premiers groupes coopératifs agricoles et agroalimentaires français fédérant 12 000 agriculteurs adhérents.
Toutefois, si le Journal de l’éco est allé à la rencontre de Christian Barqui, c’est pour avant tout pour échanger avec le Président de l’Association pour le Progrès du Management (APM)
Récemment réélu pour un second mandat, Christian Barqui veille au développement d’une association qui revendique 7 000 adhérents, 353 clubs d’entrepreneurs dans 25 pays…


Dès les premiers instants de la rencontre, il se dégage chez Christian Barqui une forme de capacité d’écoute et de convivialité, caractéristique souvent rencontrée parmi les entrepreneurs et cadres dirigeants membres de l’APM.

Le dirigeant de Florette a pourtant un emploi du temps particulièrement chargé à la tête d’une entreprise forte d’un chiffre d’affaires de 200M€ et de 1 500 collaborateurs répartis sur 5 usines. Seulement parler de l’APM semble être un sujet qui passionne le Président fraîchement réélu à la tête d’une association ‘atypique’ dans l’univers des clubs d’entrepreneurs. Fondée sur une idée simple, celle du progrès de l’entreprise par le progrès du dirigeant, l’Apm est devenue un mouvement, un véritable « état d’esprit » entrepreneurial à contre-courant.

« Nous sommes une association qui forme les dirigeants. Il me semble que c’est la caractéristique la plus importante pour définir l’association. C’est la signature de l’APM. Nous partons du postulat qu’un dirigeant ne fera progresser son entreprise qu’en progressant lui-même. Nous proposons à nos adhérents des rencontres afin d’identifier et d’approfondir les défis majeurs qui les attendent, à titre personnel comme pour leur entreprise. Chacune de ces rencontres offrent une opportunité d’échanger très librement, d’apprendre des réussites comme des échecs des uns des autres et finalement de se ressourcer dans la convivialité. »

Pour Christian Barqui, le profil d’un adhérent APM fait même l’objet d’une définition assez précise : « Un dirigeant francophone d’entreprise, que ce soit une PME, une PMI, une ETI, un Grand Groupes ou même un jeune entrepreneur. Une femme ou un homme qui maîtrise les principaux sujets indispensables du dirigeant, c’est-à-dire d’abord son agenda, et qui ait des responsabilités de gestion sociale, commerciale ou financière de son entreprise. Quelqu’un qui acceptera de trouver un temps relativement important dans son propre agenda pour participer à la vie de l’association, parce qu’au sein d’un club APM, il est indispensable que tous les adhérents acceptent l’assiduité comme une règle fondamentale. »

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La remise en question comme moteur de son développement…

Pour le Président de l’APM, le doute fait partie du nécessaire mode de fonctionnement d’un adhérent. « On sait qu’un dirigeant est plein de questions, l’environnement évolue constamment, les stratégies ne doivent pas être figées ! On ne change pas tous les cinq matins de stratégie mais il est nécessaire de se questionner, de se poser régulièrement des questions. Il y a beaucoup d’humilité parmi les managers membres de l’APM. Dans les réunions, on discute autant avec la vingtaine de collègues présents qu’avec l’expert présent. C’est pour cela que le présentéisme est vraiment important pour créer cet esprit de club et développer un esprit commun. »

Des experts de haut rang pour renforcer l’expertise de chacun

C’est l’autre signature de l’APM : Mettre à disposition des clubs locaux une palette d’experts de haut rang à l’occasion de chaque rencontre. « L’expert à l’APM est quelqu’un qui vient de l’extérieur, qui a un talent, un savoir-faire une maîtrise parfaite d’un sujet et qui vient débattre, dialoguer, sur son sujet favori.”

