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La filière céréalière en Auvergne : un enjeu pour la croissance et l’emploi du territoire !


La filière céréalière en Auvergne  : un enjeu pour la croissance et l’emploi du territoire  !


Le Journal de l’éco était partenaire de la table ronde organisée par Passion Céréales qui s’est tenue le 14 octobre 2013 à la France Business School, sur le campus de Clermont-Ferrand, sur le thème de « L’économie céréalière et ses enjeux pour la région Auvergne ». Les débats étaient animés par Frédéric Coureau, directeur du Journal de l’éco.


« En France, on parle peu de ce qui marche, en l’occurrence la production céréalière est un bon exemple, relève le Président de la Région Auvergne, René Souchon. Au delà des débats soulevés par les crises, le phénomène existe aussi au plan symbolique. Ainsi, quand on pense à l’agriculture en Auvergne, les produits d’élevage viennent immédiatement à l’esprit. Or, il est important de rappeler que les filières végétales, en premier lieu les céréales et leurs industries de transformation, sont un des fleurons de l’économie de notre région. ».

Depuis l’antiquité, la plaine de la Limagne accueille des cultures céréalières qui ont toujours été un pilier de l’économie locale. Ces terres concentrées pour
80 % sur le Puy-de-Dôme et sur l’Allier fournissent aujourd’hui un blé panifiable de qualité supérieure, étroitement adapté à la demande des meuneries. L’innovation compétitive pratiquée par de nombreuses entreprises du secteur contribue au dynamisme économique de la filière en région Auvergne.
« L’innovation représente 15 à 20 % du chiffre d’affaires de nos marques, confirme Emmanuel Aimond, directeur général de Jacquet-Brossard, filiale de Limagrain. » Engagée dans un programme de suppression de l’huile de palme dans ses produits, l’entreprise a aussi mis au point une farine spécifique qui a permis de réduire de 20 % les quantités de matières grasses mises en œuvre dans certains produits.

L’ancrage territorial fort de la filière permet sans aucun doute de conquérir des marchés à l’international. En ajoutant à cela une main d’oeuvre compétente et motivée ainsi que des moyens logistiques adaptés (aéroport, nœud autoroutier permettant de desservir la plupart des régions de France en moins de 4 heures), la région Auvergne a tout les atouts en mains non seulement pour s’affirmer à l’exportation mais aussi pour constituer un pôle d’attractivité important pour les entreprises étrangères souhaitant venir s’y implanter. Citons pour preuve, l’installation récente du groupe allemand Brüggen en Auvergne qui a choisi le Puy-de-Dôme pour y créer une unité de production représentant un investissement de 40 millions d’euros et 160 emplois.

Au cœur de cette dynamique vertueuse, l’agriculture et les agriculteurs jouent pleinement leur rôle. Selon l’économiste Michel Godet  : «  Les agriculteurs sont les entrepreneurs des territoires, et ils représentent une chance pour ces territoires. Chaque fois qu’il y a eu des défis à relever, ils les ont relevés. Nous devons proteger l’agriculture qui, elle-même, protège nos territoires, notamment par le maintien des hommes, des activités et de l’environnement rural. D’autant plus quand cette présence est économiquement rentable, comme nous l’ont montré l’exemple de Limagrain ou de Jacquet-Brossard. ». Ainsi, en Auvergne, la filière céréalière recouvre 9 800 emplois répartis quasiment à part égale entre la production et la transformation.

Un article de la rédaction du Journal de l’eco
Louis Menditte

 

 


Publi-rédactionnel

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