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Services aux entreprises

La CCI Franco-Allemande : renforcer les liens franco-allemand par le développement économique

La CCI Franco-Allemande : renforcer les liens franco-allemand par le développement économique

Durant l’événement Entreprise du futur du 14 janvier dernier à Lyon, le Journal de l’éco a rencontré Guy Maugis, président de la CCI Franco-Allemande, une institution interculturelle basée à Paris. Une occasion pour son président de nous présenter les actions de la CCI, et de nous donner sa vision de l’entreprise du futur.


Faire tomber les barrières

Créée après la seconde guerre mondiale dans l’élan du rapprochement entre la France et l’Allemagne, la Chambre Franco-Allemande de Commerce et d’Industrie compte aujourd’hui prés de 950 membres, et représente plus d’une centaine d’entreprises.
Sa raison d’être est évidente : aider les entreprises allemandes et françaises à s’implanter chez leur voisin d’outre-Rhin. Contrairement aux CCI traditionnelles, la CCI Franco-Allemande n’est pas subventionnée, et ne se rémunère que sur les prestations qu’elle apporte à ses membres : aide aux entreprises souhaitant s’installer à l’étranger, conseils, portage salarial, assistance linguistique, facilités de recrutement, accompagnement sur les salons et foires étrangers, l’offre de prestation est très large. Guy Maugis nous en dit plus à ce sujet : « Pour résumer, nous accompagnons les premiers pas d’une entreprise à l’étranger. En fait il s’agit d’un package complet, par exemple pour les foires et salons, il s’agit d’un service clef en main : nous nous occupons de l’inscription et de la création du stand, tout en nous assurant que la langue ne sera pas une barrière. Avec le développement de l’entreprise, nous passons progressivement la main à des professionnels du secteur, par exemple en les mettant en contact avec des cabinets juridiques spécialisés en droit franco-allemand. »

Promouvoir la collaboration franco-allemande

Outre toutes ces prestations, c’est bien un rôle de porte-parole que se donne la CCI Franco-Allemande : formations, informations, stages interculturels, le but étant de favoriser l’échange et la compréhension mutuelle des deux cultures, Guy Maugis témoigne : « Malgré leur proximité, Francais et Allemand ne réfléchissent pas de la même manière, et n’ont pas la même culture du travail. Ces différences peuvent provoquer des malentendus, alors que les différents interlocuteurs étaient finalement d’accord sur un sujet. Parfois une petite préparation peut être nécessaire pour éviter les surprises ». Dans cette optique, la CCI organise également des stages linguistiques spécifiques au monde de l’entreprise, ou distribue des livres d’informations sur les labels existants dans les deux pays, à l’exemple de l’éco label allemand, « très difficile à obtenir », selon le président de la CCI Franco-Allemande.
Plus globalement, c’est l’ensemble de l’écosystème franco-allemand que tente d’animer la CCI, notamment en organisant de nombreux séminaires et événements : « En décembre dernier, nous avons organisé une grande cérémonie de remise de prix de l’économie à des coopérations réussies. Une occasion de découvrir et promouvoir des initiatives intéressantes, et surtout de montrer l’exemple ! ».

Inventer l’entreprise de demain

Sans être spécialiste du digital, Guy Maugis est tous les jours confronté aux nouvelles possibilités du numérique appliquées à l’entreprise : « L’entreprise du futur ? On en sait pas encore ce que c’est, on est en train d’inventer ce qu’elle peut être. C’est, à mon sens, un ensemble de techniques et de technologies dont on ne soupçonne pas encore toutes les applications. La vraie question est de savoir comment le digital va radicalement changer notre façon de travailler. Par exemple je travaille dans le Groupe Bosch, le pionnier de l’industrie 4.0 en Allemagne, qui a mis en place un système de suivi en temps réel des pièces dans l’atelier. Grâce à cela, les stocks sont mieux gérés, et on gagne environ 30% de productivité. » Plus globalement, le président de la CCI Franco-Allemande insiste sur une révolution au delà du monde de l’entreprise : « Certes, il s’agit d’optimiser tous les champs de l’économie, mais aussi de réinventer nos business models, nos modes de vie. »



Un article de la redaction

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