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Tourisme, restauration

Delphine Levadoux : « L’hôtellerie clermontoise subit plus la crise que les autres villes de province »

Delphine Levadoux : « L’hôtellerie clermontoise subit plus la crise  que les autres villes de province »
Delphine Levadoux, vice-présidente du Club hôtelier clermontois et directrice du Novotel.

Les membres du Club hôtelier clermontois sont inquiets pour l’avenir. Tous livrent une véritable bataille pour augmenter leur taux d’occupation qui atteint à peine 60 % toute l’année. En cause, une baisse du nombre de séminaires et de congrès, une météo exécrable cet été et un secteur saturé. Explications avec Delphine Levadoux, vice-présidente du Club hôtelier clermontois et directrice du Novotel.


De l’année 2014, les membres du Club hôtelier clermontois font un constat bien amer. Avec un taux d’occupation de 58 % et une perte de 4 600 nuitées, les hôtels de l’agglomération connaissent une baisse de 5 points de leur taux d’occupation, une baisse plus forte que dans d’autres villes de province. Les plus touchés, les hôtels 4 étoiles.

« Nous subissons la crise plus fortement à Clermont-Ferrand qu’ailleurs. Nous avons plusieurs raisons qui expliquent cela.
La première cause est qu’il y a moins de séminaires sur le 1er semestre 2014. La période électorale au printemps a clairement freiné l’activité événementielle et les affaires. Les entreprises réduisent leurs dépenses de voyages et écourtent leurs séjours.
Deuxième point, le nombre de congrès a chuté de 30 % sur Clermont-Ferrand ce qui continue de fragiliser l’hôtellerie et les autres prestataires de services de la ville.
Est venue s’ajouter une météo désastreuse aussi bien pour les ponts de mai que pour les vacances d’été alors que, durant ces périodes, nous accueillons une clientèle de loisirs friande de packages (nuitée + entrées à des sites touristiques).
Enfin, l’ultime raison qui explique la perte de vitesse de l’hôtellerie clermontoise est que l’offre hôtelière s’est étoffée sur cette ville mais que le nombre de clients, lui, n’a pas augmenté en conséquence. Il est temps de faire savoir que la capacité hôtelière de Clermont-Ferrand est suffisante. Arrêtons les nouvelles ouvertures d’établissements, commençons par remplir correctement ceux qui existent ! », lance Delphine Levadoux, vice-présidente du Club hôtelier clermontois et directrice du Novotel, en tirant la sonnette d’alarme.

Ce contexte de plus en plus concurrentiel laisse place à une guerre des prix qui n’est plus soutenable pour les hôteliers clermontois qui connaissent un problème de rentabilité. « Aujourd’hui, le prix moyen d’une chambre sur Clermont-Ferrand est de 77 € ce qui est très bas pour une ville de province. », poursuit Delphine Levadoux. « Nos hôtels sont très qualitatifs. Ces trois dernières années, beaucoup ont engagé des travaux de rénovation ainsi que des travaux d’embellissement et de mise aux normes. Nous proposons 5 hôtels 4 étoiles et 19 hôtels 3 étoiles ce qui constitue un atout pour attirer les congrès sur Clermont-Ferrand. Nous savons être très réactifs auprès des organisateurs pour indiquer le nombre de chambres disponibles en 48h. Même si la desserte SNCF nous pénalise (nous n’avons pas le TGV), la Ville peut recevoir des événements sportifs de grande envergure. Nous travaillons de concert avec la Ville et l’Office de tourisme sur l’image de la destination Clermont pour séduire la clientèle d’affaires et de loisirs et espérer voir progresser notre activité. »

 



Publi-rédactionnel

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