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Numérique, Informatique & Télécom

Clermont-Ferrand aspire à l’excellence numérique

Clermont-Ferrand aspire à l’excellence numérique

Avec sa candidature au label national FrenchTech, l’agglomération clermontoise aspire à entrer dans la cour des grands du numérique et contribuer à élever la nouvelle région au leadership national, en matière de mobilité intelligente.


A l’heure où la révolution numérique impacte l’ensemble des activités économiques et transforme radicalement notre manière de travailler et consommer, l’agglomération clermontoise se mobilise pour rejoindre le label thématique FrenchTech. Cette initiative nationale vise à fédérer, valoriser et soutenir les acteurs publics et privés du numérique et de l’innovation, afin de contribuer à leur croissance en France et à l’international.

Déposée le 11 avril dernier, «la candidature clermontoise marque une nouvelle étape de la constitution de notre écosystème, en faveur du développement de startups et d’entreprises innovantes, notamment les PME, fortement impactées par la révolution numérique dans tous les secteurs de l’économie», a expliqué Olivier Bianchi, maire socialiste de Clermont-Ferrand et président de Clermont Communauté, lors d’une conférence de presse organisée à cette occasion le 13 avril à l’Hôtel de Ville. « Peu à peu, nous concrétisons le partenariat public/privé original que nous avons initié avec la Région et les grands acteurs économiques privés du territoire depuis 2014. »

Leader de la mobilité intelligente

Et pour prouver cette belle concertation, Jean-Pierre Brenas, conseiller régional LR et ancien tête de liste de l’opposition aux élections municipales, a rappelé que « la Région participe aux cotés de l’agglomération à hauteur de 50 % dans les investissements publics d’un million d’euros consacrés à cette opération ». Un autre million est apporté à cette enveloppe par des partenaires privés, dont Michelin, Limagrain, des grands donneurs d’ordre industriels et des banquiers. « Ainsi, avec la contribution de l’agglomération clermontoise, fer de lance d’un réseau d’innovation sur l’ensemble du territoire auvergnat et partenaire des métropoles de Lyon, Grenoble et Saint-Etienne, déjà labélisées FrenchTech, la Région souhaite faire de l’Auvergne-Rhône-Alpes, la première région FrenchTech à l’échelle européenne et internationale », a souligné M. Brenas. Et de rappeler que l’ambition est également de devenir leader national de la mobilité intelligente.

Le positionnement auvergnat sur la mobilité est en soit une innovation car elle ne figure pas parmi les thématiques désignées par les écosystèmes déjà labélisés FrenchTech. Mais ici le sujet est familier, consensuel et porteur de sens. Depuis plusieurs années, le travail des acteurs régionaux dans ce domaine a permis de renforcer l’attractivité et d’attirer des nouvelles populations d’actifs. Il existe désormais en Auvergne un large consensus sur le rôle incontournable du numérique et des nouvelles formes de mobilité  pour compenser les insuffisances de certains territoires (accessibilité, infrastructures) et valoriser leurs atouts (qualité de vie, richesses patrimoniales, conciliation entre vie privée et professionnelle). La mobilité intelligente a été finalement ce “graal” qui a transformé les inconvénients auvergnats en avantages.

Le Bivouac booste les startups

Voilà pourquoi, ici plus qu’ailleurs, le sujet est soutenu avec conviction et perçu au pluriel. En effet, le sens du mot “mobilité” ne se restreint pas à la simple « organisation des déplacements ». Elle est vue comme un système de connexions des personnes, des services (l’e-santé ou les services à domicile), des données, des biens et des machines (l’agriculture ou l’industrie du futur). C’est une thématique transversale et de fond, qui mobilise actuellement plus de 50 startups, grands groupes et institutions régionales. Et ce n’est qu’un début.

Dernier en date, le Bivouac, un booster de startups innovantes et à forte composante numérique, a vu le jour en décembre 2015. «  Nous sommes là pour soutenir les sociétés en création ou récemment créées dans leur développement et dans leur positionnement sur les marchés, explique Clément Posada, responsable communication et animation du Bivouac. Notre but est d’être un « accélérateur » et de proposer des solutions innovantes. Nous sommes à leurs côtés pour une période de 3 à 18 mois et notre objectif est qu’elles sortent avec une viabilité qu’elles n’auraient pas pu atteindre sans notre intervention.»

Tous les voyants sont donc au vert pour que « le TGV de la French Tech », contrairement à d’autres TGV, passe cette fois par l’Auvergne. Verdict, en juin 2016.



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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