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Décideur

Gérard Merle, PDG du groupe RGM : Un self-made-man passionné

Gérard Merle, PDG du groupe RGM : Un self-made-man passionné

« Je me suis amusé et je continue de m’amuser ! » Gérard Merle, PDG du groupe industriel RGM implanté à Brassac-les-Mines, ne se lasse pas d’être chef d’entreprise. Gérard Merle lève le voile sur son parcours, les ambitions de son groupe et son engagement pour la promotion des entreprises régionales.


Gérard Merle commence sa carrière chez Ducellier en 1971, d’abord en tant que chrono-analyseur puis il devient contremaître, chef d’atelier et chef de fabrication. Après 17 ans de bons et loyaux services, il saisit l’opportunité offerte par Valéo de reprendre une activité pour voler de ses propres ailes et assouvir ses envies d’entrepreneur.

« J’ai toujours voulu créer mon entreprise et ce, depuis ma plus tendre enfance. Au fil des années passées chez Ducellier puis Valéo, j’ai reçu une très bonne formation des métiers de l’industrie et j’ai appris les ficelles pour optimiser la production et les performances de l’entreprise. Je suis un véritable self-made-man ! », confie Gérard Merle.

Le 3 octobre 1988 sonne comme un nouveau départ pour Gérard Merle qui enfile la veste de chef d’entreprise en créant la société Centre Europe Conditionnement à Brassac-les-Mines. Et ce fut là son plus beau souvenir de dirigeant d’entreprise : « Je me rappellerai toujours de cette date. C’était le début d’une belle aventure. Risquée, faite de hauts et de bas, mais qui m’a permis de me lancer de nouveaux défis ! », se souvient-il avant de poursuivre : « Je suis né à Lempdes-sur-Allagnon et j’ai toujours mis un point d’honneur à créer quelque chose sur ma terre d’origine. J’ai pu bénéficier d’une main d’œuvre qualifiée qui était disponible suite aux nombreux plans de licenciements des sites Valéo. »

Une entreprise devenue groupe industriel

Au départ spécialisée dans le conditionnement à façon, la première société de Gérard Merle (Centre Europe Conditionnement) s’est diversifiée au fil des années. CEC intervient également dans l’importation de marchandises, la logistique industrielle et la logistique e-commerce pour les marchés de la cosmétique, les arts de la table, l’automobile, les compléments alimentaires et bien d’autres secteurs.

En quête de nouveaux challenges, Gérard Merle créée une 2e entreprise en 1991 avant d’acquérir EMP (Electro Mécanique Picot) qui deviendra EMI (Electro Mécanique Industries). Étude du concept, design du produit, qualifications, industrialisation, production en série… EMI accompagne ses clients dans leur projet industriel et propose des prestations sur-mesure.

« Notre société EMI possède un formidable parc machine avec des unités de fabrication spécialisées dans l’électronique, le câblage, la découpe, l’emboutissage, le bobinage, le moulage-surmoulage, l’usinage, le décolletage et l’assemblage. Quand nous faisons visiter notre usine de 10 000 m2, nos clients sont toujours surpris par la diversité de nos métiers et nos capacités de production. »

Aujourd’hui, Gérard Merle est le PDG du groupe RGM qui réunit 4 sociétés (CEC, EMI, Provence Conditionnement et SLD) et génère 240 emplois ainsi que 35 millions de chiffre d’affaires annuel.

« Je me suis toujours battu pour éviter de délocaliser. Je suis « pro » Made in France ! Mon objectif est de vendre des produits propres c’est-à-dire des produits dont le maximum de composants a été fabriqué au sein de notre groupe et la commercialisation gérée par nos fonctions support. », explique Gérard Merle.

Pour créer la différence, le groupe RGM s’appuie sur l’innovation en intégrant des machines nouvelle génération pour rester à la pointe de la technologie mais aussi en fabriquant des produits novateurs notamment des objets connectés.

« Nous investissons dans la diversification de nos métiers ce qui permet d’apporter une réponse globale aux besoins de nos clients et de rester compétitifs. Nous avons, par exemple, repris l’activité de SEV Electric Vehicles, un fabricant de cyclomoteurs électriques, dont nous avons rapatrié l’activité sur Brassac-les-Mines. Notre objectif : fabriquer des deux-roues dont les principaux éléments moteur, notamment la ligne de traction, ont été développés et fabriqués dans notre usine EMI à Brassac-les-Mines. Un gage de qualité pour les clients mais aussi un moyen de valoriser les savoir-faire français ! », ajoute Gérard Merle.

Un engagement consulaire au service de la promotion des entreprises du territoire

Même si l’agenda de Gérard Merle est toujours relativement chargé, ce dirigeant sait garder du temps pour les projets qui lui tiennent à cœur. Valoriser le savoir-faire des entreprises de la région, tel est son engagement vissé au corps et son leitmotiv pour les générations futures.

« Je me suis investi auprès de la Chambre de Commerce et d’Industrie. Au départ, par curiosité pour découvrir ses missions et apporter ma pierre à l’édifice. C’est finalement ma façon de soutenir les entreprises du territoire ! J’aimerais développer un site Internet qui recense toutes les sociétés auvergnates de façon à mettre en lumière leurs savoir-faire et leurs compétences. L’enjeu : éviter que des acteurs locaux sous-traitent à l’autre bout de la France alors que l’expertise existe à quelques kilomètres de nous ! »

Après presque 30 ans d’expérience en tant que dirigeant, Gérard Merle trouve toujours autant de plaisir à piloter des entreprises et à participer à leur développement : « Je me suis amusé et je continue de m’amuser ! À 69 ans, je ne suis pas fatigué et c’est toujours avec envie que je me lève le matin pour rejoindre mes équipes. »

Gérard Merle peut s’enorgueillir d’avoir porté son groupe vers la réussite malgré les crises traversées. Pour résister envers et contre tout, ce dirigeant livre ses conseils pour la nouvelle génération : « Aujourd’hui, l’entrepreneur doit être visionnaire. Il s’avère essentiel de pouvoir positionner son entreprise sur de nouveaux marchés et avoir un produit ou service original. L’expérience et la maîtrise parfaite de son métier sont également primordiales pour réussir. Je me dis toujours : « Quand on veut, on peut ». Et c’est vrai que, pendant ces temps difficiles, il faut savoir rester tenace face à l’adversité et travailler dur. Mais le jeu en vaut la chandelle car l’entreprenariat est une expérience à vivre ! »

 

Catty Boirie



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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