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Société

Engagement | Marc-Alexis Roquejoffre reçoit les insignes de Chevalier dans l’Ordre National du mérite

Engagement | Marc-Alexis Roquejoffre reçoit les insignes de Chevalier dans l’Ordre National du mérite

Mercredi, Marc-Alexis Roquejoffre, chef d’entreprises, journaliste et rédacteur en chef du Journal de l’Eco a reçu les insignes de Chevalier dans l’Ordre National du mérite au titre du Ministère de la Culture par le Général d’Armée Bernard Barrera, en présence de Philippe Chopin, Préfet du Puy-de-Dôme et de très nombreuses personnalités, élu(e)s et ami(e)s. Nous publions son propos entre récit de vie et discours.


« Permettez-moi de vous dire ma reconnaissance à vous voir, ici, tous réunis dans ce lieu … symbole de la République.

Je souhaite bien évidemment remercier de sa présence, le Général Bernard Barrera de m’avoir remis cette distinction en me faisant l’immense honneur d’être mon parrain dans lOrdre National du Mérite, j’y reviens dans un moment.

Je souhaite aussi remercier, Monsieur le Préfet du Département, Philippe Chopin de m’avoir accordé l’honneur de recevoir cette distinction dans les salons de la préfecture… qui plus est en ces temps compliqués, où tout s’annule. Merci Monsieur… très sincèrement merci.

 

Ces lieux, où nous sommes ce soir, certains d’entre vous les découvrent, d’autres les connaissent bien. Ils ont une histoire pour moi, une histoire qui résonne comme une petite musique lorsque j’y viens et reviens. Je les ai découverts en 1991, lors de l’un de mes tous premiers reportages en tant que journaliste radio.

Le sujet ? il a disparu de ma mémoire, les personnalités civiles présentes, en revanche, je les revois… Roger Quilliot, ministre, maire de Clermont-Ferrand, Pierre Bouchaudy, Président du Conseil Général, Bernard Landouzy, Préfet de région à l’époque…

Je les ai écoutés, me suis présenté à eux, l’un après l’autre, leur ai tendu mon micro, les ai interviewés… puis curieux de découvrir ce monde dans lequel je pénétrais pour la première fois, du haut de mes 19 ans, je suis resté dans un coin, là vers le radiateur (nous étions en hiver) et attendu… Attendu que l’on vienne me parler, échanger, me questionner.

Mon micro m’avait ouvert la voie de la préfecture, il était une sorte de sésame social, j’en étais fier. Mais nul n’est venu converser. Nul, à part un employé de la préfecture qui très aimablement m’a proposé de prendre un verre et quelques petits fours.

Le drame de ma prise de poids commençait alors, tout autant que la compréhension de ce qui devint beaucoup plus tard l’une des raisons de ma longévité dans l’interview… le réseau !

Rien ne peut se faire sans le réseau, tout est réseau, le réseau nous construit, nous porte. Il ne se transmet pas, il s’apprivoise et s’entretient.

Souvent, je fais moi-même le premier pas vers des personnes plus jeunes ou plus timides que je vois seules dans les réceptions officielles, comme l’a fait et je l’en remercie, un collaborateur de votre administration Monsieur le Préfet, il y a 33 ans.

Ma prise de parole ce soir, je l’ai imaginée emprunte de vérité et d’anecdotes pour retracer un peu, comme je le fais maintenant… rapidement je vous rassure, des éléments importants pour moi, qui auront compté… de mon parcours en Auvergne et au-delà de nos montagnes.

Je vous parlerai donc de quelques rencontres qui ont jalonné ma vie de journaliste et dont certains d’entre vous se souviennent, car la plupart ont été publiques.

Valéry Giscard d’Estaing qui me fait appeler pour envisager une des deux émissions de radio que le Président veut donner en France, à l’occasion de sa rédaction du préambule de la Constitution pour l’Europe.

RTL et RCF Puy de Dôme, mais aussi RCF France recevront ainsi les deux entretiens ! Sur RCF, nous organisons une rencontre avec des jeunes lycéens de Fénelon. Ils seront à mes côtés les intervieweurs du Président.

