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Auvergne

Intelligence émotionnelle : le chemin vers le charisme

Intelligence émotionnelle : le chemin vers le charisme

Le 6 octobre dernier, les dirigeants du club APM Auvergne Nouveau Monde ont accueilli chez Terre Azur groupe Pomona à Lempdes, Bernard Flavien dirigeant créateur de BFCM qui intervenait sur le thème : « L’intelligence émotionnelle : le chemin vers le charisme ».


BFCM est un cabinet spécialisé dans “La performance émotionnelle” qui accompagne des sportifs de haut niveau, des entraîneurs, des CODIR, et toute personne ou groupe souhaitant améliorer sa performance et sa cohésion. De nombreuses rencontres ont permis à Bernard Flavien de saisir l’opportunité de s’orienter, dès sa sortie de Sup de Co Rouen, vers la direction artistique d’artistes français chez Phonogram, puis de fonder sa Société de Production et d’Éditions Musicales en 1982. Dans ce contexte artistique qui dura 22 ans au total, il a produit et écrit 140 chansons, eu 2 disques d’or, tourné dans 16 longs métrages (JP Jeunet, Luc besson, JJ Annaud) avant de découvrir l’Intelligence Émotionnelle aux USA en 1992.

 

Pratiquer l’humour et l’humilité

Bernard Flavien avait pour objectif de faire découvrir aux dirigeants de l’APM comment développer leur charisme grâce à l’intelligence émotionnelle pour le bien-être de leurs équipes et de la performance. Il s’est appliqué à éveiller leurs possibilités infinies en matière d’accompagnement en leur faisant toucher du doigt qu’ils doivent être à la fois des leaders et des managers. Il leur conseille d’adopter « l’Humour » et « l’Humilité », arcs boutants de la confiance, pour obtenir l’adhésion de leurs collaborateurs en leur offrant une influence bienveillante.

 

L’égoïsme vecteur de la motivation

Bernard Flavien explique que l’égoïsme est au centre de tout et qu’il est nécessaire de faire découvrir à ses collaborateurs ce que l’on veut leur expliquer si l’on veut les impliquer et entretenir le feu de leur motivation. En posant la question « et toi dans tout ça, t’en penses quoi ?, avant de proposer sa propre réponse, le leader fait monter l’autre à bord et exprime son charisme. Il partage l’opinion de Mathieu Ricard qui exprime avec humour et modestie que « réussir sa vie, c’est réussir son égoïsme ». A l’instar de beaucoup de pratiques et préjugés, Bernard Flavien explique aux dirigeants de l’APM que ce qui fatigue, ce n’est pas de donner, c’est de ne pas recevoir.

 

Émotion & charisme

En s’appuyant sur les travaux d’Antonio Damasio, auteur de « l’Erreur de Descartes », Flavien leur fait comprendre que le charisme est un « transfert » émotionnel et qu’une réunion réussie, loin d’être une perte de temps, est une « ré-union ». Il écarte les stéréotypes qui poussent le dirigeant à se méfier de ses émotions et à les refouler et affirme que nos émotions sont notre garde du corps » et que la peur n’est pas une maladie en considérant que l’enfant naturel de la peur n’est pas la méfiance mais la prudence.

 

Raison & émotion

Mettant un terme à l’antinomie qui existe au sein des entreprises entre raison et émotion, il leur fait découvrir que l’émotion et la raison, c’est la même chose mais pas au même stade. En d’autres termes, la raison, c’est de l’émotion refroidie tandis que l’émotion est une raison à chaud. Ils perçoivent alors que l’intelligence émotionnelle est un catalyseur qui nous apprend à devenir « pro » en prenant conscience de ce que l’on fait naturellement.

 

Leader ou manager ?

Bernard Flavien invite les participants à adopter la posture du « Guerrier », pas celle du « Combattant » en expliquant que le concept du « guerrier » chez les Toltèques consiste à « Être en position », pas « en opposition ». Il explique qu’un problème doit rester un problème et ne doit pas devenir une difficulté, qu’il est extérieur, en dehors de moi, et que ce n’est pas une émotion.

Il poursuit en exprimant que la difficulté est à l’intérieur de soi, que c’est une énergie et que le rôle du leader c’est que le problème reste un problème et ne devienne pas une difficulté.

Objectivement, le leader est en dehors émotionnellement de l’entreprise, c’est la partie politique des entreprises qui donne un sens et une vision. Il n’y a pas de coefficient émotionnel chez le leader, il n’a pas d’état d’âme, il montre la direction.

Le manager, quant à lui, c’est l’ancien postillon est celui qui recevait les cailloux et avait des bottes, toutes les 7 lieux (environ 30 km), il devait faire reposer ses chevaux, les bouchonner, les ménager. Il en ressort que « Qui veut voyager loin ménage sa monture ! » et que « Manager vient de ménager »…

Pour conclure, Bernard Flavien insiste sur le rôle du manager qui se doit d’être proche des hommes au service du leader. Son rôle sert à protéger les équipes de tout ce qui est inutile et à mobiliser les énergies en étant un véritable « transfert de peurs ». Le manager est un filtre, un paratonnerre, un écran protecteur qui va mobiliser l’ « adhésion émotionnelle » de ses équipes au service de l’efficience économique de l’entreprise.

 

Gilles Flichy



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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