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Industrie

Des riverains de l’Est lyonnais contre un projet d’Amazon

Des riverains de l’Est lyonnais contre un projet d’Amazon

Le géant américain de l’e-commerce projette d’implanter une plate-forme gigantesque en bordure de l’aéroport de Lyon-Saint-Exupéry. Des riverains s’y opposent.
Amazon souhaite construire un entrepôt de 160 000 m2, soit la surface de 15 terrains de football. La place de marché américaine affirme pouvoir créer 1 300 postes grâce à cette implantation.


Les plaignants dénoncent l’absence d’intérêt public du projet dont les travaux devraient entraîner la destruction de 33 espèces animales protégées, tout comme le non-respect de la loi relative à la transition énergétique ou encore l’insuffisance de mesures pour gérer les flux de transport autour du site.

« Nous nous mobilisons contre la pollution et les atteintes à l’environnement que va engendrer cette implantation. Ce projet va augmenter le trafic routier de 65 %, avec le passage de plus d’un millier de camions et de plus de 4 500 camionnettes de livraison par jour mais également avec l’intensification du fret aérien, surtout de nuit ! » résume Gilles Renevier, président de Fracture, qui rassemble une dizaine d’associations sur 19 communes du secteur de l’aéroport.

Créations d’emplois appréciées d’une part et décriées de l’autre
Les promesses de création d’emplois séduisent les maires des communes environnantes comme Pierre Marmonier, maire de Colombier-Saugnieu, qui a signé le permis de construire de la plate-forme.

Mais pour Evelyne Lavezzari, Présidente de l’association Acenas (Association contre l’extension et les nuisances de l’aéroport Lyon-Saint-Exupery), « les postes à venir ne sont pas des emplois de qualité. Avec la préparation de commandes, on propose aux gens de travailler comme des robots. Ce sont des postes qui sont déjà en tension, qui ne trouvent pas preneurs ».

David Kimelfeld, président de la Métropole de Lyon, estime lui que « dans un projet comme celui-là, il faut prendre des précautions sur l’augmentation du trafic, sur la logistique. Il faut rester vigilant ». Il se dit également « étonné du nombre d’emplois avancé, dans la mesure où les process sont automatisés ».

Les associations de riverains viennent de déposer un recours devant le tribunal administratif de Lyon. En novembre dernier, l’Acenas avait déjà attaqué en justice le permis de construire de la plate-forme et avait retardé le démarrage du projet.
Affaire à suivre…



Un article de Maud LAURENT

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