Une magnifique leçon donnée par le Président Giscard d’Estaing, pour eux, pour les auditeurs… pour moi… de l’importance de croire et de toujours construire une Europe forte, respectueuse, utile envers nous tous dans un objectif de paix.

Le président Aboudoulaye Wade, président du Sénégal qui en visite privée à la FERDI auprès de son ami le professeur Guillaumont, accepte de me recevoir. « En privé » me dit son secrétaire. Confiant, je me rends à l’ex Frantel et suis reçu à ma grande surprise… par le Premier ministre du Sénégal qui peu à peu me présente à plusieurs ministres et officiels de la suite présidentielle, jusqu’au moment où Monsieur Wade arrive me lance un  fraternel ou salvateur : « comment allez-vous ? », comme s’il me connaissait depuis toujours. Je découvris ce jour-là le stress de l’interview soi-disant « privée », mais toujours sous surveillance.

Cécile Michelin, qui accepte de se livrer dans un entretien mémorable, fort de sincérité et de tendresse, pour lequel je fus interpellé de très nombreuses fois dans les rues de Clermont, mais aussi qui me fit rencontrer les parents de Cécile, Pierre Michelin, l’un des enfants de Cécile et Édouard Michelin et Monsieur François Michelin.

L’anecdote avec lui se résume en une question qu’il me posa au terme de la messe anniversaire du décès de sa belle-fille, et à laquelle je n’eus aucune réponse… seulement un sourire. « Monsieur Roquejoffre, savez-vous que vous avez une force et une faiblesse ? Elles sont les mêmes…Vous êtes journaliste »

Les reportages que j’ai eu le bonheur de réaliser m’ont amené parfois loin de nos montagnes d’Auvergne. À l’Élysée avec Jacques Chirac et Jean-Paul II autour d’un café servit en petit comité, sur la recommandation de Madame Bernadette Chirac à l’occasion des JMJ de 97. J’ai déjà cité deux anciens présidents de la 5e, j’en ai interviewé 3 autres… Monsieur Mitterrand, Monsieur Sarkozy, Monsieur Hollande… pas encore Monsieur Macron.

Merci de ne pas vous interroger sur d’éventuelles interviews du Général De Gaulle ou de Monsieur Pompidou…. Certes j’ai toujours fait plus vieux que mon âge et pourtant je vous rappelle ma date de naissance : le 8 mai 1969 !

Rome, avec Benoit XVI à l’occasion du 50e anniversaire du traité fondateur de l’Union Européenne. Sur place, au Vatican, je découvris avec ravissement une magnifique salle décorée des œuvres d’un disciple de Michel-Ange. Surprise et déception, lorsqu’un garde suisse m’expliqua qu’il fallait y déposer mon manteau. Moi, j’imaginais le Pape entrant devant nous… il s’agissait plus simplement des vestiaires.

À Jérusalem, précisement à Yad Waschem, pour préparer la remise de la Médaille des Justes à votre prédécesseur Monseigneur sur le siège de Clermont, l’évêque Monseigneur Gabriel Piguet.

Un homme dont l’histoire, la vie, les doutes, les certitudes, la déportation et la force du témoignage par les mots et l’écrit… me précédèrent forcément, puis me suivirent de nombreuses années. Avec l’abbé Martin Randanne, Mgr Hippolyte Simon nous demanda d’écrire quelques lignes pour l’accompagner dans la connaissance de l’illustre prélat. De quelques lignes en paragraphes, de documents iconographiques en preuves irréfutables des raisons de SA déportation à Dachau… que nous avons retrouvées et publiées, nous avons rédigé un petit livre « Mgr Piguet, un évêque discuté ». Il nous valut les faveurs du public à Noël 2000…. Avec plus de 7000 exemplaires de vendus après impression sur les presses du groupe Chaumeil.

