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Société

COVID-19 | Recyclage des masques chirurgicaux

COVID-19 | Recyclage des masques chirurgicaux
Crédit photo : Ville de Mâcon

Suite à la crise sanitaire et afin de limiter les contaminations à la COVID-19, le port du masque obligatoire s’est généralisé dans la plupart des lieux publics. Cette mesure a entraîné une très forte augmentation des ventes de masques jetables et de nouveaux types de déchets sont apparus au cours des derniers mois. Le masque est ainsi devenu le déchet 2020.


Selon une étude menée en 2020, 4,3 milliards de masques sont portés, et donc jetés, chaque jour dans le monde. S’il est un précieux allié dans cette crise sanitaire que nous traversons, le masque jetable a un impact environnemental désastreux.

Il est composé de matières non dégradables : plastique (polypropylène), élastiques et barrette métallique. D’après une étude du Service public fédéral Santé publique, en Belgique, les masques jetables mettraient jusqu’à 450 ans pour se décomposer dans l’environnement.

Depuis plusieurs mois, le nombre de masques usagés retrouvés dans les océans et dans la rue explose : une source de pollution non négligeable. Face à cette nouvelle menace pour l’environnement, plusieurs initiatives ont d’ores et déjà vu le jour en France.

La commune Meudon, dans les Hauts-de-Seine, expérimente avec succès la collecte et le recyclage des masques depuis le début de l’année. La Mairie a signé un accord avec l’entreprise Plaxtil, une des rares à recycler les masques en France. 25 bornes de récup en carton ont ainsi été installées dans des établissements éducatifs, lieux culturels, bâtiments communaux ou encore lieux d’achats. Les masques sont ensuite collectés et placés en quarantaine pendant sept jours.

Des employés de l’Association pour l’insertion et la réinsertion professionnelle et humaine des handicapés (Arnh) de Fontainebleau se chargent de retirer les barrettes d’acier avant d’acheminer la matière à recycler à l’usine de Plaxtil à Châtellerault. Là, les masques seront broyés en petits morceaux et fondus pour fabriquer de nouveaux objets puis renvoyés à Meudon. La commune a choisi de transformer ces masques en équerres et règles pour les élèves de la ville.

Dans l’Allier, l’agglomération de Vichy suit l’exemple de la ville de Meudon. Depuis début mai, les masques sont collectés dans des lieux publics pour être traités et transformés en objets utiles. Après une période de quarantaine, ils sont envoyés dans l’usine de Plaxtil qui se chargera de les transformer en différents objets et notamment des kits écoliers. L’agglomération de Vichy espère rapidement collecter plus de 10 000 masques par semaine, notamment en étendant le ramassage aux entreprises, grandes consommatrices de ces protections.

Dans l’Ain, plusieurs entreprises s’unissent pour recycler les masques chirurgicaux. Le collectif est porté par Cycl-Add, une entreprise, basée à Maillat, spécialisée dans le traitement de matières en plastique. Pour réaliser ce défi, elle s’est associée à d’autres acteurs du département pour former une véritable chaîne du recyclage.

La collecte est assurée par l’association un Territoire à Énergie Humaine Positive (TEHP) tandis que Trévéo (Izernore) se charge du tri. À partir des granulés de polypropylène conçus par Cycl-Add, Ain Fibres fabriquera les fils techniques. Ceux-ci seront par la suite tricotés par la société Billon (Blyes).

Enfin, la conception des tee-shirts est confiée à Aura Evolution (Oyonnax). Pour ce qui est des coutures et élastiques, ils seront transformés en pièces plastiques. Cycl-Add élargit progressivement se zone d’intervention géographique avec entre autres un point de collecte à la Mairie de Lyon depuis avril 2021 ; et un partenariat signé avec Solution Recyclage à Nantes.

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Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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