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Commerce

L’Atelier des ciseaux à Moulins a obtenu le prêt AMI de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat

L’Atelier des ciseaux à Moulins a obtenu le prêt AMI de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat

Si l’Atelier des ciseaux a vu le jour ce n’est pas sans l’aide de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat de Moulins. Certes, la volonté de Laurence Desbois de créer son propre salon de coiffure y est pour beaucoup mais sans un entourage précieux, l’auto-entrepreneuriat s’avère une tâche ardue. Grâce aux différents encouragements de toutes parts, Laurence Desbois est à présent l’heureuse propriétaire de son salon en plein cœur de Moulins et gère son entreprise comme une véritable professionnelle.


Laurence Desbois se souvient de la date exacte de la création de son entreprise : le 14 octobre 2014. C’est dire si la concrétisation de son projet personnel et son engagement sont importants. Et pourtant celle-ci évoque l’opportunité pour se mettre à son propre compte : « je n’étais pas du tout partie pour m’installer mais j’ai su que ce salon de coiffure était à vendre, qu’il n’était pas très cher et qu’il était situé en plein centre ville. »

C’est donc seule que Laurence va créer ce qui deviendra « l’Atelier des ciseaux », un salon que Laurence a marqué de son empreinte en réalisant quelques travaux pour être en adéquation avec son lieu de travail, un lieu authentique où la clientèle se sent bien ! Cette jeune femme de 28 ans a fait son apprentissage à Moulins en trois ans et a été tout de suite embauchée dans un salon après sa formation. Ensuite, elle a passé son brevet professionnel en candidat libre à Clermont-Ferrand, un sésame indispensable pour s’installer à son propre compte. « Pour le CAP, j’étais à L’Institut de Formations Interprofessionnel, IFI 03, à Moulins et le pour le Brevet professionnel, j’étais à René Rambaud, un centre de formation de coiffure, situé à Clermont-Ferrand », se souvient-elle.

Avec toutes les clés en main, Laurence est partie de son entreprise pour s’installer à son tour : « je me suis lancée parce que j’ai été bien entourée. Se lancer et quitter un CDI pour l’inconnu n’est pas évident. Il faut des gens qui vous poussent un peu et qui vous soutiennent, ne pas être seul. » C’est donc avec tous les encouragements possibles que la jeune femme a ouvert mi-octobre 2014 son salon, au bout de 5 mois de labeur : le temps de faire toutes les démarches administratives, approcher des banques, aller à la Chambre des Métiers et de l’Artisanat et suivre le stage à l’installation qui est obligatoire. « Vous ne chômez pas pendant cette durée ! », s’exclame-t-elle. « Même si vous avez votre brevet, il faut effectuer un stage à la Chambre des Métiers et de l’Artisanat à Moulins : vous avez des intervenants qui vous informent pendant une semaine sur le RSI, les impôts, la banque,  l’assurance, bref sur tout ce qu’il faut savoir pour entreprendre. »

Le chiffre d’affaires réalisé se situe au-delà de ses espérances !

La Chambre des Métiers et de l’Artisanat propose un prêt à taux 0 à partir d’un certain montant. Ce sont eux qui décident du montant et  Auvergne Active, qui fait partie du Conseil Général, accorde une subvention. Une commission détermine le montant du prêt, bien souvent à hauteur du prix du salon.

Laurence coiffe,  conseille et vend des produits. Elle a satisfait et a récupéré la clientèle de la coiffeuse précédemment installée, une clientèle de proximité qui habite dans le quartier de La Madeleine et même une clientèle venue de plus loin. Son savoir-faire est un atout majeur dans la réussite de son commerce dans la mesure où la plupart de ses clientes l’ont suivies. Ainsi, explique-t-elle son succès après quelques semaines d’exploitation : « Elles viennent pour moi,  j’ai donc quelque chose de différent… Les clientes qui m’ont suivies sont des clientes que je coiffe depuis des années. Elles me connaissent et me parlent de leurs familles que je connais. Cela se situe au delà d’une clientèle de  simple coiffeuse.»

Pourtant dans le quartier à Moulins et plus loin à Avermes, Laurence, Moulinoise d’origine reconnaît avoir énormément de concurrence. Elle attribue donc son succès à la fidélité de ses clientes. Le chiffre d’affaires réalisé se situe bien au-dessus de ses espérances ! Ses projets de développement sont d’améliorer quelques aménagements intérieurs et, à plus ou moins long terme, de former un ou une apprenti(e). Elle explique son choix : « à l’heure actuelle il est compliqué pour les apprenti(e)s de trouver des salons qui veulent bien les former. Tous les apprenti(e)s ne peuvent pas se permettre de financer une formation. Je souhaite vraiment transmettre mon savoir professionnel. Je n’envisage pas de m’agrandir au point d’embaucher du personnel mais former des apprenti(e)s  me correspond bien. »

Laurence Desbois n’a pas réalisé énormément d’opérations de communication mais, dans le but de se faire connaître auprès des jeunes, elle a participé, à la demande de l’IUT de Moulins,  à un concours de vente de fleurs dans le centre-ville de Moulins. Elle a proposé des lots à moins de 50% aux gagnants. Quant à parler de son nouveau rôle de chef d’entreprise, Laurence Desbois conclut ainsi : « Je ne regrette rien du tout, je suis ravie d’être à mon compte : c’est beaucoup de boulot mais en contrepartie je suis fière d’avoir pu réaliser ce que je voulais, parce que dans le monde de la coiffure, au bout d’un certain temps, on désire ouvrir son propre salon. Et je me dis que, finalement, mes clientes sont satisfaites puisqu’elles m’ont suivies et qu’elles contribuent à m’amener d’autres clientes . Être chef d’entreprise induit des responsabilités autres que l’on gère facilement quand on est tout seul . »

 



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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