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Commerce | Les supermarchés coopératifs se développent

Commerce | Les supermarchés coopératifs se développent

Le premier supermarché collaboratif français a ouvert ses portes il y a cinq ans et depuis ce modèle de consommation est en plein essor. A l’heure d’une remise en cause des grandes surfaces et d’une envie des consommateurs de reprendre en main leur alimentation, ce système coopératif rencontre un franc succès.


Transposition du modèle américain de « Park Slope Food Coop »

Cette idée de supermarché coopératif est née à New-York dans les années 1970. Face au développement de la grande distribution, un petit groupe de consommateurs décide de créer un commerce tenu par ses clients avec pour objectif d’être un « agent d’achat de ses membres, pas un agent de vente pour toute l’industrie ».

Le concept de cette coopérative de consommateurs est simple : pour être client et pouvoir acheter des produits, il faut d’abord adhérer à la coopérative. Aujourd’hui cette coopérative connaît un grand succès avec 16 000 membres pour un chiffre d’affaires de près de 40 millions de dollars.

Ce modèle économique a traversé l’Atlantique et se développe rapidement en France avec l’ouverture en 2016 du premier supermarché coopératif dans le 18e arrondissement de Paris qui se nomme La Louve. Depuis une quarantaine de supermarchés et épiceries coopératifs ont vu le jour en France et beaucoup d’autres sont en cours de développement.

Client et cogérant du supermarché

La particularité de ces supermarchés coopératifs est le fait que les clients du magasin sont également cogérants de celui-ci. Pour pouvoir y faire ses courses, il faut tout d’abord adhérer à la coopérative et ainsi devenir coopérateur. Les cogérants ont leur mot à dire sur toutes les décisions concernant le supermarché, des fournisseurs aux produits, avec le principe d’une personne = une voix.

En adhérant, les « consom’acteurs » acceptent aussi de consacrer un peu de leur temps à travailler dans la coopérative, environ trois ou quatre heures par mois pour tenir la caisse, mettre en rayons, etc. Ce système peut poser quelques soucis aux coopératives qui fonctionnent quasi exclusivement avec du bénévolat car la plupart des coopérateurs sont salariés et ne peuvent venir qu’en dehors de leurs heures de travail, ce qui rend difficile de tenir le supermarché en journée.

Du bio, du local, de l’artisanal ou des produits plus conventionnels, mais toujours à prix bas

Les produits des coopératives sont souvent 20 à 30 % moins chers que dans les supermarchés traditionnels. Cela s’explique par le fait que leurs marges sont basses et fixes contrairement aux grandes surfaces qui ont entre 13 et 27 % de marge selon les produits. De plus, elles fonctionnent sans actionnaires et sans dividendes donc tous les bénéfices sont immédiatement réinvestis dans le magasin. Le bénévolat des coopérateurs permet également de réduire le coût de la main d’œuvre.

En plus de proposer des prix bas, les supermarchés coopératifs sont de véritables projets de vie pour beaucoup de coopérateurs qui souhaitent avoir plus de contrôle sur leur alimentation et surtout sur la provenance de celle-ci. Les coopératives permettent de favoriser les circuits courts et limiter les intermédiaires mais aussi de savoir d’où viennent les produits. Une autre manière de consommer s’offre donc aux clients qui peuvent acheter mieux et de manière plus juste.

 



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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