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Formation, éducation

INFOSUP, l’apprentissage post-bac

INFOSUP,  l’apprentissage post-bac

Vitrine de l’enseignement supérieur auvergnat, le salon Infosup a cette année encore réuni toute l’information sur les formations supérieures en Auvergne avec, pour sa 16ème édition, plusieurs nouveaux thèmes comme les métiers artistiques et autour de la musique et deux temps forts : les filières d’excellence et le développement de l’apprentissage post-bac.


L’apprentissage, une filière d’excellence

L’apprentissage est une formation d’excellence dont le ministère de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, a fait une de ses priorités pour la rentrée universitaire.

L’objectif ministériel est d’atteindre 500 000 apprentis, tous niveaux confondus, dont 60 000 dans les lycées publics (contre 40 000 à l’heure actuelle), d’ici 2017. Un coup de pouce qui devrait profiter tant aux établissements du secondaire qu’aux grandes écoles et universités comme s’en réjouit Francis Michard, DAFPIC (Délégué Académique à la Formation Professionnelle Initiale et Continue) de l’Académie de Clermont-Ferrand : « Le CFAéna (CFA de l’Education Nationale en Auvergne), a formulé des propositions pour augmenter le nombre d’apprentis accueillis dans les établissements scolaires, conformément aux recommandations de la Ministre, Najat Vallaud Bekacem. Le Conseil Régional d’Auvergne envisage d’ouvrir un nombre significatif d’Unités de Formations par Apprentissage dans les lycées. »

Accueillir dans un même établissement des jeunes en formation initiale, à temps plein, et des apprentis en alternance n’est pas pourtant simple à gérer. Les lycées et établissements privés concernés ont su s’adapter au calendrier scolaire tout en prenant en compte le rythme de alternance grâce à l’implication des enseignants : « Les enseignants, ont déclaré intéressant d’avoir une nouvelle approche pédagogique, le suivi avec l’entreprise est établi grâce à un livret d’apprentissage numérique.  Nous sommes prêts à nous développer. » constate Francis Michard.

Mis en place depuis 2005, l’apprentissage en milieu scolaire concerne essentiellement des niveaux 3, voire plus. L’apprentissage dans le supérieur peut se concevoir post Bac mais aussi post BTS ou DUT.

Dans le supérieur aussi

Serge Laurent est chargé de la formation et du développement France chez Michelin. Il est aussi directeur du CFA Irisup, un CFA « hors murs », dont les formations sont dispensées par des établissements de l’Enseignement Supérieur et les universités de la région

L’apprentissage permet d’accéder à un niveau d’études élevé, en Auvergne notamment,  grâce au lien entre le centre de formation et l’entreprise..

Le CFA IRISUP, propose 26 formations via le contrat d’apprentissage : celles de l’industrie, du commerce, de management, de comptabilité, de finances mais aussi une formation packaging, une technico-commerciale, une licence professionnelle  Ressources Humaines, une formation logistique qualité sécurité environnement.

Ces formations de bac+3 à bac+5 sont dispensées dans les 2 universités, les IUT de l’Académie et de grandes écoles telles que Vetagrosup, l’IEQT (Institut Européen de la Qualité Totale), l’ESC Clermont, l’Ecole Supérieure Européenne de Packaging pour n’en citer que quelques unes parmi toutes les offres disponibles consultables sur le site du CFA irisup .

Cette offre permet aussi aux étudiants de s’orienter vers des métiers en croissance et à résister à l’appel de formations correspondant plus à des effets de mode qu’à des emplois. Sur le stand du CFA irisup du salon INFOSUP, Isabelle Montbel, chargée de mission, présente ces métiers à fort recrutement : « le packaging, l’usinage plastiques, le bâtiment énergique bois, ce sont des filières rares à fort potentiel. Dans beaucoup de secteurs l’apprentissage permet aux entreprises de former leurs futurs collaborateurs. Un exemple la formation packaging proposée au Puy en Velay se déroule dans une école entreprise avec un management d’entreprise et de vrais projets. »

Une attractivité renforcée, un recrutement national et international

L’A.R.P.A.E.S.A est l’association qui gère le CFA IRISUP. sous le contrôle du Conseil Régional d’Auvergne. Les membres fondateurs sont représentés par les universités, la Chambre Régionale de Commerce et d’Industrie d’Auvergne et la Manufacture Française des Pneumatiques Michelin.

