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Décideur

Conseil de développement du Grand Clermont : pour un territoire de référence

Conseil de développement du Grand Clermont : pour un territoire de référence

D’après Jean-Marc Monteil, président du Conseil de Développement du Grand Clermont, l’évolution territoriale récente, qui fait d’Auvergne-Rhône-Alpes la deuxième région française après l’Ile-de-France, conduit nécessairement à penser « Clermont » comme une métropole d’équilibre au sein d’un nouvel ensemble régional. Sans développer ici une analyse des rapports géodynamiques entre les grandes villes de plus de 100 000 habitants qui constituent la nouvelle région, nous devons cependant situer nos propres forces dans ce grand ensemble. Il convient, en effet, de montrer combien l’Auvergne et Clermont sont des territoires de réalisations et de  projets, essentiels pour le développement de ce futur grand espace européen auquel désormais nous appartenons.


Ainsi faut-il rappeler notre puissance industrielle. En effet, la discrétion qui imprègne la culture auvergnate conduit trop souvent les observateurs extérieurs à nous percevoir comme technologiquement éloignés des innovations les plus actuelles. Or, de Michelin à Limagrain en passant par Aubert et Duval, Constellium, Omerin, Théa, MSD, Almérys….., nous sommes au cœur des développements les plus avancés, de l’innovation la plus hardie et d’une industrie de valeur mondiale agile et française. Notre empan international n’a pas, toutes choses égales par ailleurs évidemment, d’équivalent en France. Dès lors, comment imaginer que cette nouvelle grande région puisse se détourner de ce qui constitue une de ses grandes forces industrielles !

Par ailleurs, sans trop insister sur la qualité de notre environnement naturel, il convient néanmoins de souligner qu’à la différence de certaines autres métropoles, dont l’expansion a consommé leur environnement, nous sommes riches d’espace et de « poumons verts ». Là où beaucoup de villes et leurs extensions immédiates s’efforcent de préserver en leur sein des espaces de « respiration », Clermont et le Grand Clermont se déploient, en effet, au cœur d’une nature singulière, ouverte et offerte à ses habitants. Comment imaginer demain que l’on détourne son regard de ces espaces à portée des plus courtes transhumances ! Comment concevoir également que cet axe autoroutier Nord/Sud, qui double la vallée du Rhône et charrie, dans les grands mouvements estivaux, une population significative d’Européens du Nord ne soit pas appréhendé comme un puissant vecteur économique à développer !

Enfin, cette nature qui nous constitue n’est pas simplement un havre de paix pour l’entretien d’une nostalgie de « temps meilleurs », source illusoire de l’inspiration de toutes les uchronies. C’est, au contraire, une nature habitée et travaillée par des agriculteurs qui pratiquent une agriculture et une agrobiologie de premier rang à l’avant-garde des développements de la recherche. Ainsi n’est-il pas indifférent, par exemple, que l’INRA assure ici une de ses présences les plus fortes sur le territoire national, que Limagrain accélère son développement et son expansion internationale à partir de sa base locale et que notre centre de recherche en nutrition humaine soit au meilleur niveau scientifique.

Dans les domaines, industriels, agricoles, agro-alimentaires, environnementaux ou encore du thermalisme, nos qualités et performances constituent clairement « une marque » pour la région. Dans d’autres domaines, universitaires et scientifiques, sanitaires et de prévention, sportifs et culturels, par exemple, nos compétences et performances se révèlent toutes à la hauteur des grandes capitales régionales. Aussi accroissent-elles significativement le potentiel d’internationalisation de la nouvelle région par les complémentarités, voire les différences, qu’elles expriment.

Il est évidemment insuffisant d’énumérer les atouts de l’Auvergne et de Clermont pour soulever l’enthousiasme de nos voisins et provoquer en eux un irrépressible besoin de nous magnifier. Aussi ne faut-il entretenir aucune illusion, ni se laisser porter par une vision irénique du monde. La construction d’Auvergne-Rhône-Alpes, comme nouvelle entité, sera âpre, sans concessions spontanées, mais elle sera nécessairement pragmatique. Un travail opiniâtre doit donc se poursuivre pour installer Clermont comme le pôle d’équilibre occidental de la nouvelle région. Cela d’autant que nous sommes entrés dans un monde numérique dans lequel il faudra se présenter solidement charpenté.

C’est pourquoi, adossée aux valeurs émancipatrices de la culture et du sport, une Conférence de Cohésion Territoriale Permanente, devrait solidariser l’excellence de nos productions industrielles, économiques, scientifiques et technologiques et contribuer ainsi à nourrir une intelligence collective autour d’une innovation ouverte qui nous fait encore cruellement défaut.

Jean-Marc Monteil,

Président du Conseil de Développement du Grand Clermont

 

 

 

 

 



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