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Industrie

Implantée à Grenoble, la startup Clotoo va structurer l’univers de l’impression 3D

Implantée à Grenoble, la startup Clotoo va structurer l’univers de l’impression 3D

Le marché de l’impression 3D devrait augmenter de 350 % d’ici 4 ans en France. Clotoo propose de mettre en réseau les acteurs professionnels de l’impression 3D pour créer des chaînes de production locales et démultiplier le potentiel de fabrication de petites séries d’objets. Rémy Oliel, fondateur de la startup avec Romain Cloitre, nous donne des détails sur ce modèle de développement coopératif particulièrement adapté aux TPE.


Romain Cloitre a toujours été entrepreneur. Rémy Oliel est architecte DPLG depuis les années 2000. Rémy a toujours beaucoup d’idées et c’est au cours d’un repas dominical que les deux beaux-frères décident de pousser l’étude de faisabilité de l’une d’entre elles : mutualiser les capacités de production de petites séries d’objets à partir d’imprimantes 3D hébergées dans des entreprises. « Nous avons été accompagnés par Start&Fab, qui nous a aidés à préciser notre idée à partir de janvier 2015 et guidés jusqu’à la création de la société en juin.

Dans la mythologie grecque, Clotho est une des Parques qui fabrique et tient le fil des destinées humaines.

L’idée de base est simple : chaque imprimante 3D conçue par Clotoo qui sera hébergée dans une entreprise permettra la production en simultané et en réseau de petites séries d’objets. « Nous sommes partis des besoins que peuvent avoir les TPE ou les designers pour fabriquer des petites séries : ils n’ont pas la capacité d’investir dans une imprimante 3D de qualité et s’ils passent par les procédés d’injection classique, il faut faire l’avance de la fabrication de moules et les délais de réalisation sont souvent de 6 à 8 semaines. Avec Clotoo, un designer qui veut créer ses 200 pièces, pourra lancer la fabrication dès que son fichier sera prêt. La série sera fabriquée par les moyens de production mutualisés dans plusieurs entreprises et directement livrée à l’endroit de son choix : chez lui, chez un sous-traitant ou directement chez un de ses clients. Comme on tissera des produits à partir d’imprimantes 3D et qu’on veut aussi tisser un réseau coopératif, le nom de Clotoo s’est imposé. »

Notre solution s’appuie sur le développement d’une imprimante 3D spécifique

La solution proposée par Clotoo s’appuie sur 3 leviers : un store en ligne, un software hébergé en cloud qui gère l’interface entre la commande et la production et une imprimante 3D spécifique. « Notre imprimante est conçue spécialement pour être pilotée directement par notre interface. Outre cela, notre principal pôle de recherche pour son développement se situe dans le contrôle qualité : l’imprimante aura son propre système optique de contrôle des pièces, afin de garantir aux clients la qualité de la production. Par ailleurs, la machine est entièrement pensée pour faciliter sa maintenance et éviter au maximum les problèmes de SAV. »

L’objectif d’implanter 200 points de production mutualisés en France fin 2016 paraît réaliste au vu de l’étude de ciblage réalisée. La startup a levé un capital d’amorçage de 600 K€. Actuellement, une vingtaine de personnes travaillent sur le projet : 4 collaborateurs embauchés et 6 sous-traitants locaux. Elle prévoit le lancement du site en ligne courant février 2016, la pré-vente des imprimantes en mars pour des premières livraisons dès octobre.

L’intelligence de Clotoo, c’est la mise en réseau

« Le système coopératif proposé par Clotoo permet aux entreprises qui mettront à disposition leurs imprimantes 3D,  d’optimiser l’utilisation de leur outil de production et de faire baisser le coût d’utilisation de leur machine. Les TPE qui commanderont des séries pourront les obtenir en 24 h et ne seront plus obligées de chercher des prestataires parfois éloignés : elles auront des solutions locales, qui feront travailler plusieurs autres entreprises comme elles. C’est vraiment une proposition gagnant / gagnant. » conclut Rémy, avant de retourner au développement de son entreprise.



Un article de Fabrice Fery

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