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Formation, éducation

La réforme de la formation professionnelle continue : l’avis des experts

La réforme de la formation professionnelle continue : l’avis des experts

Mardi 18 mars 2014, les dix partenaires des Matinales RH ont organisé à fBS Campus Clermont, une rencontre autour d’un sujet primordial et d’actualité : « La réforme de la formation professionnelle continue ».


Plusieurs experts ont échangé autour d’une grande problématique : quelle politique de formation pour 2014/2015, au seuil de la réforme ? Etaient présents autour de la table ronde, animée par Brigitte NIVET, enseignant chercheur en Management et Gestion des Ressources Humaines à fBS Campus de Clermont : Véronique ROUX, avocat associé et Responsable du Pôle Ressources Humaines à FIDAL, Serge DUVAL, Président de l’ANDRH et Directeur Accompagnement RH de LIMAGRAIN. Leurs interventions ont été enrichies par les témoignages de Jean-Pierre LAVIGNE, Président du CGPME, Valérie PASTRE, Responsable Ressources Humaines du Groupe BACACIER et Frédéric LARIVAILLE, Directeur Général de SAS SUNLUX.

Véronique ROUX rappelle le contexte, les modalités et les enjeux de cet accord historique signé le 14 décembre 2013 concernant la réforme de la formation professionnelle en insistant sur le dispositif phare : le Compte Personnel Formation et sur la dimension GPEC (Gestion Prévisionnelle de l’Emploi et des Compétences) qui est revalorisée. Elle invite les participants à adopter une vision pluriannuelle de la formation en faisant preuve d’anticipation.

Serge DUVAL, pour sa part, insiste sur l’opportunité d’accompagner cette loi pour l’utiliser à la fois au profit des entreprises et des salariés et développer ainsi la qualification des formations. L’enjeu, pour lui, consiste à s’interroger sur : comment faire de ces entretiens des moments privilégiés d’échanges en prenant conscience que, si l’entretien annuel est centré sur l’analyse de l’activité, le point « carrière » lui doit être orienté sur la personne. Le point « carrière » doit servir à semer une graine en sortant du cadre de l’entreprise.

Jean Pierre LAVIGNE souligne, tout en reconnaissant le rôle indispensable de la formation, que si la CGPME n’a pas signé l’accord c’est d’une part qu’il exclue les 5 millions de chômeurs  et d’autre part que le DIF n’a pas fonctionné (7 % d’utilisateurs). Il précise que si le nouveau dispositif, véritable usine à gaz, ne rencontre pas plus de succès que le précédent, les fonds de la formation risquent d’être détournés de leurs objets au profit de la CDC. Les TPE et les PME confrontées à de grosses difficultés doivent se concentrer sur la production et n’ont pas les moyens de supporter les couts de la formation. Il déplore par ailleurs la dégradation de la situation de l’apprentissage qui a baissé de 20 % en un an et pense qu’il est préférable de se focaliser sur le rapprochement des écoles et les entreprises.

Valérie PASTRE insiste sur la situation des PME qui ne disposent que de très peu de temps et qui n’ont pas les moyens de faire des formations de complaisance. Elle exprime la crainte d’une perte de la mutualisation entre les entreprises ainsi que la banalisation des formations qualifiantes sur le marché du travail.

Frédéric LARAIVAILLE constate que, si les entreprises n’ont pas de débouchés à proposer aux salariés à l’issue de la formation, il risque de les perdre. Il regrette que l’on lie pour la première fois dans la loi l’aspect évolution salariale et l’aspect formation des salariés alors que la priorité imposée aux PME est celle de la compétitivité ce qui nécessite de respecter l’indépendance des entreprises.

Pour conclure, Serge DUVAL nous invite à nous préoccuper un peu plus des souhaits de la personne au-delà de la recherche de la seule performance sur son poste de travail en s’appuyant sur des conseillers en évaluation professionnelle capables de déceler le mal-être des salariés par rapport à leur poste de travail.

 

 



Communiqué de presse

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