Ces experts appartiennent à quatre grandes catégories. Une première concerne le développement personnel du chef d’entreprise, incluant aussi bien la prise de parole en public que la gestion du stress,… Une seconde, concerne le management. Une troisième, les techniques d’entreprise, regroupant aussi bien les techniques commerciales que l’approche financière ou la stratégie d’entreprise.
Enfin, dernière catégorie développe des aspects de la culture générale du manager incluant tous les sujets gravitant dans l’environnement de l’entreprise. Cela peut aller de la philosophie à l’étude de l’art en passant par la géostratégie ou la géopolitique. Dans chacune de ces grandes catégories, l’APM revendique entre 80 et 150 experts, tous francophones, beaucoup sont Français, quelques-uns viennent de l’international. “Nous souhaitons ainsi multiplier les experts provenant de l’international. »

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Les APM, un club d’entrepreneurs en croissance

Christian Barqui l’affirme, il n’y a pas d’objectif quantitatif dans le développement de l’association. « Nous souhaitons croître à une vitesse correcte tout en donnant satisfaction à l’ensemble de nos adhérents. C’est une philosophie importante, nous n’avons pas d’objectifs de volume et c’est pour cela que nous sommes une association à but non lucratif. L’objectif est que chaque adhérent en ait pour sa cotisation qui est tout de même de 3 500 € par an en France et 4 200 € à l’étranger. Ramené à une dizaine de rencontres, ça fait 350 € par rencontre, ce qui, pour le prix d’une formation, est tout à fait raisonnable »

Quels sont les grands objectifs des APM ?

Sans conteste, Christian Barqui envisage le développement à l’international comme indispensable. « L’idée, c’est d’aller chercher à l’international des experts francophones, capables de venir raconter en France ce qu’ils vivent à l’international. Aujourd’hui, nos axes de développement s’articulent, en complément des grandes capitales européennes, autour du Maroc, de l’Île de la Réunion, de l’Île Maurice, de la Chine où beaucoup d’industriels français se sont installés et se développent sur place. Nous avons par exemple déjà des clubs à Hong-Kong, à Shanghaï, au Vietnam, 2 clubs à Singapour ou encore au Québec. Pour les prochaines années, l’Afrique sera un cœur de cible en termes de développement, car il s’agit d’un continent avec un formidable potentiel de croissance et qu’évidemment le français y est largement parlé. »

Le second challenge que fixe le Président pour son second mandat à la tête de l’APM concerne l’évolution du nombre de startupers au sein des clubs. « Quand on interroge les étudiants qui sortent des grandes écoles, aujourd’hui un sur deux désire devenir créateur d’entreprise. Un chiffre incroyable, parce qu’il y a quelques années seulement, un sur deux voulait devenir fonctionnaire ! On veut ainsi ouvrir nos clubs à de jeunes entrepreneurs. On s’est fixé comme objectif d’ici la fin de l’année 2017 d’avoir dans chacun de nos 370 clubs au moins un jeune de moins de 35 ans. Pour venir rajeunir et apporter quelque chose de différent, par rapport aux membres traditionnels de l’APM qui ont une moyenne d’âge autour de 50 ans. »

La notoriété de l’APM fait également figure de priorité pour les deux ans à venir  : « Nous sommes moins connu que d’autres organismes comme le CJD, le réseau entreprendre ou encore Croissance plus. Nous sommes apolitiques et ne sommes pas forcément concurrents, chacun ayant sa vocation. Ce que je souhaite, c’est qu’au travers du développement de notre notoriété nous puissions attirer plus d’adhérents, mais également interpeller des experts, qui ne connaissent pas non plus l’APM, et qui ont beaucoup de choses à nous apprendre. »

Enfin, le dernier des objectifs affichés par Président de l’APM est particulièrement ambitieux : « Nous souhaitons être la référence mondiale du perfectionnement des dirigeants francophones. »

Pour mener à bien ces objectifs, Christian Barqui affirme qu’il peut compter sur son Conseil d’Administration et 7 000 adhérents particulièrement impliqués mais il précise : « Je salue également le travail de la trentaine de collaborateurs salariés de l’APM qui sont formidablement bien dirigés par leur Directeur Général, Stéphane André. 



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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