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Intermarché | Une collaboration avec des producteurs locaux

Intermarché | Une collaboration avec des producteurs locaux

Consommer local et au rythme des saisons, faire travailler les producteurs locaux, réduire l’impact de la consommation sur l’environnement, c’est précisément ce qu’a souhaité un groupement d’Intermarchés auvergnats en décidant, il y a quatre ans, de collaborer durablement avec des producteurs locaux. Les équipes du Journal de l’Eco sont allées à leur rencontre.


« On considère qu’un approvisionnement en local est bien meilleur qu’un approvisionnement national ou international pour plein de raisons : l’indépendance d’approvisionnement, on l’a vu lors de la crise du Covid ; mais également l’impact sociétal à la fois en réduisant notre empreinte carbone sur l’environnement et en redistribuant les richesses au niveau de l’économie locale. », déclare Brice Meunier, directeur de l’Intermarché SUPER de Ceyrat (63).

Il y a 4 ans, les dirigeants de plusieurs Intermarchés auvergnats constatent que malgré la demande, il est difficile pour les consommateurs de pouvoir s’approvisionner de manière responsable et locale au sein de leurs commerces de proximité, particulièrement dans le domaine du maraîchage.

Forts de ce constat, ils décident ensemble de lancer une initiative collaborative avec des producteurs locaux, en leur garantissant d’acheter les productions entières à prix fixe tout au long de l’année en échange de la reconversion d’une partie de leurs terres à destination du maraîchage ainsi qu’une certaine exclusivité.

Au départ, ils ne sont que trois producteurs à se lancer dans l’aventure, en produisant principalement des tomates et des aubergines. Les années suivantes, ils sont rejoints par une dizaine d’autres agriculteurs et enrichissent la gamme des produits proposés au fil des saisons : des tomates, aubergines, melons et courgettes en été, ils passent aux potimarrons, butternuts, carottes et choux en hiver.

« L’idée, c’est d’avoir une offre la plus complète possible avec ce qu’il est possible de produire dans notre région, mais il n’est pas question d’envoyer nos producteurs sur des marchés hasardeux, où les productions seraient trop petites. Nous avons un engagement auprès d’eux, c’est pourquoi nous restons sur des produits pour lesquels nous savons que les clients seront au rendez-vous. », ajoute Brice Meunier.

Grâce à cette initiative, ils permettent aux consommateurs de pouvoir s’approvisionner en fruits et légumes de manière responsable, en incitant la consommation de produits de saison.

« Il y a des clients qui se sont habitués à ces produits-là, qui attendent avec impatience le retour de certains produits en fonction des saisons. La démarche a remis des saisons au sein de notre Intermarché. D’une année sur l’autre, ils ont hâte de retrouver les produits qu’ils ont apprécié l’année précédente. », explique Emilien Rocher, responsable du rayon fruits et légumes au Intermarché SUPER de Ceyrat.

 

Ils rencontrent toutefois deux grandes problématiques dans cette démarche : les aléas climatiques d’abord, qui ne permettent pas toujours d’assurer la production souhaitée par les agriculteurs, principalement concernant les fruits.

 

« Les années se suivent et ne se ressemblent pas. Les années précédentes étaient sèches, et cette année on a très peu de soleil et beaucoup de pluie. Sur nos productions, on le paye énormément. », déplore Fabien Lenormand, producteur à Saint-Beauzire (63).

 

Fabien Lenormand, Aurélien Dèbre, Emilien Rocher et Brice Meunier 

Brice Meunier ajoute : « On essaye d’avoir un rôle pédagogique auprès des consommateurs, en expliquant qu’avec cette démarche, nous dépendons évidemment des aléas climatiques et que parfois, la qualité ne va pas nécessairement avec la quantité de production. On comprend que cela peut être frustrant, mais c’est aussi le prix à payer pour avoir des produits de qualité. ».

En effet, la qualité du produit est la priorité des producteurs. « On ne cherche pas nécessairement à avoir beaucoup de rendement, mais on tient réellement à avoir des produits avec du goût. On veut rappeler aux consommateurs les saveurs d’antan, le goût des fruits et légumes de leur jardin. », insiste Aurélien Dèbre, agriculteur partenaire.

D’autre part, le transport dépend entièrement de la production engagée, et ne peut donc pas être assuré à l’avance. Les producteurs sont donc parfois forcés de transporter eux-mêmes leurs productions aux Intermarchés partenaires, faute d’une production minimum pour pouvoir engager un transporteur de manière rentable.

« On ne peut pas toujours satisfaire tous les magasins. Il nous est impossible de prévoir qu’à telle ou telle date, les productions seront prêtes. L’approvisionnement des rayons dépend du transport, qui dépend de la production, qui dépend de la météo…  Il faut encore que l’on trouve notre équilibre. » affirme Fabien Lenormand.

Pour pallier à ces aléas climatiques et logistiques, les directeurs de supermarchés et les producteurs se réunissent régulièrement pour échanger sur les besoins et les réalités de chacun. Ils peuvent ainsi s’adapter au mieux à la demande des clients en ayant conscience des problématiques rencontrées au jour le jour par les agriculteurs.

Aujourd’hui, 17 Intermarchés de la région font partie de ce partenariat qui met en valeur le travail et les produits des agriculteurs locaux, avec pour objectif la diversification des produits proposés grâce à l’intégration de nouveaux producteurs motivés et engagés.

Reportage : Clarisse Valleix



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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