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Tourisme, restauration

Le restaurant Pont Pakowski à Nonette, le trait d’union d’une vie

Le restaurant Pont Pakowski à Nonette, le trait d’union d’une vie
Christian Wasch, nouveau gérant du Pont Pakowski

A 50 ans, après avoir connu difficultés et découragements, Christian Wasch a repris le restaurant où il a déjà travaillé. Son objectif est simple : en faire un paradis.


C’est une histoire peu banale, comme le sont souvent celles des gens passionnés. Christian Wasch, le nouveau repreneur du restaurant Le Pont Pakowski (près d’Issoire) est en fait un bon connaisseur de l’établissement. Il y avait déjà travaillé en tant que saisonnier pendant 20 ans. « Je me souviens encore de cette balade près de Nonette avec ma femme. Nous avons aperçu cette ancienne ferme au milieu d’une nature somptueuse et nous sommes tombés amoureux des lieux », se souvient Christian. Le couple rachète le bâtiment et le transforme en café-concert. Au bout de 2 ans, ils se lancent dans la restauration et l’affaire marche plutôt bien jusqu’à 2008.

Méfiance générale et solidarité familiale

«Ensuite, c’était la liquidation.  A 50 ans, je me suis retrouvé sans rien, seul… C’était très dur. Au bout de quelques temps, j’ai décidé de reprendre l’affaire avec mon fils. Je ne m’imaginais pas rester au chômage, alors que j’étais en pleine forme, j’avais envie de travailler». Mais au lieu de se sentir soutenu et encouragé, il doit faire face à la méfiance générale. « Au Pôle emploi, on m’a dit qu’il valait mieux rester au RSA que de me lancer dans un secteur où la majorité des gens échouent. Les banquent ne voulaient pas me prêter… Heureusement, j’ai pu compter sur ma famille et mes proches ». Il réussit à réunir 125 00 euros dont 50 % en apport personnel.

Ainsi cela fait un an déjà que l’un des derniers restos-guinguettes sur l’Allier ne désemplie pas. Des animations, des activités, des visites en famille ou en groupe, une cuisine traditionnelle de qualité, des viandes des races Charolaise, Aubrac, Salers… tout est fait pour que les clients se sentent bien et reviennent.

Une zone de loisirs

« Rester là et attendre que le client s’arrête chez vous, cela ne marche plus. Il faut aller le chercher, l’accueillir, proposer des activités et un bon rapport qualité-prix. Notre avantage supplémentaire est le service à tout moment. Et bien sûr la vue imprenable. Je prévois également de réaliser de nouveaux aménagements et de construire une zone de loisirs ».

Aussi Christian Wasch et son fils sont débout à 5 heures du matin et ne comptent pas leurs heures. Mais pour eux « ce combat de tous les jours en vaut la peine ». Car ils partagent en famille un bonheur simple mais essentiel : gagner leur vie en transformant « une ruine en paradis ».



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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