Une anecdote là encore, savez-vous à qui Martin Randanne et moi-même devons le titre de l’ouvrage ? …. À Jean Anglade en personne qui nous proposa son avis sur le travail, nous invitant à concentrer les futures critiques et les probables remerciements (selon que l’on fut pour ou contre Gabriel Piguet) dans l’adjectif « discuté » … une sage recommandation ! Au moins, « discuté » fit l’unanimité.

Le livre fut même mis en film pour France télévision et la chaîne Histoire, à travers une co-réalisation avec Barcha Baueur.

C’est avec ce même, ami, Barcha, que nous fîmes le film « Le promeneur du lac Chauvet », ou l’histoire des promenades privées, régulières, puis présidentielles au lac Chauvet, tout proche de Besse, de François Mitterrand devenu le président Mitterrand.

Jean-Paul Baquet, (que je salue) Michel Charasse, Gilbert Belin, Guy Ligier… y furent mes invités, tout autant que Gilbert Mitterrand, ou Madame Danielle Mitterand qui nous reçurent à Latché dans la résidence de famille et me firent découvrir et m’asseoir dans le bureau du Président où vinrent des hommes comme Ronald Reagean ou Ehlmut Kohl.

Le Club de la presse Clermont-Auvergne, ou je succédais à mon ami, ici présent, Pierre-Gabriel Gonzalez. Un club où nous fîmes une grande et belle opération de communication avec Daniel Pouzadoux, président de la fondation Alexandre et Marguerite Varenne. Une exposition des clichés des photographes de presse… et pas uniquement du journal la Montagne, dans les rames du tramway.

C’était une première. Autant dans la mise en exergue commune des photos de plusieurs médias écrits, que dans l’installation des photos au cœur du tram. Je découvris pour l’occasion le prix exorbitant du papier ignifugé indispensable à la réalisation de l’opération.

C’est aussi durant ce mandat au club de la presse que nous imaginâmes un impossible périple. Rallier Bruxelles, via Londres, depuis Clermont-Ferrand, par le train, en passant par Paris. Visite des institutions européennes, chez nos voisins Belges, petit coucou sous les fenêtres de sa gracieuse majesté la Reine Elizabeth 2, dîner à l’ambassade d’Auvergne à Paris. Ne souriez pas ! Nous fûmes à l’heure, à chaque départ, comme à chaque arrivée en gares. C’était une autre époque…

Jean-Pierre Caillard, l’ancien président du groupe Centre France La Montagne qui me donna ma chance en m’offrant, il n’y a pas d’autre terme, la présentation, puis la production de l’émission Guide Privé, ou je reçus de très nombreuses personnalités de notre région.

De Pierre-Joël Bonté à Jacques Barrault, en passant par Cécile Michelin, Olivier Bianchi, Serge Godard, Brice Hortefeux, Jacques Mailhot, Perrine Bourneton, Jean-Dominique Sénard, Michel Rollier, le préfet Patrick Stéfanini, Bernard Vassy, Martine Ardaillon, Nicole Barbin, Morgane Parra, Aurélien Rougerie, Martine Brunswig, Eric de Crosmières, ou un certain… Bernard Barrera… La liste atteint plus de 300 noms… Certains invités me demandèrent de ne pas quitter le plateau immédiatement après le générique de fin, trop émus de leurs confidences partagées, d’autres se sont trompés dans le prénom de leurs conjointes, c’est arrivé 2 fois…

Le trotskiste, Alain Laffont que me dit que j’avais eu l’art de montrer en lui son côté « ange ». A voir ?!

Jean Anglade, pour ses 100 ans, auquel je rappelais la liste des découvertes incroyables au long de siècle passait et qui me dit « vous oubliez les deux plus belles… les bas nylons et la mini-jupe ». Pierre-Joël Bonté, à qui je disais en terminant « à très vite » et qui ajouta « je ne crois pas » … Il est mort 15 jours plus tard.

 

Cette émission fut un immense bonheur à réaliser, une prise de risque permanente, une nécessité de concentration bienveillante pour donner à découvrir chacun, en pudeur et surtout, ne jamais tomber dans le voyeurisme.

