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Tourisme, restauration

Le Bus 26 mis à l’honneur sur France 3 dans “Des Racines & des Ailes”

Le Bus 26 mis à l’honneur sur France 3 dans “Des Racines & des Ailes”

Même si le concept de bus-restaurant gastronomique existe déjà à Dublin et en Espagne, les heureux propriétaires du Bus 26, Charles Moncouyoux et sa compagne Mélina Semensatis, ont pu s’appuyer sur ces deux réussites en Europe pour mener à bien leur projet. Aménagé sur deux étages, le Bus 26 propose des plats « fait-maison » dans toute la région Auvergne. L’émission “Des Racines et des Ailes” qui a été diffusée ce 17 février à 20h55, consacrée aux gorges de l’Allier, nous a mené au cœur de l’Auvergne. Nous vous proposons de découvrir (ou de redécouvrir) Le Bus 26 que le Journal de l’éco vous avait présenté dès le mois d’août dernier et que les journalistes de France 3 ont choisi de mettre à l’honneur.


L’envie forte de créer une entreprise

Tous deux ont un BEP-CAP. Pour Mélina Semensatis en « service » et pour Charles Moncouyoux en « cuisine ». Ce dernier a ensuite obtenu un brevet professionnel tandis que sa compagne a eu un Bac professionnel. Ils ont commencé ensemble à travailler chez Régis Marcon, célèbre restaurateur basé à Saint-Bonnet-le-Froid. A la fin de la troisième année de travail chez ce chef étoilé, Charles Moncouyoux a passé le concours du Bocuse d’or avec Serge Vieira. Ensuite, le couple a fui un petit peu l’Auvergne pour aller travailler les produits de la mer. Ils sont descendus deux ans à Port Camargue travailler dans le restaurant Spinaker qui a également un Macaron au guide Michelin. Et au bout de ces deux années, le mal du pays est arrivé et ils sont donc revenus dans la région pour travailler sept ans dans le restaurant Le Haut-Allier. Charles Moncouyoux a occupé le poste de second de cuisine et sa compagne celui de maître d’hôtel.

Travailler dans ces « maisons », a été un atout pour ce jeune couple de restaurateurs. Charles Moncouyoux revient sur ces dix années d’expérience : « Cela nous a apporté presque tout ! La manière de travailler, le bon déroulement d’un service, comment choisir de bons produits, comment travailler en équipe, comment travailler aussi en partenariat et en symbiose avec les concurrents. Après ces années d’expérience professionnelle, nous avons eu l’envie forte de créer notre propre entreprise. » S’ensuit donc pour ces amoureux de l’Auvergne et des produits auvergnats une recherche effrénée d’un local dans la Région, mais ils n’ont pas eu de coups de cœur ou alors les locaux atteignaient des montants démesurés, dépassant parfois le million… Leur recherche s’est donc tournée vers des innovations et des concepts nouveaux. L’effervescence autour des « food truck »(1) les a interpellés, notamment un projet similaire à Lyon : « Le Trolley des Lumières ». Il s’agit d’un bus mono-étage qui circule pendant que les gens se restaurent. « Donc nous nous sommes dits pourquoi pas ? Mais nous ne voulions pas circuler pendant que les gens se restaurent au risque de donner le mal des montagnes à nos futurs clients ! » déclare encore Charles Moncouyoux.

Quoi de mieux qu’un bus pour aller vers le client ?

Pour le couple, le but est d’aller vers le client, d’aller le chercher afin de lui permettre de trouver un autre type de restauration, différent sur un laps de temps court et lui apporter une offre nouvelle. Le Bus 26 s’installe sur un emplacement à la journée et reste deux ou trois semaines maximum dans une commune, après quoi il continue son périple entre 15-20 kilomètres plus loin.

À cette étape du projet, le couple a commencé à mettre le bus en aménagement, trouvé les solutions adaptées parce qu’il y a eu de forts besoins en fonction du style des prestations qu’il souhaitait proposer, sans faire du « food truck »(1). Il leur fallait donc des lave-vaisselles, des fours, des machines qui nécessitent une demande énergétique importante ainsi que des besoins importants dans un espace réduit. Le couple a donc trouvé un bon aménageur de bus qui a vraiment moulé l’outil de travail au mieux pour eux. Le coût du bus est de 240 000 euros, aménagement compris. Après quoi, il faut compter le mobilier et la décoration.

