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Fédération des recherches en environnement : des chercheurs aussi au service des entrepreneurs

Fédération des recherches en environnement : des chercheurs aussi au service des entrepreneurs
Gilles Mailhot, directeur de la Fédération des recherches en environnement

Souvent comparés à des savants fous, cloîtrés dans leur laboratoire, déconnectés des préoccupations de la société, les chercheurs entendent bien faire taire tous ces clichés ! Les quelque 500 scientifiques de la Fédération des recherches en environnement de Clermont-Ferrand mettent à disposition leur science également au service des entreprises de la région. Explications avec Gilles Mailhot, directeur de la Fédération.


Créée en 2007 et labellisée en 2008 puis 2012 par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, la Fédération des recherches en environnement a pour vocation de « prévoir l’évolution de la qualité environnementale et des risques naturels dans un contexte de changement global. ». Tous les jours, près de 500 personnes issues de 15 laboratoires sont à pied d’œuvre pour faire progresser les connaissances scientifiques, mesurer et réduire les impacts induits par les changements climatiques ainsi que par l’activité humaine sur les écosystèmes naturels. L’interdisciplinarité fait la force de cette Fédération de recherche qui dispose de compétences complémentaires dans différentes disciplines (physique, chimie, biologie, agronomie, etc.) et qui permettent de traiter des problématiques liées à la qualité de l’air, de l’eau, du sol comme de la végétation.

Sous la tutelle de l’université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand et du CNRS (labellisation en 2010 et 2012), la Fédération a choisi de s’implanter en Auvergne car, comme le dit si bien Gilles Mailhot, directeur, « la région possède des caractéristiques intéressantes avec des sites naturels d’exception et assez préservés tels que le sommet du puy de Dôme, les lacs volcaniques, les lacs de montagne, la plaine de la Limagne, la rivière Allier et son corridor qui sont des milieux de référence exceptionnels pour des scientifiques.»

Parce que la recherche se doit d’avoir une utilité publique, Gilles Mailhot travaille au développement des relations avec les autres acteurs de la recherche publique en Auvergne tels que le CNRS, l’IRSTEA, l’INRA, VetAgro-Sup, l’Université d’Auvergne, les Herbiers Universitaires de Clermont-Ferrand, l’Ecole nationale supérieure de Chimie et des acteurs du monde socio-économiques de la région comme par exemple le cluster E2ia dont certaines entreprises ont été créées par des anciens doctorants de l’Université Blaise Pascal. « Notre souhait est à la fois de continuer de faire de la recherche fondamentale – importante pour faire progresser les connaissances – et de se tourner de plus en plus vers la recherche appliquée au service de la société, que ce soit les décideurs politiques, les entreprises ou le grand public. Il s’avère essentiel de garder une étroite collaboration avec le monde dans lequel on vit et de ne pas rester des chercheurs  fermés dans leurs laboratoires. »

« Nos équipes de recherche travaillent essentiellement sur la qualité des systèmes environnementaux et sur les services et produits générés par ces systèmes. Nos applications vont vers les agro-écosytèmes, la gestion et le traitement de l’eau, de l’air et des sols qui évoluent en fonction du changement climatique et des polluants qui peuvent être dispersés dans ces milieux. Par exemple, en ce moment, des chercheurs de la Fédération travaillent en étroite collaboration avec une entreprise régionale pour résoudre un problème de contamination des eaux par un métal lourd. Nous étudions aussi beaucoup les impacts des pesticides utilisés par les agriculteurs sur la plaine de la Limagne, impacts dans les milieux naturels mais aussi sur les produits générés. Ces deux exemples montrent combien nous souhaitons travailler en collaboration avec tous les acteurs de la région »

Gilles Mailhot, sur les pas d’un chercheur…

Son doctorat en chimie-physique en poche, Gilles Mailhot poursuit ses études afin d’obtenir son habilitation à diriger des recherches en photochimie, discipline dont il a fait sa spécialité. En 1992, il intègre le CNRS en tant que chargé de recherche. En 1999, et ce pendant un an, il devient chercheur-invité à l’université de Berkeley en Californie. Après avoir obtenu son concours en 2006, il devient directeur de recherche au CNRS puis, en janvier 2012, accède à la direction de la Fédération des recherches en environnement de Clermont-Ferrand.

Docteur en chimie-physique, Gilles Mailhot est spécialisé en chimie de l’environnement – notamment dans le traitement des eaux – ainsi qu’en chimie atmosphérique. Il dirige également une thématique de recherche au sein de l’Institut de Chimie de Clermont-Ferrand centrée sur les micropolluants et leur réactivité. Il a également eu la responsabilité de nombreux projets ANR (1), européens ou encore internationaux.

(1)   ANR : Agence Nationale de la Recherche

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Publi-rédactionnel

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