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La Bourboule, une ville dédiée au thermalisme depuis sa création

La Bourboule, une ville dédiée au thermalisme depuis sa création

Dans la 1ère moitié du XXe siècle, La Bourboule est l’une des plus importantes stations thermales du Massif Central. C’est alors une station mondaine qui accueille des célébrités comme Buster Keaton ou Sacha Guitry. Elle devient même au cours des Trente Glorieuses la première station thermale de France pour enfants. Le ralentissement de cette activité, couplé au déclin général du thermalisme dans les années 1980 plonge La Bourboule dans une crise, jusqu’à ce que l’activité ne soit reprise par la municipalité en 2009. Le Maire de la commune, Eric Brut, revient pour le Journal de l’éco sur les nouveaux défis à relever pour cette station dans les années à venir.


Une station récente

La Bourboule est une commune relativement récente, puisque sa création remonte au 1er janvier 1875 après la découverte de sources thermales. Alors, la ville connaît un essor important avec la création des Grands Thermes. Cette période est marquée par la « guerre des puits » entre deux familles qui se déchirent la propriété des différentes sources thermales. Le Préfet de l’époque met rapidement un terme à ce différend. La ville se dote alors d’équipements de soins importants, d’une église néo-romane et de deux casinos. Ainsi, en quelques années seulement, La Bourboule devient une « Grande ville d’eaux. » Eric Brut, nouveau Maire de la commune depuis 2012 explique : « Étant donné que La Bourboule s’est développée en très peu de temps, la ville propose une unité patrimoniale et architecturale extrêmement intéressante. »

Un profil socio-économique particulier

Aujourd’hui, la commune compte 1 850 habitants, mais possède un profil socio-économique bien particulier : « Nous n’avons qu’un seul agriculteur sur La Bourboule, reprend Eric Brut. Nous n’avons pas d’industries, ce qui veut dire que l’activité économique est essentiellement axée sur le thermalisme et le tourisme. Quand vous regardez le bâti, les équipements et les budgets de fonctionnement et d’investissements, nous sommes sur un profil bien supérieur à une commune de 2 000 habitants. En réalité, en terme de capacité d’accueil, nous sommes surclassés sur la strate comprise entre 10 et 20 000 habitants. » Ce qui explique que La Bourboule bénéficie des labels « station thermale », « station tourisme », « station verte » et « Famille Plus ». Elle est aussi membre de l’association européenne des villes thermales historiques.

Des orientations thérapeutiques bien spécialisées

La Bourboule est la seule station thermale en Auvergne à ne pas disposer de l’orientation rhumatologie. Pour Eric Brut, il s’agit à la fois d’un handicap et d’une chance : « Cela peut fragiliser la station car cette orientation représente 75 % des 550 000 curistes en France. Donc La Bourboule est coupée de cette clientèle. Néanmoins nous arrivons à nous démarquer car les orientations de La Bourboule sont spécialisées et différentes par rapport aux autres stations. Nous devons nous montrer inventifs en termes de discours, de produits et d’offres. Nous sommes la seule station d’Auvergne à proposer l’orientation dermatologie. » Notons que La Bourboule s’occupe également de traiter les affections des voies respiratoires.

Une fréquentation en hausse

L’exploitation des Grands Thermes de La Bourboule a été reprise en 2009 par une régie municipale dont Eric Brut est le président. La station connaissait alors de nombreuses difficultés. Depuis 2010, Les Grands Thermes ont connu une hausse de 36 % de leur clientèle, et sur la saison 2014, ce sont 3 300 curistes qui ont été accueillis. L’établissement, dirigé par Martine Charriere, emploie 12 permanents et 65 personnes en CDD durant la pleine saison, soit entre 35 à 40 équivalents temps plein à l’année. « La première des priorités, lorsque la municipalité est intervenue dans la gestion des thermes, était de sauver l’activité et les emplois, explique encore Eric Brut. Nous pouvons dire que nous avons réussi. Cependant, il existe des soucis structurels sur les bâtiments et les équipements,, et nous nous employons aujourd’hui à les résoudre. »

En route pour le renouveau avec une station dite de « Pleine Santé »

Des projets sont à l’étude au sein du conseil d’administration constitué de 5 élus et de 2 professionnels issus du secteur privé. Eric Brut, rassuré sur la viabilité de la station, se tourne à présent vers l’avenir : « Aujourd’hui nous sommes sur l’opération de développement de l’outil. Nous sommes accompagnés par la Région Auvergne qui a lancé la stratégie de spécialisation intelligente. Les travaux de restauration des Grands Thermes devraient intervenir avant la fin du mandat en cours, et vont se faire dans le cadre de l’évolution des stations thermales vers des stations dites de « Pleine Santé ». Deux stations test ont été retenues pour ce dispositif : Châtel-Guyon et La Bourboule. »

Mais La Bourboule se positionne déjà avec ses équipements existants sur le développement d’une nouvelle offre santé avec, par exemple, des cures post-cancer. L’eau de la station possède en effet des propriétés cicatrisantes et anti-inflammatoires très importantes. « C’est un produit qui fonctionne bien, se félicite le Maire. Nous sommes passés de 30 curistes la première année à 200 cette saison. Ce volet post-cancer est très important en terme d’apport de nouvelles clientèles. » Eric Brut conclut : « La mission de mon mandat, c’est de remettre La Bourboule sur les rails et de la doter des outils nécessaires qui lui permettront d’aborder le XXIe siècle en confiance, et de manière cohérente avec les évolutions des pratiques thermales. »

Visitez le site Internet des Grands Thermes de La Bourboule



Publi-rédactionnel

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