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CROCIS | L’économie francilienne reprend son souffle

CROCIS | L’économie francilienne reprend son souffle

Après le choc provoqué par l’épidémie de Covid-19 au cours du premier semestre 2020, l’activité francilienne a pu reprendre son souffle au cours de l’été dernier. Ainsi, le nombre d’emplois salariés privés a augmenté de quelque 61 000 unités dans la région au troisième trimestre 2020.


Ce rebond de l’emploi n’a néanmoins pas empêché le taux de chômage, jusqu’alors orienté à la baisse, de bondir de 2,0 points sur un trimestre pour atteindre 8,3 % sur l’ensemble du troisième trimestre 2020. Le nombre de passagers à Roissy et Orly qui s’était réduit de 96,5 % au printemps a quant à lui limité la baisse à 73,5 % au cours de l’été mais il ne s’est élevé qu’à 8,0 millions de juillet à septembre derniers contre 30,4 millions à la même période en 2019.

Par ailleurs, le niveau des défaillances d’entreprises, au plus bas depuis fin 1992, s’explique en grande partie grâce aux dispositifs d’aide aux entreprises mais donnera une image plus réaliste des difficultés économiques provoquées par la crise sanitaire dès l’arrêt des mesures de soutien.

Après avoir chuté de 5,9 % au premier trimestre 2020, puis de 13,8 % au suivant, le PIB hexagonal a vivement rebondi au troisième trimestre 2020 : + 18,7 %. Il n’en reste pas moins inférieur de 3,9 % à son point haut d’avant la crise sanitaire.

Pour fin 2020, l’Insee estime que le second confinement aurait provoqué une nouvelle contraction du PIB de 4,0 % au quatrième trimestre ; par conséquent, sur l’ensemble de 2020, le PIB français devrait avoir diminué de 9,0 % par rapport à 2019. Dans ce contexte, 401 100 créations nettes d’emplois ont été recensées entre fin juin et fin septembre derniers ; pour autant, le déficit est encore de 295 900 unités par rapport au niveau d’avant-crise.

Parallèlement, le taux de chômage s’est élevé à 8,8 % en France métropolitaine au troisième trimestre (+ 1,0 point par rapport à fin 2019) et pourrait avoir atteint 9,5 % fin 2020.

L’économie francilienne qui avait redémarré à la fin du printemps et au cours de l’été a de nouveau été freinée par le second confinement de novembre. Les conséquences de ce dernier ont toutefois été moins violentes que celles du premier. Malgré un nouveau rebond en décembre, les premiers mois de 2021 restent marqués par le manque de visibilité entretenu par l’évolution de l’épidémie de Covid19.

Ainsi, dans l’industrie manufacturière, l’aéronautique tourne toujours au ralenti ; dans les services marchands, l’hôtellerie-restauration et, plus globalement, le tourisme reste sans perspectives ; dans le BTP, les entreprises de travaux publics sont certes confortées par la poursuite des grands chantiers mais montrent des signes d’inquiétudes compte tenu de la diminution du nombre d’appels d’offre.

Quelques données relatives à fin 2020 sont disponibles et illustrent les difficultés actuelles : la demande placée de bureaux en Ile-de-France a terminé l’année à son plus bas niveau depuis le début des années 2000 et le trafic de Paris Aéroport a accusé un repli de 87,5 % en novembre.

 



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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