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Conférence sur le climat et la transition énergétique

Conférence sur le climat et la transition énergétique
Jean-Louis Etienne, Fanny Agostini, Olivier Bianchi

Les conférences sur la transition énergétique et écologique se multiplient. La ville de Clermont-Ferrand l’a bien compris et a décidé de se mettre au vert en organisant de nombreux colloques à ce sujet. Notamment, une rencontre, fut animée par la journaliste auvergnate Fanny Agostini. Pour les 600 participants, cette soirée était l’occasion d’écouter plusieurs acteurs et décideurs en matière de transition énergétique : Jean-Louis Etienne, Olivier Bianchi, Christian Bouchardy et les représentants de différentes associations étudiantes.


Une mobilisation des acteurs à toutes les échelles
Sous la conduite de Virginie Perrot, la conférence était placée sous le signe de l’engagement. Tous les intervenants de la soirée en sont venus la même conclusion, le changement ne peut s’opérer qu’avec une synergie de tous les acteurs.

Fanny Agostini a d’ailleurs insisté sur l’importance de créer les « nouveaux visages du militantisme ».

Le lancement de son association Fondation Landestini (fondée avec son mari Henri Landes), basée en Haute-Loire, vise à sensibiliser les jeunes aux enjeux environnementaux, à créer des emplois, ou encore à soutenir les différents événements sportifs qui peuvent aussi être des leviers de transition écologique.

Le second maitre mot de la conférence se résumait en une expression… « prise de conscience ».

En effet, les nombreux spécialistes présents comme Christian Bouchardy (naturaliste de profession et vice-président de la Ligue pour la Protection des Oiseaux Auvergne) sont à maintes reprises revenus sur « la nécessité d’ouvrir très simplement, les yeux sur le monde qui nous entoure.

« Ce qui fait la noblesse du combat, nous redisait Christian Bouchardy, c’est l’humilité. Toute personne s’engageant dans le militantisme environnemental sait déjà que son action est gratuite, presque désintéressée. Qui s’attend à voir à voir un lapin le remercier de l’avoir sauvé ? Mais il faut pourtant garder à l’esprit que ce sont les petites actions du quotidien qui font un grand bien à l’humanité ».

Plus globalement, la soirée était aussi l’occasion de montrer toutes les initiatives prises par la métropole de Clermont-Ferrand afin de réduire localement la pollution et favoriser les actions citoyennes pour la planète.

Ainsi, la conférence était entrecoupée de petites vidéos metant en valeur les initiatives proposées par la ville telle que l’association « Rénover + », pour la rénovation énergétique de logement, l’entretien des espaces aquatiques, ou encore le lancement d’une mobilité plus verre avec la modernisation des lignes de transports en commun B et C…

La transition écologique : entre expérience et transmission
L’une des personnes les plus attendues de la soirée était bien sûr le médecin et explorateur, Jean-Louis Étienne. Il demeure pour le grand public, le premier homme à avoir rejoint le pôle Nord en solitaire. Ce dernier s’est avant tout voulu pédagogue.

« L’explication du réchauffement climatique est loin d’être chose aisée. Aujourd’hui, tout le monde entend parler à longueur de journée du réchauffement planétaire et de ses dramatiques conséquences. La température de la Terre a bien augmenté d’1 °C en un siècle, mais pour beaucoup, cela reste quelque chose d’abstrait. Il faut recentrer le débat autour thèmes communs qui permettent une action collective et consciente, chacun étant capable d’être efficace dans sa zone d’influence ».

Cette nécessité de l’efficacité, il semble que les jeunes l’aient d’ores et déjà intégrée. En effet, la part belle était faite aux associations d’étudiants œuvrant pour diminuer la crise environnementale.

Sarah Valroff et Antoine Pesnel, ambassadeurs respectifs de LieU’Topie et d’Alternatiba ont tous deux délivré un message qui s’adressait à la fois aux adultes mais aussi aux gens de leur génération. Il en va de même des jeunes fondateurs de l’association « Youth for Climate », Clélia Geonget (collégienne) et Thomas Goumarre (lycéen).

Chez tous, l’urgence d’agir, doublée de l’inquiétude du monde qui leur est laissé se fait ressentir. Et ne dites pas à ces jeunes qu’ils sont utopistes car ils vont répondront que l’utopie est le meilleur moteur pour avancer et continuer le combat.



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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