Charles Moncouyoux revient sur l’aménagent du Bus 26 : « Le bus-restaurant a été réalisé par l’entreprise ISOBUS située à Saint-Just Saint-Rambert, près de Valence, un spécialiste de ce type d’aménagement. Nous sommes donc vraiment les premiers à faire ce travail là parce qu’il s’agit d’un bus à étage. Dans la partie inférieure du bus, il a fallu prévoir une partie accueil, une partie sanitaire comme dans un vrai restaurant. Ensuite, il a fallu prévoir une partie office où sont traités les cafés, les thés, les besoins du service et enfin une partie cuisine. Il a fallu aussi prévoir les réserves d’eau propre et pouvoir accueillir les réserves d’eau usagée. Nous sommes complètement autonomes en eau et en électricité. Tous les réseaux électriques ont été revus. La partie supérieure, quant à elle, est entièrement dédiée à la salle de restaurant qui est complètement panoramique. L’été, nous allons pouvoir ouvrir toutes les fenêtres latérales de chaque côté avec un système électrique pour donner un effet terrasse. Tout ceci, nous a demandé une bonne année d’étude avec l’aménageur. Ceci a un certain coût que nous allons devoir payer durant quelques années, mais c’est comme pour un restaurant après tout. »

Le bus sillonne les routes auvergnates !

Ensuite, une autre question s’est posée aux restaurateurs : comment allaient-t-ils trouver des lieux atypiques, des emplacements avec des vues « patrimoine bâti », « cœur de villages sympathiques » et « vues sur patrimoines naturels » ? Charles Moncouyoux a trouvé une solution : «Nous avons tout de suite démarché des communes et là, à notre grande surprise, nous avons été très bien accueillis : sur 25 communes démarchées au départ, 23 nous ont répondu positivement. Nous avons choisi des communes comme Châteaugay, Saint-Saturnin, Saint-Pourçain-sur-Sioule… Nous allons jusqu’à la Tour-d’Auvergne…»

Comment les gens vont-t-ils trouver le Bus 26 ? Concrètement, la communication, gérée par le couple, repose sur plusieurs outils tels que les réseaux sociaux, le site Internet et les relations presse auprès des journaux locaux. Charles Moncouyoux et Mélina Semensatis produisent régulièrement des articles. C’est donc une communication assez constante qui est sans nul doute renforcée par un bouche-à-oreille positif. Les habitants de chaque commune visitée sont tenus informés longtemps à l’avance, par l’intermédiaire de flyers.

Ils se sont battus pendant deux ans pour mener ce projet à bien et pour obtenir les fonds nécessaires. Le coût total de ce projet s’élève à plus de 370 000 euros H.T. La recherche de fonds leur a demandé 8 à 9 mois. Charles Moncouyoux précise : « C’est un travail vraiment à part entière de défendre son projet. Nous avons été beaucoup soutenus par la Région Auvergne à l’époque et d’autres partenaires qui nous ont aidé à trouver des fonds, des aides, des soutiens ou des prêts à taux zéro. C’est finalement le Crédit Mutuel Massif Central, parmi 5 autres banques, qui nous a fait confiance.”

Aujourd’hui le Bus 26 est bel et bien lancé et sillonne les routes d’Auvergne, de villes en villages comme vous avez pu le découvrir le 17 février 2016 sur France 3 dans “Des Racines et des Ailes.”

(1) Un food truck (en français camion-cantine, restaurant ambulant ou camion restaurant) est un concept importé des États-Unis proposant un service de restauration mobile dans un lieu déterminé. Nicolas Nouchi, directeur du CHD Expert, définit le food truck comme une restauration qui « se prend comme dans les baraques à frites et les camions à pizzas, sauf qu’il s’agit de denrées plus haut de gamme. » Source Wikipédia



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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