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Institutions, collectivités

Jacques-Henry Pointeau : “Macéo s’affirme comme un lieu d’échanges et de construction de projets !”

Jacques-Henry Pointeau : “Macéo s’affirme comme un lieu d’échanges et de construction de projets !”
Jacques-Henry Pointeau, Délégué de Macéo et Directeur général de l’UCCIMAC

L’assemblée générale de l’association Macéo s’est tenue le 10 juillet 2014 à VetAgro Sup sur le site de Marmilhat. Réunissant 300 personnes, cette manifestation a été l’occasion de poser le bilan des actions passées et de dresser les grandes lignes directrices de l’association pour les années à venir. Avec la réduction conjoncturelle des budgets et la réorganisation des régions décidée par le Gouvernement, les challenges s’annoncent nombreux et variés. Explications avec Jacques-Henry Pointeau, directeur général de Macéo.


Macéo, association constituée de socio-professionnels tels que les réseaux consulaires (chambres de commerce et d’industrie, chambres de métiers et de l’artisanat, chambres d’agriculture) des entreprises, des collectivités territoriales, des parcs naturels régionaux, des universités, des établissements d’enseignement supérieur et des associations, doit composer et réunir toutes ces compétences afin d’imaginer et expérimenter un développement économique durable à l’échelle du Massif Central. Son champ d’action est large et concerne un territoire de moyenne montagne habitée : l’Auvergne, le Limousin, une partie de la région Rhône-Alpes, une partie du Languedoc Roussillon, de Midi-Pyrénées et de la Bourgogne. Ainsi, la zone d’intervention de Macéo va du Morvan jusqu’à Castres et de Limoges jusqu’aux Monts du Lyonnais et aux Cévennes, et concerne 22 départements.

« Notre territoire est vaste, déclare Jacques-Henry Pointeau, directeur général de Macéo. C’est un territoire de montagne. Nous avons une approche liée au développement durable car nous pensons que celui-ci est une vraie opportunité offerte aux entreprises et aux régions concernées de valoriser leurs richesses naturelles et humaines. Il existe bien entendu plusieurs dimensions au développement durable mais Macéo se focalise essentiellement sur son orientation économique, sans bien sûr négliger les approches sociales ou environnementales. Nous devons imaginer, car nous sommes dans des démarches innovantes, mais aussi expérimenter car nous sommes également dans des démarches de projet. Nous tentons de mettre en place de nouvelles méthodes de travail, de nouvelles solutions techniques ou d’organisation. Tout cela est fait de manière collaborative et bien entendu inter-régionale », insiste encore Jacques-Henry Pointeau.

Nous avons dû anticiper sur la mise en place de la nouvelle région Rhône-Alpes/Auvergne

Dépassant un cadre strictement statutaire, l’assemblée générale du 10 juillet 2014 a permis de mettre en lumière de multiples sujets de réflexion : « Cette réunion était tout à fait intéressante car nous avons profité de cette Assemblée Générale pour organiser simultanément d’autres évènements. Ainsi, nous avons assuré, avec le partenariat privilégié des Chambres d’Agriculture et en relais d’une opération conduite à l’échelle européenne, une journée d’information sur la promotion de la nouvelle Politique Agricole Commune 2014-2020, dont les nouvelles dispositions ne seront pas défavorables à nos territoires de montagne si nous savons bien utiliser les opportunités qui nous sont proposées. De même, nous avons également croisé les expériences des acteurs de différents massifs français avec celles des Réseaux Ruraux, une belle occasion d’échanger et de co-construire tous ensemble. Quand le proverbe affirme que « seules les montagnes ne se rencontrent pas », nous voulons au contraire provoquer les échanges entre Massifs. »

Jacques-Henry Pointeau revient sur les grandes décisions prises lors de cette assemblée générale : « Nous avons dû anticiper sur la mise en place de la nouvelle région Rhône-Alpes/Auvergne ou sur la probable fusion Languedoc-Roussillon avec Midi-Pyrénées. La question étant de savoir quelles seront les responsabilités des régions dans la nouvelle organisation. Cette nouvelle donne a bien sûr été un de nos sujets de réflexion. Nous avons également abordé la question de la diminution des moyens financiers, que ce soit de la part des dotations de l’Etat ou des collectivités territoriales. Nous allons devoir continuer à faire aussi bien qu’auparavant mais avec moins de moyens et une nouvelle donne territoriale. Il faudra choisir nos priorités ».

« Il faut « tricoter » des compétences. Avec plusieurs expériences et points de vue différents, nous devons arriver à obtenir un renforcement des partenariats. Cependant, nous avons été confirmés dans nos orientations, ce qui est une grande satisfaction. Les projets que nous menons ont été confortés, en particulier dans l’Écologie Industrielle et Territoriale, le soutien à la filière bois ou la promotion du télétravail par exemple » Sur les grands chamboulements qui s’annoncent au niveau de la nouvelle carte des régions, la vigilance est de mise mais globalement cette mesure ne semble pas affecter outre-mesure l’action de l’association : « Notre caractéristique est de coller au Massif Central, aux territoires de montagne. Même si les régions administratives se modifient, les massifs eux restent en place. Donc nos préoccupations restent les mêmes, et comme nous sommes réactifs et que nous avons déjà une vraie expertise (nous faisons travailler ensemble les territoires depuis fort longtemps), nous allons nous adapter. La nouvelle donne ne changera sans doute pas fondamentalement notre situation », conclut Jacques-Henry Pointeau.



Publi-rédactionnel

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