C’est ainsi que je conçois mon métier, et la manière d’en exprimer les questions à celles et ceux qui vont accepter de témoigner, en confiance.

Il y eut aussi des rencontres plus étonnantes. Jean d’Ormesson, Jean Cluzel, Patrick Poivre d’Arvor, qui représentèrent – chacun – des modèles pour l’adolescent que je fus et qui s’intéressait déjà à la mystérieuse équation de la rencontre entre le journaliste et son invité.

Michel Renaud, célèbre et incontournable directeur de la communication de la ville de Clermont-Ferrand. C’est à lui que les villes doivent le bulletin municipal moderne et déconnecté de la seule logique éditoriale « politique ». Michel fut assassiné, nous ne l’oublions pas. Gala, son épouse me confia la mise en rédaction, avec elle, de leur histoire de vie, d’amour et de voyages. La photo quelle choisie pour la couverture du livre trône dans mon bureau, comme celle de Monseigneur Gabriel Piguet.

Et puis vint « Vues d’Auvergne », la collection Vues d’Auvergne. L’idée de valoriser notre chère terre d’Auvergne par des images aériennes des territoires. Châteaux, églises, ponts, barrages, jardins, villages, pistes d’essais de Michelin… ce projet un peu fou devint réalité grâce au soutien, comme j’aime à le dire des deux Alains.

Alain Sorreau, Président des restaurants Mc Donald d’Auvergne et Alain Martell, ancien directeur DEF Auvergne, que je retrouvais le même jour, à deux heures d’intervalle et qui me donnèrent tout de suite leur confiance et un peu d’argent. Jean-Dominique Sénart, Président du groupe Michelin entra dans l’aventure. EDF, Groupe Gestion 4 poursuivent la démarche.

 

De RCF, je veux garder le souvenir de quelques rencontres mémorables. Avec mes amis, Karim Djermani, Michel Wurm, présents ce soir, Alain Massini, qui vinrent de nombreuses fois dans notre émission « le cercle d’Abraham ». L’occasion d’un beau et vrai dialogue médiatique interreligieux.

C’est RCF qui m’offrit l’opportunité d’interviews longues, passionnantes. Sœur Emmanuelle, Jean vannier, le cardinal Lustiger, le cardinal Poupard, Raymond Barre, Jean Cluzel, Barbara Hendricks, Mickaêl Lonsdale, Yann Queffelec, la Princesse Maria-Thérésa de Bourbon Parme. J’ai aimé leur poser des questions, mais ce sont bien leurs réponses qui m’ont façonné.

Plus de 20 ans au cœur de RCF, enchainant les fonctions, de stagiaire… porteur de la tasse de café des invités de la matinale, à celle de responsable de la radio et donc du budget café. 20 ans avec sans cesse un travail de présence auprès de la société civile, du monde économique, du monde politique et bien évidemment des autorités religieuses et des paroisses.

Un travail mené sans jamais oublier le pourquoi de cette radio confessionnelle, être une sorte de paroisse des ondes dont la maxime pour moi fut et demeure « durer dans l’éphémère », sans mettre de côté ma foi. Une foi vécue et non brandie.

Il y eut aussi les moments plus tristes où je dus commenter en direct, depuis la cathédrale de Clermont pour la radio ou la télévision, les obsèques d’Édouard, Cécile, puis François…  Michelin et aussi Michel Renaud et Hippolyte Simon.

L’aventure journalistique et celle de la rédaction en chef se poursuivent aujourd’hui, avec le Journal de l’éco, un média web d’économie locale positive. Lionel Chaumeil, président du Journal me laisse libre des choix éditoriaux. Je veux ici le remercier de cette liberté éditoriale quotidienne qu’il m’offre à vivre.

La vie sème sur nos routes, joies et peines. C’est bien à chacun, en nos âmes et consciences, forts de nos éducations, de nos expériences, de nos compétences… de savoir rebondir. « Rebondir » est aussi le propre de l’homme qui plie, mais qui se relève.

