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Formation, éducation

La section « chaudronnerie » du Lycée Roger Claustres à l’honneur, à la dernière soirée du Groupement des Créateurs d’Entreprises (GCE)

La section « chaudronnerie » du Lycée Roger Claustres à l’honneur, à la dernière soirée du Groupement des Créateurs d’Entreprises (GCE)

Le projet de réalisation de trophées pour la soirée du 14 Novembre 2014 du Groupement des Créateurs d’Entreprises a été décidé à l’initiative d’une des membres de la CGE, Silvia Duché, il y a un an. Ainsi, avec l’approbation de la direction du lycée, du chef d’atelier et de Marie Deschamps, professeur d’art appliqué au Lycée Roger Claustres, les élèves qui étaient alors en seconde professionnelle « chaudronnerie » ont pu appliquer leur enseignement dans un contexte professionnel et se sont révélés très enthousiastes et tous animés par le challenge de fabriquer une œuvre unique et originale.


Le lycée professionnel Roger Claustres est implanté à Clermont-Ferrand et compte 600 élèves qui travaillent essentiellement le métal. Ceux-ci préparent des baccalauréats professionnels dans les disciplines suivantes : Aéronautique option avionique, Aéronautique option structure , Aéronautique option systèmes, Construction des carrosseries, Prothèse dentaire, Réparation des carrosseries, Technicien d’usinage et enfin Technicien en chaudronnerie industrielle. Le lycée devient avec le temps un pôle aéronautique d’envergure internationale. La spécificité des chaudronniers est qu’ils vont travailler la tôle pliée, soudée, après quoi, ils peuvent bifurquer sur l’aéronautique. Les chaudronniers font un cursus de trois ans afin d’obtenir un baccalauréat professionnel en chaudronnerie industrielle.

Marie Deschamps, professeur d’art appliqué précise la spécificité de cette orientation professionnelle : « nous faisons des dessins comme en art plastique mais adaptés en fonction des besoins des élèves ». Celle-ci poursuit : « Quand nous avons été contacté par Silvia Duché pour réaliser les trophées, cela correspondait complètement à la formation des chaudronniers, le croisement entre la chaudronnerie et l’art. C’était parfait ! Surtout que cela touchait à un exercice réel qui allait servir concrètement. » Les élèves de seconde réalisent surtout ce qui est appelé des pièces poubelles. C’est-à dire qu’ils vont faire des essais pour apprendre à souder mais, après cela, ces réalisations vont partir à la benne. Par la suite, seuls les exercices seront conservés. Marie Deschamps explique bien l’impact bénéfique de ce projet pour ces 15 élèves : « Arrivés en fin de seconde , c’était idéal pour eux de pouvoir travailler sur une pièce qui n’allait pas être une pièce poubelle mais quelque chose de concret. »

Cette classe particulièrement dynamique s’est prise au jeu avec un intérêt croissant si bien que l’ensemble des enseignants se sont félicités de leur « gourmandise ». A tel point qu’il ne s’est pas passé un jour sans que les élèves ne demandent où en était la concrétisation du projet.

Au début, les trophées devaient être prêts pour fin mai 2014 et Silvia Duché leur a expliqué que l’événement allait être reporté au mois de novembre 2014.

En amont, ce projet de création de trophées, pour la soirée du 14 novembre 2014, a été expliqué par Silvia Duché devant la classe : ce que ces trophées représentent et à qui ils vont être décernés. Il y a donc bien la notion de dynamisme et d’entreprise qui prend ici tout son sens. Les élèves ont commencé, dans un premier temps, à travailler sur des croquis supervisés par Marie Deschamps. Cette dernière ajoute : « Mais ce sont eux vraiment qui ont inventé ! Ils ont fait 2 ou 3 propositions. Et nous avons travaillé sur la plus dynamique. Et quand ce travail d’ébauche a été réalisé, je les ai confrontés aux volumes, parce que faire un petit dessin sur le papier c’est bien mais il faut savoir ce que cela peut donner en volume. Donc nous avons pris du carton, du scotch et c’était parti pour la construction, sachant qu’il fallait respecter un cahier des charges : ne pas dépasser les 30 cm de hauteur, réaliser un trophée pas trop lourd, pas coupant, pas dangereux, etc. Sans oublier tous les impératifs en terme de dynamisme, d’allant, d’avenant, etc. Les trophées en carton une fois réalisés, ils se sont rendus compte que parfois cela ne correspondait pas à leurs dessins et qu’il fallait adapter. » Les trophées en carton sont donc partis pour une première sélection puis il y a eu la fabrication en métal. Le but était d’en sélectionner 4 ou 5 et de les faire fabriquer. Ces lycéens de seconde étaient tellement motivés qu’ils ont chacun fabriqué leur trophée.

Les trophées ont été réalisés en tôle, et plus particulièrement en acier, en aluminium et en inox. Il y a un des trophées pour lequel l’élève a fait rouiller son support pour jouer sur différentes matières. Cela correspondait à ce que les élèves avaient étudiés en art appliqué. : il y a donc toute la dimension artistique de leurs métiers et un travail sur les matériaux. A la remise des prix, les élèves ne s’attendaient pas être nominés : c’était la grande surprise ! Pour des raisons pratiques, seulement 3 élèves ont assisté à la soirée du GCE et deux d’entre eux sont allés récupérer le chèque de 500 euros. Ce gain va leur permettre de concrétiser un voyage scolaire à Nantes. Pour ces élèves qui ont travaillé toute une année sur ce projet, cela a été extrêmement valorisant d’être récompensés à la fois pour eux mais aussi pour leur section chaudronnerie et pour le lycée Roger Claustres. « Ces réalisations de trophées ont bien fonctionné parce qu’il y a eu une bonne alchimie dans cette classe de 15 élèves seulement. Le chef d’atelier était partant aussi et a joué tout son rôle », conclut Marie Deschamps.



Un article de Marie Cartigny

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