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Santé, biologie, psycho, social

Evelyne Jacquinet sophrologue à Clermont Ferrand, savoure son nouveau départ

Evelyne Jacquinet sophrologue à Clermont Ferrand, savoure son nouveau départ
Evelyne Jacquinet, Sophrologue

De la gestion financière et ressources humaines à la sophrologie. Ce grand écart professionnel, c’est le parcours d’Evelyne Jacquinet installée depuis septembre 2014 dans son cabinet clermontois. Sincère et réaliste, elle nous raconte l’histoire de sa reconversion, l’histoire d’une évidence, semée de petits doutes et de grandes réussites. A l’heure où bon nombre de salariés privilégient la sécurité de l’emploi à leur épanouissement professionnel, ce témoignage très humain nous rappelle qu’une réorientation est toujours possible et à tout âge !


Un décor épuré, des couleurs apaisantes, un joli service à thé en fonte et des bougies. Pas de doute, le cabinet d’Evelyne Jacquinet correspond bien à l’image de détente qu’on associe à la sophrologie. Cette bulle de bien être, c’est le nouveau cocon d’Evelyne, au sein d’un cabinet qu’elle occupe avec deux autres associés, depuis le 11 septembre. Dans l’imaginaire collectif, cette date est tragique, pour elle, ironie du destin, c’est un « très grand bonheur ».

Evelyne vient tout juste de changer de vie professionnelle. Après avoir occupé pendant quinze ans un poste de gestion et ressources humaines dans un service de soins pour enfants handicapés, elle a décidé de se former au métier de sophrologue. « Dans mon ancien travail, il fallait être partout à la fois, et je ne savais plus où j’en étais. En 2009, pour relâcher toutes ces tensions, j’ai participé à des cours collectifs de sophrologie pendant 2 ans. Ça a été une révélation». Depuis, Evelyne considère que tout le monde devrait faire de la sophrologie ou tout du moins consacrer du temps à une activité relaxante. « Aujourd’hui nous vivons à un rythme effréné et notre mental agit plus vite que notre corps. Il nous envoie des signaux et des alertes. Grâce à cette pratique, nous apprenons à mieux nous connaître, à comprendre notre environnement et à développer nos facultés d’adaptation. Cette méthode est déroutante de simplicité ».

En route pour l’aventure !

Evelyne a choisi de se reconvertir à 50 ans passés. Pour elle, « c’était le moment ou jamais ». Quitte à changer de voie, elle s’est efforcée de mettre toutes les chances de son côté : « j’ai choisi une formation sérieuse et reconnue en m’inscrivant à l’ISRA de Lyon (Institut de Sophrologie Rhône Alpes). J’ai suivi 500 heures de cours théoriques et pratiques en prenant du temps sur mes jours de congés » explique t’elle. Le 31 décembre 2012, en guise de bonne résolution et avec accord de sa hiérarchie, elle quitte son ancien emploi. A partir de ce moment là, « en route pour l’aventure !».

Quand elle raconte son parcours, Evelyne ne triche pas et avoue sans état d’âme ses difficultés : « il m’a fallu une année de réflexion. Mon train de vie a changé et mes revenus ont été révisés à la baisse. En contrepartie, ma vie s’est tellement enrichie ! ». Pour elle, les démarches se sont enchaînées naturellement et les belles rencontres se sont succédé : « quand on sait ce qu’on veut, on donne toute son énergie et les portes s’ouvrent ». Evelyne fait notamment l’éloge de deux conseillers de Pôle Emploi qui l’ont accompagnée dans sa création d’entreprise et d’une experte comptable qui l’a confortée dans son choix du statut juridique. En bref, des compliments qu’on n’a finalement peu l’habitude d’entendre !

Dans les prochains mois, Evelyne envisage de se spécialiser dans le traitement des acouphènes et d’intervenir au sein des entreprises au sujet des risques psychosociaux. En novembre, elle prévoit aussi d’inaugurer le cabinet baptisé Synergie qu’elle partage avec un naturopathe et un spécialiste de la médecine traditionnelle chinoise. « J’ai 54 ans, mais je n’ai jamais eu autant de projets que maintenant ! » avoue Evelyne. A la voir aussi rayonnante et enthousiaste, on se dit que le nouveau chemin qu’elle a su emprunter lui sied à merveille.

 



Un article de Maud Perraguin

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