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Tourisme

Le tourisme se réinvente

Le tourisme se réinvente

Tout est désormais source de tourisme. Des grandes maisons de vignobles d’exception, à l’atelier artisanal d’un petit village du Bourbonnais, en passant par la scène d’un théâtre de province, ou à un séjour dans un château aux allures de demeure anglaise perdue au beau milieu d’une forêt, telle celui de Dowton Abbey rendu célèbre par Netflix, tout devient source de tourisme. Le tourisme est passé d’une volonté de découvrir « l’ailleurs et les autres » à une occasion de vivre l’expérience de la nouveauté s’inscrivant dans la douloureuse équation : argent, distance, dépaysement, sécurité, monde connecté. Il est loin, l’été 1937, durant lequel nos ainés ont découvert grâce aux congés payés, les premières joies du camping collectif et celles des plages bondées. Désormais, les lieux les plus chargés d’histoire de notre patrimoine rivalisent avec les idées les plus extravagantes. Les concepts prennent le pas sur les destinations touristiques chargées de mémoire. A présent, le touriste cherche une émotion dans le rapport à sa propre exigence de créativité. Le tourisme évolue, mais sa raison première demeure et rassure, celle de quitter son quotidien, pour mieux y revenir.


Un potentiel infini

1 milliard de personnes dans le monde auraient eu une activité touristique en 2017. C’est énorme ! Les chiffres proviennent de l’organisation mondiale de commerce. Ils sont en fait le cumul de chaque personne entrant dans un musée officiellement répertorié, réservant une chambre d’hôtel, prenant un avion, ou effectuant un passage sur une autoroute. Tout çà n’est pas franchement limpide et ne peut être pris pour argent comptant.

En revanche, il est évident, que même modéré, ce chiffre témoigne d’un engouement réel pour le déplacement vers autre chose, vers un autre lieu, qui en soit est un acte de tourisme. Les pays émergents, les pyramides de Gizeh, la ville de New York, Disneyland, Londres, sont toujours aussi attirants pour le touriste en quête de l’inconnu.

 

La France sur le podium des destinations touristiques

Une chose est certaine, la France demeure la principale destination touristique dans le monde. Le château de Versailles, l’Haussmannienne ville lumières de Paris, le Mont Saint-Michel, le Puy du Fou, la Camargue, mais aussi le volcan du puy de Dôme sont les destinations préférées des touristes dans notre pays.

Attention aux réussites trop vite établies ! Même si elles ont la côte, ces destinations sont rattrapées par de nouvelles formes touristiques. Plus de nature, plus d’écologie, plus de sensation, plus de virtuel, plus de surprises… le touriste d’aujourd’hui est un individu moderne, connecté, qu’il convient de surprendre et qui assume ses paradoxes. Oui à la découverte à pied et en bivouac, d’une lointaine contrée au fin fond de l’Asie, mais à condition d’y aller rapidement en Boeing. Oui au silence des cabanes dans les arbres pour une nuit amoureuse, mais à condition que la 4G inonde les lieux. Toujours au chapitre des paradoxes, là où l’on se renferme par le digital sur soi-même, il reste le désir criant de s’ouvrir aux autres cultures.

Plus de 80 millions de touristes étrangers en France

83 millions : C’est le nombre d’étrangers venus visiter la France en 2016 (82,6 millions en métropole et environ 400 000 dans les départements d’outre-mer), selon les chiffres du ministère des Affaires étrangères. Si la France a connu un léger recul du tourisme cette année-là (de 2 %), principalement en raison des attentats de 2015, la tendance s’est inversée en 2017. Selon les premières estimations du Gouvernement pour l’année 2017, la France reste la première destination mondiale devant les États-Unis et l’Espagne, avec une fréquentation record de l’ordre de 88 millions à 89 millions de visiteurs étrangers, soit 4 millions à 5 millions de plus qu’en 2016.

