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Vidéo

Images inédites | Clermont-Ferrand, la belle endormie

Images inédites  | Clermont-Ferrand, la belle endormie

Denis Corgiat, réalisateur vidéaste société In Air Tech, propose de découvrir Clermont-Ferrand en ce temps de confinement. Sa vidéo a été tournée avec un drone il y a quelques jours. Denis Corgiat est le spécialiste du film par drone sur le territoire d’Auvergne. Il travaille notamment pour France télévisions, TV 5 monde, Clermont-Auvergne-Métropole ou la collection Vues d’Auvergne, . Faire des images en ces temps étranges et complexes est son témoignage à lui. Il a accepté de présenter ce film sur la plateforme du Journal de l’Eco et nous l’en remercions.


 

Denis Corgiat nous livre ses impressions :
“Les images que j’ai faite de Clermont-Ferrand sont uniques, parce que la situation que nous vivons est unique. C’était un peu comme se promener dans un décor de cinéma. Tout est vrai et pourtant quelque chose sonne faux… un silence omniprésent.

Et puis très vite je me rends compte que ce n’est pas un vrai silence. Partout, j’entends des chants d’oiseaux : au pied du Viaduc St-Jacques, dans le quartier de la Gare, sur l’esplanade du stade Marcel Michelin et dans le cœur de ville, sur la Place de Jaude.

Il est pourtant presque midi. Je prépare un dernier vol place de la Victoire, au pied de la Cathédrale. Je lance les moteurs et les hélices se mettent à tourner. Le son qui se répercute sur les façades prend soudain toute la place, c’en est presque indécent de briser le silence d’une ville en convalescence.

Il n’y a personne autour de moi. D’habitude les gens s’approchent, et l’on échange. Le drone c’est encore pour le public un objet magique qui intrigue et fascine. Mais aujourd’hui, seul le bruit des moteurs résonne et une fois au sol moteurs coupés, le silence reprend ses droits, et de nouveaux les oiseaux chantent. Je suis gêné alors que d’habitude, je peste volontiers pour qu’on me laisse travailler tranquille.

Aux fenêtres et aux balcons, je sais que l’on observe cette étrange intrusion dans un espace plus vraiment public, alors que nous sommes invités à rester confinés.

Les images que j’ai faite de Clermont-Ferrand sont uniques, parce qu’elles sont vides de la vie de ses habitants.

Faire des images comme témoignage, c’est ce que je pouvais apporter et je profite de cette occasion pour saluer l’ensemble des personnels qui sont chaque jour présent pour nous, et parmi eux, mon épouse infirmière en Ehpad que j’admire.”



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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