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Décideur

Dominique Ezquerra : portrait de la secrétaire générale CPME 63

Dominique Ezquerra : portrait de la secrétaire générale CPME 63
Dominique Ezquerra, secrétaire générale CPME Puy-de-Dôme

Le Journal de l’éco est allé à la rencontre de la nouvelle secrétaire générale de la CPME du Puy-de-Dôme, Dominique Ezquerra qui revient sur son parcours, les missions et les ambitions de ce syndicat patronal. Morceaux choisis…


Une commerciale de terrain

Alors qu’elle était encore sur les bancs de l’école, Dominique Ezquerra était déjà dotée d’une appétence commerciale. C’est donc tout naturellement qu’elle poursuit ses études en négociation-vente. Elle fait ses premières armes au sein de la Mutualité du Puy-de-Dôme en tant que commerciale. “Je commercialisais des produits de protection sociale destinés aux entreprises (mutuelle, prévoyance…). J’ai ensuite évolué pour animer des réseaux de mutuelles locales.“, se souvient-elle.

Pour assouvir sa soif de nouveaux challenges, Dominique Ezquerra s’essaie à l’enseignement et intègre une école privée pour dispenser des cours de vente et de marketing à des élèves de BTS et ce durant 3 ans. “J’ai ensuite monté une section Bac pro vente. Mais, au fil des années, la relation BtoB, le commerce me manquait c’est pourquoi je suis revenue sur le terrain.”

Dominique Ezquerra accepte alors un poste de directrice régionale Auvergne Limousin au sein d’une caisse de retraite. Une décennie durant laquelle elle a travaillé aux côtés d’une “équipe soudée et solidaire“.

Une arrivée à la CPME, entre opportunité et heureux hasard

En 2008, elle décide de quitter Clermont-Fd et choisit de s’installer dans le Cantal. Un départ motivé par des raisons personnelles et qui l’amène à pousser les portes de la CPME. “J’étais loin de penser que je deviendrai, dix ans plus tard, la secrétaire générale de la CPME Puy-de-Dôme.”, plaisante-t-elle. Elle y restera 7 ans à “tout gérer” : “Je faisais tout : le secrétariat, la recherche d’adhérents, l’animation des réunions… C’est extrêmement enrichissant ! Mais cette gestion en solo m’a demandé une discipline de fer pour me pulser, m’auto-motiver et atteindre les résultats escomptés.”

“Si tu ne te mets pas en danger, tu ne sauras jamais de quoi tu es capable. C’est finalement de cette manière que tu te révèles à toi-même.”

2014. Dominique Ezquerra revient dans sa ville natale. Un retour aux sources dans la même maison : la CPME Auvergne où elle est désignée responsable école/entreprise. “Notre objectif : faire découvrir aux jeunes ce qu’est le monde économique, les métiers et susciter l’envie d’entreprendre. Les actions que nous avons menées perpétuent aujourd’hui sur Rhône-Alpes à l’exemple de l’opération Le Commercial qui déchire.“, poursuit-elle.

A l’automne 2017, son secrétaire général Bruno Champoux décide de quitter ses fonctions pour reprendre Montrognon Traiteur laissant derrière lui un poste vacant. Jean-Pierre Lavigne, l’actuel président, propose à Dominique Ezquerra de reprendre le flambeau. “On m’a naturellement proposé le poste car je connaissais bien la CPME. Aujourd’hui, je continue à travailler sur la relation école-entreprise et la formation du dirigeant, même si j’ai moins de temps du fait de mes responsabilités élargies. Je dois prendre tous mes repères avec les institutions locales et rencontrer l’ensemble des mandataires qui nous permettent au quotidien d’être au service de nos adhérents.”, confie-t-elle en revenant sur sa récente nomination.

“La CPME aujourd’hui c’est la représentation des patrons au sein de toutes les instances paritaires (Caisses de sécurité sociale, URSSAF, CAF… ), juridiques (Tribunal de commerce, Tribunal de Prud’Hommes…) et économiques (CCI, Pôle emploi…). Un syndicat aujourd’hui doit mettre en avant les chefs d’entreprises qui siègent dans les mandats et investissent de leur temps pour ceux qui n’ont pas les moyens de s’y consacrer.”

Faire entendre la voix des dirigeants de TPE-PME

En tant que syndicat des chefs d’entreprises, la CPME représente et défend, depuis 1945, les intérêts de 10 000 entreprises auvergnates de 0 à 250 salariés principalement celles où le patron est investi au capital.

“Notre rôle : être le porte-parole des TPE-PME, pour les représenter et pour les défendre. Autour de la table des négociations, nous sommes aux côtés des syndicats paritaires pour favoriser l’environnement du chef d’entreprise afin de lui permettre de se consacrer au développement de son activité.”

Réforme de l’apprentissage, réforme des régimes de retraite et de l’assurance chômage… des sujets épineux sur lesquels bûche la CPME mais surtout “des sujets décisifs pour l’avenir des entreprises et des jeunes”, rappelle Dominique Ezquerra. “Au national, nous faisons du lobbying pour défendre les intérêts des TPE-PME. Des comités directeurs sont organisés tous les mois pour faire remonter de l’information locale et être force de propositions.“.

Un syndicalisme de services

Souhaitant répondre aux besoins de ses adhérents, la CPME s’est orientée vers un syndicalisme de services. En plus de représenter les chefs des TPE-PME dans les mandats, elle accompagne les dirigeants dans leurs problématiques quotidiennes. “Nous regroupons, dans une commission juridique, des avocats experts dans tous les domaines pour répondre aux questions de nos adhérents. Nous avons également un Club 3I (innovation, international, intelligence économique) et le Club Innovations Managériales qui facilitent le transfert d’expériences entre chefs d’entreprises. Nous sommes en train de créer le groupe des Jeunes CPME pour accompagner les jeunes dirigeants qui font face à des problématiques spécifiques et nécessitent, à ce titre, un accompagnement particulier.

“On réinvente tous les jours pour répondre aux besoins de nos adhérents.”

Dans ce sens, la CPME 63 organise tous les mois chez un de ses adhérents un petit-déjeuner thématique sur un sujet d’actualité comme « La suppression du RSI, quel changement pour le dirigeant ? ». Objectif : apporter les meilleures réponses aux dirigeants, “pour finalement trouver dans la contrainte réglementaire des opportunités“, souffle Jean-Pierre Lavigne.

“Le défi de la CPME : développer le sentiment d’appartenance, pour que les chefs d’entreprises soient fiers d’être représentés par leur syndicat.” Dominique Ezquerra

 

Catty Boirie



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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