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Déconfinement | L’attendue réouverture des parcs animaliers

Déconfinement | L’attendue réouverture des parcs animaliers
La sublime panthère des neiges du Parc Animalier d’Auvergne à Ardes-sur-Couze (63). Crédit photo : Parc Animalier d’Auvergne

Lors de la seconde étape du déconfinement, le gouvernement autorise la réouverture des terrasses des bars et restaurants, des commerces, des lieux de culture et enfin des zoos. Les parcs animaliers ont été contraints de fermer une seconde fois le 29 octobre à la veille du deuxième confinement. A compter d’aujourd’hui, ils peuvent à nouveau accueillir du public avec un protocole sanitaire strict et une jauge limitée.


Les zoos ouvrent tout d’abord avec une jauge de 50% qui passera à 65% le 9 juin puis 100% à partir du 30 juin. Le protocole 2021 est quasiment identique à celui de 2020. Le port du masque sera obligatoire et les parcs devront mettre en place un sens de visite et dessiner un marquage au sol dans les files d’attente notamment afin de faire respecter la distanciation sociale. Les zoos sont également invités à privilégier les réservations en ligne afin de réguler le flux et éviter une trop grande affluence.

Cependant, cette seconde étape ne concernera pas tous les lieux présentant des animaux. « Le 19 mai, ce sera les activités de plein air », avait déclaré le secrétaire d’État au Tourisme, Jean-Baptiste Lemoyne sur RMC. Les aquariums, les vivariums et les serres tropicales ne pourront donc rouvrir qu’à partir du 9 juin car il s’agit de lieux fermés.

De plus, les parcs animaliers vont, dans un premier temps, devoir renoncer à certaines activités incompatibles avec le protocole sanitaire comme les fermes pédagogiques dans lesquelles les animaux pouvaient être caressés et donc être un potentiel facteur de transmission du virus.

Des zoos en grande difficulté financière

Avec les fermetures et donc l’absence de visiteurs, les zoos ont perdu leur principale source de revenus et ont donc dû trouver des moyens pour s’adapter à cette situation inédite. Même fermés, les parcs animaliers sont toujours soumis à des frais fixes importants qui comprennent avant tout l’alimentation et les soins apportés aux animaux. La plupart des salariés ont été mis au chômage partiel à l’exception des soigneurs animaliers qui devaient continuer à s’occuper des animaux.

Le taux de chômage partiel dans les zoos était de fait assez faible. Mis à part les équipes des services de restauration et d’accueil, et les saisonniers en attente d’être employés pour l’été, la plupart des salariés sont toujours restés en poste.

Ces fermetures ont donc été une perte importante dans le chiffre d’affaires des zoos après une courte saison 2020 et une saison 2021 entamée de presque moitié. Suite à cela, la plupart des parcs animaliers, ont dû reporter voire renoncer aux différents investissements prévus dans leurs établissements. Les zoos français ont tout de même réussi à trouver un petit équilibre financier grâce aux différentes aides de l’Etat comme le Fonds de solidarité ou le Prêt garanti par l’Etat.

A titre d’exemple, le Safari de Peaugres, situé en Ardèche, n’a pu accueillir que 243 000 visiteurs en 2020, soit une baisse de 22% malgré la présence de 150 000 visiteurs sur les seuls mois de juillet et août. Cela représente une perte de chiffre d’affaires de 1,2 millions d’euros alors même que les charges fixes incompressibles liées à l’élevage des animaux s’élèvent à 250 000€ par mois. Le Safari envisage sa relance 2021 avec de nombreux projets tout en agissant pour la biodiversité et la sauvegarde des espèces en danger.

Mise en place d’alternatives

Pour continuer à vivre malgré les confinements et s’assurer une source de revenus, plusieurs zoos ont mis en place plusieurs alternatives.

Le Parc Animalier d’Auvergne, situé à Ardes-sur-Couze, a ainsi proposé tous les mercredis un Safari Live. L’objectif était de permettre aux visiteurs de suivre les coulisses du Parc depuis leur canapé. Durant une heure, moyennant l’achat d’un billet à 10€, ils ont pu en apprendre davantage sur les espèces rares et menacées en suivant l’équipe pédagogique à travers le Parc. Chaque semaine, le safari abordait un thème différent, comme par exemple les animaux d’Asie avec les pandas roux, les panthères des neiges, les takins et les markhors. En tout, près de 130 personnes ont pris leur billet, ce qui représente plus de 300 personnes qui ont pu être sensibilisés à la protection de la biodiversité. 

Le Parc Zoologique de Paris a également développé des activités et animations durant le confinement afin de découvrir le zoo depuis chez soi. Ils proposaient entre autres des jeux, des quiz, des vidéos des coulisses du zoo et d’interviews de vétérinaires et soigneurs, des conseils lecture mais aussi des visites virtuelles.

Peur de contamination à la COVID pour les animaux

A la fermeture des parcs animaliers s’est ajoutée la peur de la contamination des animaux à la COVID-19. Il s’est avéré que le virus n’infectait pas seulement les hommes mais aussi certaines espèces. Un protocole avec masques et gants a donc immédiatement été mis en place afin d’éviter toute contamination qui pouvait ensuite conduire à des mutations du virus, notamment avec les grands singes dont l’ADN est très proche des hommes ainsi que les fauves et mustélidés (loutres, visons, furets).

Baby-boom

Un effet positif lié à la fermeture des zoos est l’augmentation considérable des naissances qu’ont connu un grand nombre d’entre eux. L’absence de visiteurs a permis pour certaines espèces une diminution du stress et une favorisation de l’accouplement. Ces nouveaux pensionnaires sont à découvrir dès aujourd’hui, date de cette tant attendue réouverture.

 

 



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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