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Ile-de-France | Attractivité de la région au temps du COVID

Ile-de-France | Attractivité de la région au temps du COVID

Interrogeant 692 candidats de la région Ile-de-France sur leur vision du marché de l’emploi, le baromètre régional du Groupe Fed revient pour une seconde édition, après une première publication au mois de mars 2020. Entre confinements et chômage partiel dus à la crise sanitaire, la vision des candidats vis-à-vis du bassin de l’emploi de leur région a-t-elle changé ?


Sans réelle surprise, la crise de la COVID-19 a un impact négatif sur le dynamisme de la région Ile-de-France et sa vision par les candidats. S’ils étaient en effet 50% à le juger « ouvert » pré-COVID, le chiffre tombe à 40% depuis le premier confinement. Une baisse qui s’observe également sur les réponses « très ouvert ».

Néanmoins, ils sont toujours 27% à le juger stable par rapport à la période pré-COVID : un chiffre qui peut s’expliquer par des disparités sectorielles en termes d’activité depuis le début de la crise sanitaire. En effet, les recrutements pour des secteurs comme la Supply Chain et la Santé sont en hausse depuis mars 2020, à l’inverse de certains autres secteurs jugés moins essentiels et/ou plus durement touchés par les restrictions sanitaires.

La crise sanitaire rebat sensiblement les cartes lorsqu’il s’agit pour les candidats de définir leur zone de mobilité si une opportunité leur était proposée. Ils ne sont plus que 3% à ne pas s’estimer mobiles. Si les choses changent peu pour les mobilités entre régions françaises, il semble que les candidats franciliens sont plus enclins à bouger au sein de la région Ile-de-France.

Ils ne sont en effet plus que 33% à se dire mobiles uniquement au sein de leur département (contre 38% avant la crise sanitaire). Les candidats mobiles dans d’autres départements de la région Ile-de-France sont en revanche en hausse : alors qu’ils n’étaient que 48% avant le début de la crise sanitaire, ils sont aujourd’hui plus d’un sur deux.

Depuis la crise sanitaire, les critères liés à la géographie du poste semblent prendre de l’importance pour les candidats interrogés. En effet, la mobilité vue comme étant « en adéquation avec un projet professionnel » gagne 7 points depuis le début de la crise de la COVID. Changer de département ou de région deviendrait de plus en plus important pour un certain nombre de candidats : ils étaient 28% à le citer avant la crise de la COVID, ils sont maintenant 35%. La localisation du poste gagne également 2 points sur la même période. Légère baisse pour les critères relatifs à la rémunération et pour l’équilibre vie professionnelle/vie personnelle par rapport à l’avant COVID.

Bien que toujours cités comme les critères les plus importants pour les candidats, il semble que les conséquences de la crise sanitaire viennent relativiser leur impact aujourd’hui. Une explication possible réside dans les changements quotidiens qu’impliquent le chômage partiel et/ou le télétravail : étant plus souvent à la maison, la balance entre vie personnelle et professionnelle peut s’équilibrer pour un certain nombre de personnes, rendant le critère moins flagrant.

Critère favorisé par les candidats lors de la première édition du baromètre régional Ile-de-France (32%), l’intérêt des missions gagne encore du terrain depuis le début de la crise de la COVID-19. Il gagne en effet 5 points, et est maintenant cité par plus d’un tiers des candidats (37%).

De même, le critère « perspectives d’évolution » gagne lui aussi 5 points (27%) sur la même période. Dans un contexte incertain pour l’emploi, la définition de la satisfaction au travail tend vers une activité aux missions intéressantes rentrant dans un projet d’entreprise à moyen/long terme.

 



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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