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Le Crédit Agricole Centre France recrutera 130 personnes sur l’année 2014

Le Crédit Agricole Centre France recrutera 130 personnes sur l’année 2014
Jean-Marie Laval, directeur des Ressources Humaines du Crédit Agricole Centre France

Dans un contexte économique tendu, le Crédit Agricole Centre France s’affirme comme un recruteur permanent. L’ouverture de nouvelles agences et le remplacement des départs en retraite expliquent ce dynamisme. Le Journal de l’éco a rencontré Jean-Marie Laval, le directeur des Ressources Humaines de la banque.


Le Journal de l’éco : Vous avez lancé une campagne de recrutement sur 5 départements. Combien de personnes seront recrutées sur le Puy-de-Dôme et l’Allier ?

Jean-Marie Laval : Ce n’est pas tant une campagne de recrutement que nous avons lancé mais plutôt une campagne de communication sur le recrutement. Car le Crédit Agricole Centre France est un recruteur permanent. Par exemple, en 2013, nous avons recruté une centaine de personnes. Cette année, nous allons en recruter probablement 130 et l’année prochaine nous ferons un chiffre très voisin. Pour ce qui est de l’Allier et du Puy-de-Dôme, ce sont probablement 70 à 80 recrutements qui seront effectués.

Le Journal de l’éco : La majorité de vos recrutements se font sur le Puy-de-Dôme et l’Allier ?

Jean-Marie Laval : Oui, parce que c’est là qu’il y a le potentiel de clients le plus important. Cela représente 70 % de nos recrutements. La grande agglomération de Clermont-Ferrand représente près de 30 % des effectifs des 5 départements couverts par la caisse régionale.

Le Journal de l’éco : Dans ces recrutements réguliers que vous effectuez, quels sont les métiers sur lesquels vous recrutez et quels sont les profils que vous recherchez ?

Jean-Marie Laval : Hormis quelques emplois comme le juridique, le contrôle de gestion ou encore le marketing, nous recrutons pour plus de 85 % des profils commerciaux. Nous recherchons des profils extrêmement diversifiés à la fois en matière de diplômes, d’âge, d’expérience ou encore de diversité de parcours professionnel. Nous recherchons des personnes qui ont une formation au minimum de niveau Bac + 2 mais 40 % de nos futures recrues ont une formation de niveau Bac + 4 et Bac + 5. Ce que nous recherchons avant tout, ce sont des capacités d’apprentissage. Le Crédit Agricole Centre France a recruté sur les dernières années un peu plus de 200 diplômes différents.

Le Journal de l’éco : Parce que vous assurez des formations en interne par la suite ?

Jean-Marie Laval : Sur les deux premières années, les nouvelles recrues passent un peu plus de 10 % de leur temps en formation.

Le Journal de l’éco : Quelles qualités recherchez-vous chez vos futurs collaborateurs ?

Jean-Marie Laval : Tout d’abord, le goût durable de la relation client et du conseil ainsi qu’une envie permanente d’apprendre, de se former et de progresser dans l’entreprise pour faire carrière. Nous recherchons le goût des victoires d’équipe. Le conseiller ne peut plus être solitaire aujourd’hui dans la banque. Il faut obligatoirement travailler en équipe.

Nous avons pris l’engagement, dans le cadre du contrat de génération, de recruter 35 % de jeunes qui ont moins de 26 ans

Le Journal de l’éco : Avez-vous un partenariat avec Pôle Emploi ?

Jean-Marie Laval : Nous avons proposé à Pôle Emploi l’idée de lancer des « job dating » sur invitations. Ils ont immédiatement adhéré à ce projet qui consiste à identifier au préalable des personnes qui rentrent dans les critères que nous venons de citer et qui s’interrogent sur les métiers de la banque. Une fois sur deux, les entretiens que nous menons lors de ces « job dating » aboutissent à des entretiens plus approfondis.

Le Journal de l’éco : Qu’en est-il des jeunes diplômés et des seniors ?

Jean-Marie Laval : Le Crédit Agricole Centre France recrute beaucoup de jeunes diplômés. Pour ce qui concerne les seniors, annuellement, notre banque embauche une dizaine de personnes qui ont dépassé les 35 ou 40 ans. Nous avons pris l’engagement, dans le cadre du contrat de génération, de recruter 35 % de jeunes qui ont moins de 26 ans. Et nous avons pris aussi l’engagement de recruter quelques seniors de plus de 50 ans, mais ce n’est pas quantifié.

Le Journal de l’éco : Existe t-il un turn-over important dans les métiers de la banque ?

Jean-Marie Laval : Le Crédit Agricole Centre France a fait le choix non seulement de conserver ses agences mais d’en ouvrir de nouvelles, surtout sur la grande agglomération de Clermont-Ferrand. Parmi nos recrutements, 60 à 70 % concernent des remplacements de départs à la retraite et la différence concerne des créations de poste. Le turn-over est très faible puisqu’il est inférieur à 2 %.

Le Journal de l’éco : Des entreprises telles que ERDF recrutent des femmes, notamment dans des métiers techniques, et le CEPAL mise sur la diversité et le développement durable. Avez-vous une forme de recrutement éthique ou basé sur certaines valeurs telles que celles-là ?

Jean-Marie Laval : Nos recrutements sont axés sur une grande diversité de diplômes, d’âge, d’expérience et de reconversion possible. Notre volonté est celle d’un engagement dans la durée avec les collaborateurs. C’est un véritable pacte social.

Le Journal de l’éco : Recrutez-vous en alternance ou en apprentissage ?

Jean-Marie Laval : Nous avons des partenariats avec des grandes écoles et des universités et annuellement nous accueillons 30 à 40 alternants. Nous accueillons aussi environ 250 stagiaires. L’objectif, lorsque nous accueillons des jeunes en contrat d’apprentissage ou d’alternance, est de les conduire à un emploi durable dans notre banque.



Un article de Thomas Fauveau

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