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Isidore Fartaria : “tout ce qui peut mettre en avant les entreprises et l’économie d’une région, moi je suis fan  !”

Isidore Fartaria : “tout ce qui peut mettre en avant les entreprises et l’économie d’une région, moi je suis fan  !”
Isidore Fartaria

Isidore Fartaria était l’un des premiers invités de l’émission Parcours de vie, présentée par Marc-Alexis Roquejoffre et diffusée sur le site Internet Fan d’Auvergne. Pour le Journal de l’éco, le PDG du Groupe Titel et président de la CCI du Puy-de-Dôme, revient sur ce tournage et sur son parcours. Il nous fait part, pour l’occasion, de ses « coups de gueule » et de ses « coups de cœur ».    


Si Isidore Fartaria a accepté de participer à l’émission Parcours de vie produite et présentée par Marc-Alexis Roquejoffre c’est tout d’abord grâce à une longue complicité qu’il entretient avec le journaliste depuis l’époque où celui-ci présentait des émissions sur la chaîne Clermont 1ère. Isidore Fartaria fût de nombreuses fois invité et en garde un excellent souvenir : « Je connais Marc-Alexis Roquejoffre depuis quelques années et lorsqu’il m’a sollicité pour participer à cette émission de Fan d’Auvergne j’ai tout de suite accepté car c’est une émission dans laquelle nous avons du temps pour nous exprimer et c’est avec un très grand plaisir que j’ai accepté de livrer quelques confidences. »

Si l’on interroge Isidore Fartaria sur le concept même de l’émission Fan d’Auvergne, le premier mot qui lui vient à la bouche est « bravo ! ». « C’est le président de la chambre de commerce qui parle, tout ce qui peut mettre en avant le chef d’entreprise, l’entreprise et les salariés, l’économie d’une région, moi je suis fan. Malheureusement, aujourd’hui, lorsqu’un média parle de l’entreprise c’est souvent pour montrer celles qui sont en difficulté. En participant à Parcours de vie, je voulais mettre en avant et valoriser le monde de l’entreprise et du patronat. Le tournage a été très sympathique et j’ai eu la chance  de rencontrer Anne-Claire Martinet, une figure de la vie clermontoise qui témoigne de la vie en fauteuil roulant. C’était très prenant émotionnellement. Nous n’étions pas dans le monde de l’entreprise mais dans le monde du handicap. Et pourtant, j’ai eu le sentiment que ces deux univers se rejoignaient. D’un côté, le monde de la personne dans un fauteuil qui ne peut pas faire ce qu’elle veut et de l’autre, le monde du chef d’entreprise qui est arrêté par tout un tas d’obstacles. J’ai été très touché par le parallèle entre ces deux tournages. »

En participant à Parcours de vie, je voulais mettre en avant et valoriser le monde de l’entreprise et du patronat

Arrivé du Portugal en gare de Clermont-Ferrand le 8 août 1962, à l’âge de 7 ans, Isidore Fartaria est issu d’une famille nombreuse de 8 frères et sœurs. « Dans les années 50 au Portugal, avoir 8,9 ou même 10 enfants était une chose courante. J’ai passé un CAP de plombier au centre technique de Riom et j’ai pratiqué mon métier dès l’âge de 16 ans sur les chantiers jusqu’à mes 20 ans pour ensuite partir apprendre ce qui allait être mon métier durant toute ma vie : vendeur ! Je suis rentré chez Electrolux pour vendre des aspirateurs en porte à porte, ce qui a duré deux ans et ce qui a été mon école supérieure de commerce sur-mesure. Je vous garantis que si vous résistez durant deux ans en prenant des portes dans la figure, vous pouvez ensuite aller n’importe où. »

L’aventure Labo France

Un beau jour, Isidore Fartaria répond à une petite annonce pour un recrutement effectué par une importante société américaine spécialisée dans les produits chimiques. 5 ans après seulement, il crée sa propre entreprise dans le même secteur, Labo France. « J’ai vu comment ils attaquaient le marché français et mon sentiment était qu’ils faisaient fausse route. J’ai donc commencé à fabriquer, avec un ingénieur chimiste de la région, mes propres produits à destination des professionnels du bâtiment que j’ai vendu avec mes propres argumentaires. Mes produits ont connu un fort succès dans le monde du bâtiment à tel point que 15 ans après, je mettais cette entreprise américaine dont je m’étais inspiré hors du marché français pour devenir moi-même le numéro 1 français du secteur. » Aujourd’hui, Labo France, sous la holding du groupe Titel (53 millions d’euros de CA) est implantée en Espagne, au Portugal, à La Réunion et possède deux usines en France, l’une dans la zone industrielle de Ladoux et l’autre en banlieue de Périgueux.

