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Tourisme, restauration

L’atelier de Marius, un fast food terroir dans le quartier clermontois de Delille

L’atelier de Marius, un fast food terroir dans le quartier clermontois de Delille
L’Atelier de Marius

On vous dit fast food, et vous pensez inévitablement malbouffe, néons blafards, employés robots las et résignés. Mais Michaël Abdellali, gérant de l’Atelier de Marius, nouveau « fast food gourmet » installé dans le quartier de Delille à Clermont-Ferrand saura rapidement bouleverser toutes vos idées reçues ! Adepte des bons produits et de la convivialité, ce jeune chef d’entreprise réussit à vous donner envie de flâner dans un espace pourtant dédié à la restauration rapide.


Un carrelage rouge et blanc à l’allure de faïence ancienne, des grands tableaux noirs d’écolier, des employés coiffés d’un béret qui enregistrent votre commande dans la joie et la bonne humeur. Ce cadre franchouillard assumé – et pour preuve, l’inauguration a eu lieu le 14 juillet 2014 – donne l’impression d’entrer chez un vieil oncle jovial, un ami de longue date. Il y règne une ambiance de « comme à la maison ». « Nous voulions créer un environnement dans un esprit bistrot rétro. On a un décor sympa et on joue sur le côté souvenir. Un accueil chaleureux ça compte autant qu’un bon repas ! » explique Michaël.

Avec une volonté de transparence, des produits locaux de qualité et des circuits de distribution courts, l’Atelier de Marius incarne ce concept de « retour aux sources » résolument ancré dans l’air du temps. Des fromages AOP, des biftecks de boucher généreux, des frites maison. Ici, les hamburgers et les « old »dogs rendent avant tout hommage au terroir et au savoir-faire des fournisseurs. « J’avais envie de monter un projet qui sonne « vrai », dans un endroit où l’on sait ce que l’on mange. Il y a aussi à la base du projet un véritable souhait de faire marcher l’économie locale. De l’architecte au plombier, jusqu’aux producteurs, nous nous sommes efforcés de travailler avec les intervenants des alentours », raconte Michaël.

Depuis, il vante les mérites de son boulanger ou de son producteur de viande et part même visiter les fermes avec son équipe d’employés. «Le sourcing est compliqué à mettre en place parce qu’il faut voir si les fournisseurs vont nous apporter à la fois les quantités suffisantes, mais aussi les sécurités nécessaires puisqu’on parle aussi d’alimentaire et d’hygiène. Au final, on construit des relations et on échange beaucoup ».

Le secret de réussite de Michaël réside sans nul doute dans son côté très humain et son envie récurrente de renforcer les liens de proximité. Une idée qui lui tenait d’ailleurs déjà à cœur il y a sept ans lorsqu’il a ouvert le premier carrefour city de Clermont-Ferrand, une supérette de quartier aussi implantée à Delille. « J’aime la mixité sociale de ce lieu. Vous pouvez rencontrer des gens qui travaillent dans les bureaux, croiser des SDF, des étudiants, des ouvriers ou des avocats. Cela crée un grand dynamisme et nous souhaitions y apporter une offre qui n’existait pas encore. »

Le prénom de Marius, c’est un clin d’œil aux origines provençales de Michaël, aux ambiances de village du théâtre de Pagnol. C’est aussi un clin d’œil à Marius Rousillon, dessinateur du célèbre Bibendum Michelin à une époque où on le représentait fumant le cigare, et buvant quelques bières. Marius, c’est finalement l’image du bon vivant et de l’authenticité. A une époque où les stratégies marketing rivalisent d’ingéniosité, on peut se demander si finalement les recettes les plus simples ne sont pas les meilleures.



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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