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Trafic à Lyon : l’expérimentation covoiturage

Trafic à Lyon : l’expérimentation covoiturage
© Freepik

Le projet de la Métropole de Lyon, intitulé Lyon Covoiturage Experimentation, souhaite contribuer à la politique de mobilité innovante d’ici 36 mois. Objectif : diminuer le trafic routier et ses nuisances en développant le covoiturage quotidien domicile-travail et en s’appuyant sur la technologie blockchain.


Inciter aux changements de comportements de mobilité

Il s’appuiera notamment sur la requalification de l’autoroute A6-A7 en boulevard urbain à l’horizon 2020 en fluidifiant cet axe stratégique de 17 km dont le trafic dépasse aujourd’hui les 100 000 véhicules par jour.

Diminuer le trafic routier et ses nuisances est un enjeu majeur pour la Métropole de Lyon qui souhaite développer massivement le covoiturage quotidien domicile-travail. Encore faut-il proposer aux usagers une offre conséquente et un service fiable.

Pour Yann Briand, chef de projet LCE chez SystemX, « le covoiturage dynamique sur des axes correspondant à des trajets domicile-travail représente un potentiel capacitif important à l’échelle des métropoles. Le projet LCE adresse cette problématique en intégrant un ensemble d’expertises combinant les approches numériques et socio-économiques : une plateforme blockchain et des modèles incitatifs, la modélisation économique et la simulation de trafic, la gestion dynamique et le contrôle-sanction. Le projet livrera un ensemble de briques logicielles, technologiques et scientifiques qui répondront à un enjeu de mobilité prégnant : comment accroître le taux de remplissage des véhicules individuels ? »

Ce projet associe donc la Métropole de Lyon et SystemX, mais pas que. On retrouve également des partenaires industriels comme iDVROOM, Ridygo, Vinci Autoroutes, Enfrasys, SPIE, ecov et des partenaires académiques tells que le CNRS et l’ENTPE.

La blockchain au service du covoiturage

Comme l’explique Yann Briand, Lyon covoiturage expérimentation va utiliser plusieurs outils dont la blockchain afin de mutualiser les offres de covoiturages venant de plusieurs opérateurs mais aussi de développer des modules de régulation dynamique des voies dédiées au covoiturage, développer une solution de contrôle-sanction intégrée et expérimenter l’ensemble de ces solutions. Marketing, aires de stationnement et voies réservées, complémentarité avec les offres de transports publics… feront également partis du projet.

En se concentrant sur un axe très fréquenté, le LCE a pour objectif de dépasser l’effet de seuil en proposant des trajets à haute fréquence et ainsi rassurer l’usager sur l’efficacité du service. Les différents acteurs du LCE espèrent faire changer les comportements des citoyens.

Maud LAURENT



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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