Blaise Pascal, dont nous fêterons le 400 anniversaire de la naissance dans notre ville de Clermont-Ferrand écrivit en 1640, dans les Pensées « L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature, mais c’est un roseau pensant ». Et c’est bien le fait de penser qui nous permet l’acte du rebond. Penser à autre chose, penser autrement pour avancer vers d’autres aventures.

De mes nouvelles aventures, je parlerai des « cousinades » du journalisme, vécues à travers la communication. Mes sociétés MARC Production, pour l’audiovisuel, BGC Toscane, pour la communication 360 degrés et COM Solutions, davantage basée sur la formation et la BD en sont désormais mes terrains de jeux et d’actions.

Autre sujet qui me tient à cœur :  la jeunesse. Je le dis en présence de mon ami, Guy Roche, le nouveau Président de l’Institut des Métiers. Je crois en la jeunesse !

C’est aussi pour cette raison qu’avec mes tout petits moyens liés à ceux d’une TPE, j’ai choisi de réduire certains bénéfices annoncés, pour offrir à des jeunes alternants une expérience professionnelle en les accueillant dans mes entreprises, et ce, dès la sortie de crise de septembre 2020. Il fallait les aider.

Je l’ai fait aussi, car mes enfants, beaux enfants et neveux, Claire, Alexis, Jules, Guillaume, Alexis et Julien, sont directement concernés par cette tranche de citoyens qui aura souffert, en silence durant cette crise.

Volonté réaffirmée en 2021. Si nous les vieux, nous ne montrons pas l’exemple… à quoi sert de leur enseigner d’être eux-mêmes porteurs de valeurs, d’efforts et de lendemain.

Je faisais allusion à la douloureuse période du confinement…

Une confidence ! En mars 2020, j’étais bénéficiaire de l’acre, une solution temporaire proposée par Pôle Emploi aux créateurs ou repreneurs d’entreprise qui ne peuvent prétendre à une rémunération pour cause de fragilité de leurs affaires. Si je n’avais pas eu cette allocation, qui je le redis, n’est pas automatique… je n’aurais rien perçu durant la crise. Face à cette crise, le législateur avait pensé à beaucoup de dispositifs d’aides… sauf celui d’aider les femmes et les hommes … créateurs ou repreneurs d’entreprises sans ressources pour eux et pour autant, générateurs de richesses.

Mesdames, messieurs les parlementaires, n’allez pas chercher bien loin le sens des futures lois. Regardez la vie qui nous entoure, tous, elle est le meilleur des terreaux politiques et démocratiques.

La crise de la Covid et l’ennui me conduirent, nous conduirent avec Marité à vous offrir chaque soir, à 18h40, sur Facebook, un petit moment de notre vie. Nous l’avons fait pudiquement. Rien d’ostentatoire, rien de voyeur, non… juste le partage d’une idée, d’un souvenir qui vous parlait, souvenir lié à notre première voiture, à nos émotions devant un tableau, à nos coups de gueule ou nous coups de blues. Et vous avez répondu « Présents ».

De 25 auditeurs le premier jour, vous fûtes, 12 000 (douze mille), 55 jours plus tard pour le direct avec Olivier Bianchi, qui en tant que maire de Clermont voulu dire sur notre live sa joie du retour à la vie.

Ce live donna naissance au tour économique digital et médiatique du département, avec Claude Barbin président de la CCI, que je remercie pour sa confiance et que je félicite pour son excellent choix.

Les lives se poursuivent également et nous les renforceront bientôt, dans l’esprit d’une mise en valeur des acteurs de nos territoires.

Au passage, je souhaite saluer et dire mon admiration devant le quotidien de Marité, durant la Covid, comme de celui de tous ses collègues soignants et soignantes. Ils et elles n’avaient ni le temps de se plaindre ni celui de pleurnicher sur leur sort. Ils étaient à notre service, comme les personnels de la préfecture, les forces de l’ordre, les militaires, les pompiers. N’oublions jamais les applaudissements à 20h dans les rues de nos villes et villages.