Isidore Fartaria estime avoir connu également en dehors de la chimie de formidables aventures. « J’ai rénové l’hôtel Richelieu de Royat, devenu le Princesse Flore, le seul 5 étoiles du département du Puy-de-Dôme. Je crois avoir rendu à la ville de Clermont-Ferrand et à sa banlieue un grand service par l’apport d’un tel hôtel qui peut recevoir dans de bonnes conditions des clients qui autrefois allaient à Vichy. Beaucoup d’artistes qui se produisent au Zénith y résident ainsi que certaines personnalités qui traversent notre région. Il n’est pas rare, en voyant les lieux, qu’ils prolongent d’ailleurs leur séjour. »

Reposer l’action sur des valeurs

Très attaché à sa famille, Isidore Fartaria a souhaité associer à sa manière ses enfants à son groupe puisque sa holding Titel porte le surnom d’une de ses filles étant jeune, tout comme le Princesse Flore porte le nom de sa deuxième fille. Des valeurs primordiales : « Nous avons deux choses à préserver dans la vie, essentielles à mes yeux : la santé et la famille. Sans la santé, on ne peut rien faire. J’ai une santé de fer qui m’a permis de travailler jusqu’à 16 heures par jour. L’équilibre familial est essentiel également et je le trouve dans l’amour de mes enfants qui m’apporte une grande harmonie. Aujourd’hui, j’ai d’ailleurs gravi une étape supplémentaire en devenant grand-père, bientôt pour la 5e fois. Tout ceci est primordial pour un être humain. De même, j’entretiens de très bonnes relations avec mes frères et sœurs dont certains d’ailleurs travaillent avec moi. »

Mais Isidore Fartaria est arrivé à un âge où certaines questions se posent et notamment celle de sa succession.  « J’ai un projet qui me réveille la nuit et qui est primordial. Mon principal souci est de réussir la transmission de mon groupe. Je n’ai pas envie de faire comme certains patrons qui vendent tout pour aller se mettre les doigts de pied en éventail au soleil. Je souhaite transmettre à mes enfants et si jamais ils ne mordent pas à l’hameçon, j’essaierais de composer avec le management de mon entreprise. Il y a des gens qui sont avec moi depuis 33 ans, depuis le premier jour. Sinon, la mort dans l’âme, je me résignerais à approcher un grand groupe pour vendre, mais c’est vraiment le dernier cas envisagé. Pour ce qui est du développement du groupe, celui-ci est constant et nous allons aborder de nouveaux marchés au Maroc et sur certains pays d’Afrique. Pour 2014, nous avons créé 10 emplois. En France, nous arrivons à étendre nos parts de marché au détriment de nos concurrents, ce qui prouve bien la vitalité de l’entreprise. »

La Présidence de la CCI

Impossible de dresser le portrait d’un homme tel qu’Isidore Fartaria sans évoquer son mandat à la tête de la CCI du Puy-de-Dôme. Et sur le sujet, le moins que l’on puisse dire est qu’il en a gros sur le cœur quand il constate l’affaiblissement programmé du réseau consulaire ou bien encore l’impossibilité de mener à bien de grands projets comme le nouveau Campus FBS, car, comme le déclare le Président de la CCI “Si nous voulons avoir la chance de garder une grande école de commerce au centre de la France, il faut débloquer des moyens et donner une autre image que celle que nous donnons aujourd’hui”

Pour réussir, il faut savoir raison garder et ne jamais attraper la grosse tête

Lorsque l’on demande à Isidore Fartaria s’il existe une recette de la réussite, il répond simplement : « Il ne faut pas écouter les oiseaux de mauvaise augure. Il n y a pas de moment pour démarrer, il y a la volonté de l’être humain à vouloir faire quelque chose. Et là, je donnerai 3 conseils, 3 qualités. Tout d’abord, il faut une certaine forme d’inconscience de ce que l’on est en train de faire. Et ce pour oser. Ensuite, il faut savoir dire « non ». Et enfin il faut très vite apprendre à déléguer car un homme seul ne peut pas tout faire. Je suis resté conscient que, pour réussir, il fallait savoir raison garder et ne jamais attraper la grosse tête.

Retrouvez le parcours d’Isidore Fartaria sur Fan d’Auvergne en cliquant sur ce lien.



Publi-rédactionnel

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