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Artisanat

Énorme succès pour les Journées Européennes des Métiers d’Art à Thiers

Énorme succès pour les Journées Européennes des Métiers d’Art à Thiers

Environ 3.000 personnes ont poussé, samedi 2 et dimanche 3 avril, les portes de l’usine du May, bravant parfois jusqu’à une heure d’attente, pour découvrir les savoir-faire des artisans présents. Un gros succès pour la ville, organisatrice de l’événement.


La ville de Thiers avait vu les choses en grand à l’occasion de cette dixième édition des Journées Européennes des Métiers d’Art. En collaboration avec la Fondation du patrimoine et la Chambre des Métiers et de l’Artisanat, prés de 40 artisans ont accueilli le public tout au long du week end. Dans le cadre de l’usine du May, une ancienne usine de coutellerie située au cœur du site touristique de la Vallée des Usines, les visiteurs ont ainsi pu apercevoir quelques tours de mains et découvrir de nombreux savoir-faire. Couteliers, ébénistes, créateurs de bijoux, céramistes ou encore ferronnier d’art ont présenté des initiations aux techniques et réalisé des démonstrations.

Métiers d’art : gestes de demain

Organisées pour la première fois à Thiers, autour du thème « Métiers d’art : gestes de demain », ces journées s’inscrivent dans « une volonté de recréer une dynamique », a indiqué le maire Claude Nowotny, lors de l’inauguration. Pour le maire, l’objectif est de « faire en sorte que ces métiers fassent envie de découvrir un savoir-faire et donnent envie de pratiquer. » La ville, investie dans une politique de rénovation urbaine, souhaite inclure les artisans dans ce projet, notamment via des résidences d’artistes. Dans cette perspective, six cellules commerciales seront mises à disposition de jeunes créateurs, sélectionnés sur dossier, dans le centre-ville dés le début de l’été.

 La canne de Dr House créée à Orléat

Parmi les artisans présents, Amandine Fayet a présenté le travail de son entreprise de cannes, les cannes Fayet (photo). Située à Orléat, l’entreprise a notamment créée la canne de la série américaine Dr House. Dernier fabricant français de cannes, cette entreprise familiale créée en 1909 mise sur le haut de gamme et réalise prés de 25% de son chiffre d’affaire à l’export. « Nos produits sont commercialisés par des chapeliers, dans des magasins de parapluie ou des magasins spécialisés », indique Amandine Fayet. Avec un catalogue de 400 modèles, l’entreprise emploie une dizaine de personnes. « Nous travaillons les bois exotiques et le métal ou la corne », présente Amandine Fayet. « Nos employés sont formés sur place, pour la plupart ce sont des profils de tourneurs ou avec une expérience dans le métal. Il faut encore compter trois ans de formation  », poursuit la chef d’entreprise. Avec la récente ouverture d’un showroom, à Paris, à l’image de ces Journées Européennes des Métiers d’art, les Cannes Fayet peuvent voir plus grand.



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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