Le recrutement des apprentis s’opère à l’échelle nationale et les entreprises amenées à embaucher des apprentis se trouvent sur l’ensemble du territoire métropolitain. Les Académies limitrophes manifestent un certain intérêt pour le modèle de formation auvergnat, « notre formation responsable d’exploitation tourisme intéresse aussi la région Rhone-Alpes , la ville de Bourges est également attirée par Clermont-Ferrand.» nous confie Isabelle Montbel.

En 2013-2014, le CFA IRISUP accueillait 650 apprentis dont la majorité issus de notre région, répartis dans des entreprises auvergnates qui adhèrent totalement à ce système de formation.

Le réseau Auvergne Industries, la relation école-entreprise

Mis en place par 14 grandes entreprises de la région en 2013, en partenariat avec le Rectorat et l’Onisep Auvergne, le réseau Auvergne Industries a pour objectif de faire découvrir les métiers industriels aux jeunes et de lutter contre les stéréotypes.

Hubert Vitry, responsable de l’apprentissage chez Aubert et Duval, et Serge Duval, Directeur accompagnement Ressources Humaines chez Limagrain, tous deux membres du réseau, ont accueilli les visiteurs infosup sur un stand Auvergne Industries. « A l’origine c’est Michelin qui a réuni nos entreprises pour ouvrir son école aux problématiques de recrutement et de formation que nous connaissons tous. » Depuis un an ils travaillent ensemble : « on a des difficultés à recruter ; nous avons besoin de diplômés en BTS maintenance, de conducteurs de lignes. En partenariat, on peut proposer des formations, et élargir l’offre à plus d’entreprises, y compris avec nos sous-traitants. Avec l’Éducation Nationale, nous développons le réseau afin de travailler sur l’employabilité en rapprochant nos référentiels métier et formation ».

Chez Aubert et Duval, sur le site des Ancizes, une cinquantaine d’apprentis dont plusieurs apprentis ingénieurs sont formés par des maïtres d’apprentissage, qui leur transmettent leur savoir et aussi la culture d’entreprise. Chez Limagrain, où la filière apprentissage est également développée, Serge Duval témoigne de l’intérêt pour l’entreprise « de constituer une ressource à l’intérieur de l’entreprise pour faire face à ses besoins ».

Pour promouvoir les métiers de l’industrie, ces entreprises organisent des visites de leurs ateliers aux enseignants et à leurs élèves. Dans une vidéo « En mode maintenance » réalisée par l’Onisep Auvergne, des jeunes apprentis embauchés dans 3 entreprises de la région témoignent de leur expérience. Une façon de valoriser le statut d’apprenti.

L’emploi est au bout du chemin

L’apprentissage est un tremplin pour l’emploi : on estime que 65% des apprentis de CFA trouvent un emploi une fois l’obtention de leur diplôme, et la majorité sous contrat à durée indéterminée. Le taux d’insertion est plus élevé que dans le supérieur, jusqu’à 75 %.

L’alliage de la formation universitaire et le savoir-faire en entreprise est l’atout fondamental du cursus pour l’apprenti. Les savoirs transmis par le maître d’apprentissage en entreprise, sont des compétences que recherchent les recruteurs. A diplôme égal, ce qui fait la différence est d’avoir fait ses preuves sur le terrain. C’est pourquoi, l’alternance est la voie de l’excellence. Elle permet à l’entreprise de former des collaborateurs autonomes, capables de travailler en équipe tout en s’inscrivant dans des projets innovants.

Opérationnels dès l’embauche, les jeunes issus de l’apprentissage sont les mieux armés.

Pratique :

ONISEP pour connaître  les métiers et les formations en Auvergne

Des outils en ligne pour s’informer et s’orienter

Les formations du CFA irisup



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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