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Le taux de chômage est un artéfact administratif

Le taux de chômage est un artéfact administratif

Le chômage est le prototype du faux problème.


Le taux de chômage est un artéfact administratif.
Ce n’est pas son état social et financier qui définit le chômeur, mais son statut administratif en regard des lois et règlements d’accès aux allocations diverses et aides variées que l’assistanat généralisé a mis à sa disposition au frais des contribuables… après ponctions colossales du système fonctionnaire qui met – si mal – tout ce fatras en œuvre.

L’inemploi réel a deux causes : d’abord, la mauvaise conjoncture économique (qui fait diminuer la demande, donc la quantité de travail à produire) et, ensuite, les carcans fiscalo-idéologiques (qui découragent l’embauche par les entreprises).

Mais le chômage et l’inemploi ne sont pas synonymes : le premier pointe un statut administratif, le second exprime une réalité sociale ; ils sont largement dissociés l’un de l’autre. Combien de chômeurs potentiels sont mis au travail, artificiellement, dans des tâches inutiles (souvent fonctionnaires) payées par le contribuable ? Combien de chômeurs s’engraissent de travail au noir ? Et combien d’inemployés non chômeurs croupissent dans la misère ? C’est l’inemploi réel qu’il faut combattre et non le chômage professionnel.

La conjoncture économique est mauvaise et elle le restera définitivement puisque la décroissance naturelle des ressources disponibles et accessibles s’accélère de jour en jour. Ainsi, l’inemploi conjoncturel aura, inéluctablement et irrémédiablement, tendance à croître. Il faut donc, d’abord, éliminer l’autre source d’inemploi : les carcans fiscalo-idéologiques véhiculés par les réglementations administratives et bureaucratiques. Faute de cela, les deux causes d’inemploi vont continuer à s’amplifier mutuellement et à exacerber le phénomène.

Mais cela ne suffit pas.
Puisque la quantité de travail à produire va diminuer encore et encore, mais que la nécessité d’engendrer de la richesse restera vitale, il faudra bien un jour comprendre que la décroissance de la quantité de travail à produire implique une compensation : le croissance de la qualité du travail produit.
Il faut, donc et d’urgence, faire évoluer les systèmes éducatifs vers plus de virtuosité des cerveaux et des mains. Cela implique de restaurer un haut niveau d’exigence dans tous les processus d’étude et d’apprentissage : on n’apprend rien en s’amusant ou en réinventant la roue soi-même. La quête du savoir, du savoir-faire et du savoir-être est difficile et exigeante ; elle demande beaucoup d’effort, toute la vie durant. Et cet effort ne peut qu’être personnel : personne ne peut vous construire intérieurement à votre place.

Il faut encore abolir le droit du travail (le contrat doit rester un acte privé entre deux parties civiles ; il y a des tribunaux pour juger les différends entre parties) et favoriser l’esprit d’entreprise et la mutation du salariat (vieux reliquat du paradigme industriel et ouvrier) vers l’indépendantat.
L’allocation universelle doit devenir l’arrière-fond global de ces transformations sociétales essentielles et vitales.

Voir plus de chroniques de Marc Halevy

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