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Artisanat

Crise sanitaire | Impact sur les apprentis

Crise sanitaire | Impact sur les apprentis

L’édition 2020 du baromètre de l’artisanat de l’Institut Supérieur des Métiers et de la MAAF (ISM-MAAF) a cette année mis l’accent sur l’impact de la crise actuelle sur les apprentis.


L’apprentissage est essentiel pour la transmission de savoir-faire : c’est par cette voie qu’une majorité de jeunes (52 %) est formée aux métiers de l’artisanat. La crise sanitaire liée au Covid-19 est venue fragiliser les entreprises artisanales et, par conséquent, cette filière de formation en alternance.

Ainsi, durant les mois de mars à juin, la fermeture administrative de certaines activités a contraint près de 25 000 apprentis à cesser leur travail en entreprise. En Auvergne-Rhône-Alpes, ces dispositions ont concerné 2 850 apprentis issus de différents secteurs d’activité.

Pourtant, avant cette crise, la situation des apprentis était favorable en Auvergne-Rhône-Alpes, région qui concentre le plus grand nombre d’apprentis en France, avec 19 900 jeunes formés en 2018-2019,

Malgré le contexte exceptionnel de cette crise, les apprentis en sortie de formation peuvent compter sur un taux d’emploi supérieur aux élèves formés par voie scolaire. Si la disparité tend à se réduire avec l’augmentation du niveau d’étude, au final, un apprenti de l’artisanat ayant son Brevet Professionnel en poche a un taux d’emploi à 7 mois (83 %) bien supérieur à un élève sortant de BTS (68 %).

« L’obtention du diplôme par les apprentis protège pour l’entrée dans la vie active, encore plus si l’on pousse son apprentissage jusqu’au BP ou au BTS. », déclare Catherine Elie, Directrice des études et du développement économique de l’ISM.

Néanmoins, Marielle Vo-Van Liger, Directrice Marketing et Communication MAAF rappelle la gravité de la crise que traverse le pays et l’importance de l’insertion des apprentis dans les entreprises concernées. « Le contexte de crise qui touche de plein fouet le secteur de l’artisanat, premier pourvoyeur d’apprentis en France, nécessite que tous les efforts soient portés vers ces entreprises pour soutenir l’emploi des générations arrivant sur le marché du travail. », affirme-t-elle.



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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