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Cizoo, une application mobile pour communiquer en musique

Cizoo, une application mobile pour communiquer en musique

A l’instar de Snapchat et d’Instagram pour l’image, Cizoo ambitionne de devenir un moyen de communication et un réseau social basé sur la musique. Sébastien Debry, l’un de ses quatre fondateurs, nous présente l’originalité de l’idée, ainsi que son modèle de développement technique et économique.


« Nous sommes tous les quatre musiciens et la musique nous a donné parmi les moments les plus heureux de notre vie. Notre envie première est de partager cette passion en permettant au plus grand nombre de communiquer des émotions et sa personnalité à travers la musique. »

Au cours de leur dernière année d’étude, les 3 étudiants de l’EM Lyon s’associent avec un ami d’enfance développeur informatique pour lancer leur start-up. « Nous avions envie de créer de la valeur avec une idée qui nous tient à cœur et qui propose quelque chose d’innovant. Dans le cadre du pré-incubateur de l’école, nous avons pu appliquer les cours théoriques à notre projet de janvier à juin 2015, avant d’intégrer l’incubateur de l’EM Lyon une fois diplômés. »

Simplifier l’envoi de messages musicaux

Cizoo propose une application mobile gratuite qui a été lancée par internet le 21 décembre 2015. Elle permet d’envoyer de courts messages – moins de 10 secondes – en chanson à des amis. « L’utilisateur de notre application procède en trois étapes : il choisit un extrait de musique sans paroles qui lui plait dans notre base musicale, il se filme en train de délivrer le message de son choix sur la musique, en parlant, chantant, ou en slamant et ensuite il envoie sa production à ses connaissances. C’est très simple et cela permet par exemple de déclarer sa flamme à son amie sur un air de disco italienne ou de souhaiter un joyeux Noël sur un air d’Edith Piaf. Toutes les fantaisies et détournements sont permis. »

L’application cible plus particulièrement les jeunes, entre 13 et 25 ans. Elle a été testée sous forme bêta auprès d’un panel de 500 utilisateurs : « toutes nos fonctionnalités ont été développées  en étant attentifs aux retours du panel. Nous avons relevé d’importants défis techniques pour faire de Cizoo une application unique : c’est la seule qui permet de s’enregistrer en vidéo sans écouteurs et qui améliore le rendu final en harmonisant la voix avec la musique. Notre prochain challenge est de construire des algorithmes pour corriger les fausses notes des utilisateurs et leurs erreurs de rythme. »

Nous voulons devenir le premier réseau social musical sur mobile.

Une deuxième phase de développement doit intervenir à l’été prochain avec une levée de fonds prévue pour réunir 450 000 euros, afin de financer la croissance utilisateur et de s’implanter sur les marchés anglais et américain. « Cizoo a deux facettes : côté pile, nous sommes une application de communication et côté face, nous ambitionnons de devenir une agence de communication pour les grandes marques auprès des jeunes. Cela passe par le développement d’un réseau social dès mars 2016, sur lequel nous proposerons des concours de messages musicaux pour une marque. Notre business model est fondé sur cette proposition de visibilité et de contenu en direction des grandes marques : elles nous rétribueront en fonction du nombre de vidéos créées sur leur nom et de leur popularité. » Pour que ce modèle soit viable, la start-up a pour objectif d’arriver à 100 000 utilisateurs à l’été 2016. Cela passe par une amélioration continue de l’application, son développement sur la plateforme Androïd et un plan de communication conséquent.

La musique est un langage universel

La start-up a été sélectionnée dans les 20 finalistes du concours Lyon start-up et dépose actuellement un dossier pour la bourse à l’innovation de la French Tech de la BPI. « Cela nous permet de continuer cette belle aventure humaine jusqu’à la levée de fonds. Nous avons réussi à créer un réel élan autour du projet, puisque nous sommes actuellement 8 à travailler sur Cizoo. Ce nom n’a pas été choisi par hasard : Alexandre l’a rapporté d’un stage en Chine, où Sīzhú signifie « instrument de musique ». Nous avons voulu signifier par là que notre application est universelle et qu’elle s’adresse à toute personne, musicienne ou non, n’importe où dans le monde. »



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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