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Industrie

Jean-Dominique Sénard en passe de rejoindre Renault

Jean-Dominique Sénard en passe de rejoindre Renault

Jean-Dominique Senard, l’actuel patron du groupe Michelin devrait être nommé demain jeudi, président non-exécutif du groupe Renault. Il a effectué toute sa carrière dans des groupes industriels français. Depuis 2012, il est président de Michelin. Hier encore, il était l’invité d’honneur du lancement du centenaire de l’ESC Clermont, à travers un témoignage sur les raisons de la longévité d’une entreprise.


Son nom a été évoqué dès la mi-décembre et les bruits se faisaient de plus en plus précis ces derniers jours, Jean-Dominique Senard pourrait rejoindre la firme des véhicules français au losange d’argent. Le comité des nominations du conseil d’administration de Renault aurait choisi celui qui est actuellement à la tête de Michelin (mais qui devait passer la main au printemps) pour prendre la relève de Carlos Ghosn, empêtré dans des affaires judiciaires au Japon depuis plusieurs semaines.

Jean-Dominique Senard deviendrait le président non exécutif du groupe Renault, tandis que Thierry Bolloré en serait le directeur général.

L’État détient 15 % de Renault

Jean-Senard Senard est soutenu dans cette future nomination par le gouvernement. Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, ne cachait pas les valeurs du patron de Michelin ce week-end dans la presse (citation du JDD) :

“Jean-Dominique Senard a une compétence reconnue dans le secteur automobile. Chez Michelin, il a démontré sa capacité à réussir à la tête d’un grand groupe industriel et il a une conception sociale de l’entreprise”.

Une carrière entièrement consacrée au secteur industriel

Diplômé d’HEC en 1976 après une maîtrise de droit, Jean-Dominique Senard a débuté quelques années plus tard sa vie professionnelle au sein du groupe Total (alors Compagnie Française des Pétroles) comme contrôleur de gestion et responsable des opérations de gestion des risques financiers entre 1979 et 1987.

Dès 1987, il occupe un poste de direction à la trésorerie de Saint-Gobain, avant de devenir directeur financier de la délégation générale pour l’Allemagne et l’Europe centrale et membre du directoire de Vegla GmbH, filiale verrière allemande du groupe de matériaux de construction. Il rejoint ensuite en 1996 le groupe français Pechiney, géant de l’aluminium, comme directeur financier puis directeur du secteur aluminium primaire, et enfin PDG de 2003 à 2005.

C’est alors qu’il rejoint le groupe Michelin à la demande personnelle d’Edouard Michelin, président du géant industriel à l’époque. Succédant à Michel Rollier, il en deviendra président en 2012. Monsieur Senard est, et restera le premier dirigeant de la manufacture mondiale des pneumatiques à ne pas être membre de la famille Michelin.

La marque JDS

Véritable parton, au style élégant et courtois, le président du groupe Michelin – désormais en partance vers le groupe Renault – a toujours dit vouloir défendre une conception sociale de l’entreprise à laquelle il se dit « personnellement attaché ».

Dans cet extrait d’un entretien vidéo accordé à la collection Vues d’Auvergne, Jean-Dominique Senard répond à la question de Marc-Alexis Roquejoffre sur les conditions de la réussite d’une transformation sociale dans une entreprise industrielle. Une réponse, qui est d’abord la conception de l’encore « actuel » patron du groupe Michelin et qui pourrait bien lui être utile dans ses nouvelles fonctions chez Renault.

JDS aura également contribuer à l’internationalisation du groupe en développant au plus près des marchés des implantations en Chine, en Inde et au Brésil. Ce programme s’est vécu à travers de vastes chantiers qui ont nécessité pour chacun d’eux plusieurs centaines de millions d‘investissement. Mais le plus emblématique de tous les chantiers entrepris par le gérant de la manufacture reste celui de la réorganisation mondiale du groupe, lancée en mars 2017 et effective depuis janvier 2018.

« Cette profonde réforme a pour objectif d’améliorer la satisfaction des clients, de développer la responsabilisation des équipes, de simplifier les modes de fonctionnement et d’accélérer la digitalisation du groupe », expliquait Jean-Dominique Senard à propos de la réorganisation du groupe.

Dans ce projet et sous son l’impulsion, Michelin a recréé dix zones en charge du développement des ventes et de la gestion de la relation clients : Afrique – Inde – Moyen-Orient, Amérique du Sud, Amérique Centrale, Amérique du Nord, Asie de l’Est et Australie, Chine, Europe Centrale, Europe du Nord, Europe du Sud, Europe Orientale. Des “régions” qui ont toutes été dotées de responsabilités opérationnelles renforcées.



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