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RH & Management

Entrepreneuriat au féminin : “Il faut que les femmes osent plus”

Entrepreneuriat au féminin : “Il faut que les femmes osent plus”
Journée de la femme numérique

C’est pour impulser les femmes à réaliser leur rêve que La Journée de la Femme Digitale a mené l’étude « Elles changent le monde » auprès de plus de 1100 femmes. 15 entrepreneures et intrapreneures témoignent et invitent toutes les femmes à franchir le pas de l’entrepreneuriat.


Pour un monde plus juste

Pour chaque édition, Delphine Remy-Boutang, fondatrice de la Journée de la Femme Digitale, invite la population à prendre un temps de réflexion sur la place qu’ont les femmes dans la société et notamment dans les métiers du digital et à la tête d’entreprises.

A l’occasion de cette 6e édition sur le thème de « For a better world », une étude intitulée « Elles changent le monde » a été menée dans le but de déterminer les problèmes que peuvent rencontrer les femmes entrepreneures et d’en percevoir des solutions concrètes.

 « Il faut que les femmes osent plus »

Au regard des témoignages des femmes entrepreneures, l’un des conseils prédominants : Ayez le courage d’oser et entourez-vous de personnes qui croient en votre projet ! L’audace et la confiance en soi sembleraient être la clé du succès.

« L’ambition se construit peu à peu, avec le temps et les étapes. Globalement, il faut que les femmes osent plus. Je me rends compte que les femmes se brident énormément, s’empêchent de faire beaucoup de choses, ont beaucoup de croyances limitantes. (…) je me dis toujours qu’il faut vraiment encourager les femmes à avoir confiance. La confiance est la clé de tout. » témoigne Alix de Sagazan, co-fondatrice de ABTasty.

« Le fait d’oser m’a ouvert pas mal de portes (…). J’ai osé petit à petit grâce à la confiance qu’on m’a accordée dans mes expériences professionnelles.» Eliette Vincent, co-fondatrice de Cocolis

Entreprendre est à la portée de toutes

Volonté d’indépendance, goût d’entreprendre, donner un sens à sa vie… telles sont les principales motivations des femmes entrepreneures & intrapreneures.

D’après l’étude, le management est avant toute chose, une question de personnalité, et c’est la raison pour laquelle les entrepreneures & intrapreneures souhaitent éveiller des consciences, puisque les femmes, sont-elles-aussi à même de manager des équipes et faire grandir une entreprise.

« Je ne dirai pas que j’ai un style de management en tant que femme, mais en tant que moi, tout court : il m’est propre », souligne Francesca Aceto, présidente du réseau « SNCF au féminin ».

 

 La Fondation Magaret pour former et coacher

Ayant pour intention de déterminer les besoins et souhaits des femmes, les organisateurs de cette nouvelle édition se sont demandés : Les femmes se sentent-elles suffisamment formées ? Grâce au questionnaire, ils en ont conclu que, 92 % des femmes salariés souhaiteraient bénéficier de formations & coachings, mais 66% constatent que ce mode d’accompagnement n’est pas mis en place dans leur lieu de travail.

C’est pourquoi la Journée de la Femme Digitale a décidé de créer la Fondation Magaret dont l’un des piliers sera la formation (pour les membres du club Journée de la Femme Digitale, par exemple).

67% des femmes interrogées disent privilégier d’autres moyens de financement que la levée de fonds, tel que nous l’explique Sandrine Julien-Rouquie, CEO et co-fondatrice de Ludilabel « Notre objectif n’est pas de faire la plus grosse levée de fonds mais de pérenniser notre entreprise et je reste persuadée que c’est pour ça que nous [femmes] levons moins de fonds. Nous sommes moins dans le côté paillettes où il faut sortir les gros chiffres ».

Compte tenu des résultats de l’étude, il reste encore un obstacle que les femmes rencontrent : plus de 70% des répondantes estiment avoir à redoubler d’effort dans la préparation de leur dossier de financement. Mais pour Alix de Sagazan, co-fondatrice de ABTasty, ce peut être un atout avéré : « A partir du moment où les investisseurs croient en notre projet, le fait d’être une femme n’est plus un frein ».

Marie Peyron

Photo © La Journée de la Femme Digitale


Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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