 

 

Un jour viendra où je devrai passer le témoin. Celui de ce que je sais un peu faire « permettre aux autres de se raconter ». Déjà des organisations me font confiance. Je citerai l’école Alfaé et sa directrice Laure Dupré, qui aujourd’hui me permet de transmettre aux étudiants un savoir-faire. Pour aller plus loin, j’oserai un jour transmettre un savoir-être basé sur le cœur de la relation journalistique… « l’interview ».

Cette appétence pour de la formation m’aura amené à plusieurs reprises au Bénin, à Cotonou, aux côtés du Professeur Marcelin Zannou, dans la plus grande université d’Afrique centrale, formant aux métiers de la communication et de l’audiovisuel. Plus récemment l’aventure s’est poursuivie en Centrafrique, avec l’IFJD. Jean-Pierre Massias son président m’ayant confié la formation aux techniques de communication et de relations presse auprès des 11 nouveaux commissaires de la Commission Justice Vérité Réparation et Réconciliation.

Je veux à présent saluer et remercier mon parrain, le Général d’Armée Bernard Barrera. Je le ferai de deux manières.

Mon général, merci de m’avoir proposé dans l’Ordre National du mérite, au titre du Ministère de la culture. Fierté d’avoir reçu de votre part, cet appel téléphonique le 22 mai dernier, m’annonçant la nomination au Journal Officiel.

Cher Bernard… tellement heureux d’avoir croisé ton chemin.
Nos racines charentaises, par ma mère, ici présente, et tes parents, nous auront forcément permis de nous comprendre, de nous apprécier. Je garde le souvenir d’une émission Guide Privé ou tu fus mon invité. D’une promenade avec nos enfants dans la vallée de Chaudeffour. D’un petit déjeuner au ministère des armées, où tu balayas d’un revers de veste 5 fois étoilée, le protocole pour ne garder que le bonheur d’une rencontre amicale.

Le souvenir, de notre visite dans ton bureau, avec notre ami commun et journaliste Rémi Bouquet Des Chaux. Tu t’en souviens ? C’était la veille de ton départ pour le Mali. Le président Hollande t’ayant nommé commandant en chef de l’opération serval. Ton sac était devant le bureau empire. Je m’en souviens. Car c’est plus fort que moi, je m’attache toujours à des détails de ce type.

 

Tu nous remis à Rémi et moi, une Victoire, comme signe de ce qui allait arriver au nom de la liberté que tu partais conquérir pour les peuples opprimés. Sur place au Mali, tu me fis l’amitié de plusieurs appels, je présume codés… pour parler… simplement des Charentes et de l’Auvergne.

Ton livre, témoignage de ton commandement à Serval est dans notre bibliothèque. Il est un ouvrage à lire pour qui veut comprendre ce qu’un homme, fut-il général d’Armée place dans le respect en ses hommes et femmes, compagnons de combat.

Voilà, c’est un peu « l’Arroseur arrosé » qui est devant vous. Un arroseur arrosé, ayant passé sa vie à poser des questions pour permettre un témoignage … Devant cette agréable « obligation » je me suis livré un peu. … et là sans questions de votre part. Je les ai imaginées. C’est probablement plus simple.

Je terminerai avec un trait d’humour… du moins je l’espère … il est signé d’un autre illustre auvergnat… Fernand Raynaud. Après le philosophe Blaise Pascal, je trouve intéressant de me référer à l’humoriste. “Au milieu d’une salle qui éclate de rire, je ne vois que le spectateur qui ne rit pas.”

Je trouve nécessaire d’être dans cette posture. Celle de ne jamais se satisfaire d’une réussite, même méritée.

Celle de la rencontre suivante, celle de la nouvelle interview, celle de la prochaine aventure au service de la communication ou de la mise en valeur d’une personne, d’une entreprise ou d’une institution ! Ne pas se dire arrivé… mais toujours être en mouvement.

Je vous remercie. », a-t-il déclaré lors d’un discours après avoir reçu sa médaille.



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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