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Société

Crise sanitaire | Un hiver rude pour les start-up liées au ski et à la montagne

Crise sanitaire | Un hiver rude pour les start-up liées au ski et à la montagne

Fleurons de l’innovation, de la recherche, de la création d’emplois et de valeur ajoutée, les start-ups innovantes liées au ski et à la montagne sont cueillies à froid par l’annonce de la non-ouverture des remontées mécaniques pour les vacances de février.


Malgré une saison qui s’annonçait prometteuse avec des pré-commandes massives, ces entreprises sont pour la plupart au bord du gouffre. Véritable dommage collatéral de la fermeture des remontées mécaniques, les entreprises françaises liées à la montagne sont toutes en difficultés.

La start-up française Ski-Mojo par exemple, est à -80% de son chiffre d’affaires depuis le début de la saison, alors que l’entreprise connaissait une croissance ininterrompue de 75% par an sur les 5 dernières années !

Habituellement présents sur les pistes à cette période de l’année pour développer, présenter et faire essayer ce produit révolutionnaire aux skieurs français et étrangers rencontrés en altitude, ses dirigeants ont dû repenser totalement leur stratégie commerciale.

Au début de la saison, ils ont déployé un gros dispositif en Suisse et en Autriche, pour faire découvrir leur produit dans des stations de ski où les remontées mécaniques et les domaines skiables étaient ouverts. Malheureusement les magasins de sport de ces stations ont dû fermer leurs portes, mettant un point final au projet d’export du Ski-Mojo dans les pays limitrophes.

Gabriel Castelain, dirigeant de Ski-Mojo : « Après une saison 2019-2020 amputée de 25% et une activité estivale exceptionnelle cette année, nous avions espéré un rebond de la demande de la destination Montagne cet hiver. Il a donc fallu s’y préparer en embauchant et en fabriquant. Lorsque l’on est fabriquant, et même si 90% du Chiffre d’Affaires est réalisé entre décembre et mars, c’est à partir du mois de juin que la saison hivernale suivante se prépare et que l’on commence à engager des budgets conséquents

La situation est donc d’une complexité absolue car même avec la meilleure volonté du monde et les aides pourtant conséquentes de l’État, de nombreuses entreprises n’auront absolument aucune chance de se rattraper après la fin de l’hiver. Il faut établir un plan de soutien massif au secteur de la Montagne, allant du fabriquant au détaillant, pour soutenir les entreprises durement impactées par la saison blanche qui se profile. »



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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