webleads-tracker

Etudes, conseil, expertise

Le MEDEF 63, héraut de la simplification et chantre de la frugalité

Le MEDEF 63, héraut de la simplification et chantre de la frugalité

Retour sur le grand meeting 2013 du MEDEF 63 qui s’est tenu le jeudi 12 décembre à la Grande Halle d’Auvergne. Son président, Jean Yves Resche, se félicite d’être accompagné d’une équipe formidable qui lui a proposé il y a 6 mois ce thème de la simplification qui se révèle aujourd’hui d’une actualité brûlante.


La manifestation démarre par une fracassante entrée sur scène de l’imprécateur, Marc Halevy, physicien de la complexité, économiste et philosophe qui nous interpelle de but en blanc en nous posant la question  : qu’est-ce qui nous arrive, c’est quoi ce foutoir  ?

Se référant au rapport Meadow « Halte à la croissance », paru en 1972, il nous fait toucher du doigt que nous nous situons au cœur de la tourmente de la cinquième grande Renaissance, inscrit dans un cycle qui engendre tous les 500 ans un changement de paradigme.

Nous sommes passés d’une logique d’abondance à une logique de pénurie où les ressources non renouvelables de plus en plus inaccessibles coûtent de plus en plus cher. Alors, il nous faut tourner le dos aux recettes qui ont fait le succès de la révolution industrielle, taylorisme, standardisation, approche comptable de la mesure de la productivité et production de masse qui aboutissent à une impasse et bifurquer en devenant beaucoup plus intelligents, agiles et coopératifs, pour privilégier la recherche de la plus grande valeur du point de vue du consommateur.

Pour ce faire, il faut passer du quantitatif au qualitatif et il devient désormais impossible de faire l’impasse sur la mobilisation de toutes les intelligences, de tous les talents, et sur la capacité à s’adapter et à innover. C’est ainsi que le mythe du progrès doit s’effacer pour laisser la place à celui de la joie de vivre.

Menteurs et ignorants sont ceux qui affirment que la reprise pointera son nez dans les 3 ou 6 mois qui viennent. Car il ne s’agit pas d’une crise mais d’un gigantesque tumulte résultant de la confrontation brutale de deux tendances opposées : l’une décroissante composée d’organisations et d’institutions saturées d’habitudes et de stéréotypes et arc-boutées sur leur pouvoir qui nous entraîne de plus en plus rapidement vers la chute ; l’autre croissante composée de petites structures très agiles et gonflées d’optimisme et d’enthousiasme qui se sentent capables de réinventer le monde et qui nous proposent de répondre à la pénurie par la frugalité qui consiste à produire et consommer mieux mais moins.

Le pouvoir des intelligences doit se substituer à celui des élites situées au sommet de la pyramide, fonctionner en réseau et redonner du sens au travail de chacun en remplaçant la question « comment ? » par la question « pourquoi  ? ». Il s’agit littéralement de devenir virtuose et de s’attaquer à ce qui est difficile en s’inspirant de cet adage taoïste « Ce n’est pas le chemin qui est difficile ; c’est le difficile qui est le chemin. ».

Les pionniers de cette Renaissance sont, à n’en pas douter, les petites structures agiles capables de s’adapter rapidement au changement de paradigme contrairement aux dinosaures qui n’ont pas réussi dans le passé à s’adapter aux mutations climatiques. Cette fois-ci, les Européens et les Chinois sont mieux placés que les USA pour bifurquer en passant d’une économie du prix bas à une économie de la valeur haute.

François Gabella, Chief Executive Officer (CEO) de LEM Holding SA, patron suisse, nous exhorte à sortir du cadre pour libérer l’innovation en comparant son exemplaire du code du travail suisse qui tient en 37 pages au nôtre, trop volumineux pour être présenté. Arnaud Courdesses, directeur associé de Babymoov, très tourné vers l’international, se dit séduit par le retour de la
« Valeur » et témoigne de sa grande satisfaction à pouvoir s’étonner jour après jour de l’extrême diversité des pratiques découvertes à l’occasion de ses voyages à l’étranger.

Quant à Bernard Gaud, président du MEDEF Rhône-Alpes et président de la commission Simplification du MEDEF national, il conclut en déclarant d’emblée que tout va mal mais que tout peut aller mieux à condition que nous assurions les
3 « S » : Stabilité, Sécurité juridique et Simplification et que nous libérions les
3 « L » : les énergies, les ambitions et l’envie.

                                 Un article de la rédaction du journal de l’éco
De notre correspondant : Gilles Flichy


Publi-rédactionnel

Si vous avez aimé cet article,
partagez le !