Une clientèle chinoise en essor

2 millions : C’est le nombre de touristes chinois venus en France en 2016, un chiffre en légère baisse par rapport à 2015, qui avait connu un record de fréquentation chinoise, avec 2,2 millions de visiteurs. En l’espace de cinq ans, la clientèle chinoise a doublé, mais elle reste encore loin derrière le premier pays contributeur de touristes extra-européens, les États-Unis, avec 4,2 millions de leurs compatriotes venus visiter notre pays en 2016.
La baisse de la fréquentation touristique internationale de la France en 2016 s’explique surtout par la diminution des arrivées en provenance d’Europe ; établi à 69,4 millions en 2013, le nombre de touristes européens n’a cessé de baisser depuis, jusqu’à atteindre 64,5 millions en 2016.

Recettes touristiques : la France décroche la 5e place

42,5 milliards : C’est le montant total, en dollars, des recettes liées au tourisme en 2016 en France, selon les chiffres de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), soit 34,37 milliards d’euros. Ce montant place le pays en cinquième position dans ce domaine, derrière les États-Unis (205,9 milliards de dollars), l’Espagne (60,3 milliards), la Thaïlande (49,9 milliards) et la Chine (44,4 milliards).
Selon le Gouvernement français, une marge de progression existe : l’État a fixé l’objectif d’atteindre 100 millions de touristes internationaux accueillis et 50 milliards d’euros de recettes touristiques à l’horizon 2020.

Les bienfaits du tourisme

Il rapporte de l’argent au pays, pas seulement dans les dépenses directes au sein du secteur touristique, mais aussi pour les entreprises locales, allant des restaurants aux magasins. De plus, l’argent amené dans le pays par le tourisme peut être utilisé par le Gouvernement afin d’améliorer les routes, les bâtiments, les transports ou d’autres aménagements publics.

Les entreprises de tourisme sont un ensemble extrêmement complexe d’activités et de services, qui recoupe bon nombre d’autres secteurs. Les recettes du tourisme n’engendrent donc pas uniquement des gains directs pour les entreprises du secteur (hôtels, attractions touristiques, restaurants, etc.) : elles engendrent également des gains indirects pour d’autres secteurs, tels que l’agriculture, la construction et l’industrie manufacturière. Le tourisme peut, par exemple, accroître la demande de produits alimentaires locaux et de fournitures pour les établissements hôteliers, et créer de nouveaux marchés pour les produits artisanaux.

Les entreprises de tourisme peuvent également aider les secteurs existants et les petites entreprises déjà en place à réaliser un supplément de revenu. Ainsi en France, les agriculteurs qui mettent quelques chambres à la disposition de touristes peuvent gagner jusqu’à 2860 euros de plus par an, et jusqu’à 3150 euros par an s’ils fournissent également les repas ; ce montant peut atteindre 11000 euros s’ils proposent une écurie de randonnée.

L’augmentation des revenus et des impôts liés à la création d’emplois et d’entreprises peut servir à entretenir, ou à moderniser, l’infrastructure et les services locaux. La qualité globale de l’environnement, et l’accès de la région, peuvent également être amélioré, étant donné que les touristes préfèrent visiter des endroits attrayants, propres et non pollués, et à y accéder aisément. Bien géré, le tourisme peut, en outre, susciter un sens de la collectivité et un esprit de coopération, ou contribuer à faire revivre un village ou une communauté.

Les entreprises de tourisme favorisent le développement d’un sentiment de fierté et une sensibilisation à l’égard des atouts naturels et culturels de la région. Cette prise de conscience peut, à son tour, susciter davantage de compréhension et de sympathie vis-à-vis de leur restauration et de leur protection, et contribuer à ce que des fonds plus importants soient mobilisés dans ce but. Les entreprises de tourisme induisent aussi la protection et la valorisation du patrimoine naturel et culturel.

Les méfaits du tourisme

Même si la liste des avantages potentiels est impressionnante, il faut être conscient que l’activité touristique n’est pas la panacée universelle pour assurer sans difficulté la survie d’une économie. Cette situation peut résulter d’un manque d’entreprises ou d’une disponibilité insuffisante de fonds pour lancer de nouvelles affaires. La population de nombreuses régions est, en outre, plus âgée que la moyenne, ce qui limite le potentiel de création d’entreprises.

Des compétences sont notamment exigées en matière de gestion d’entreprise, de marketing et de service à la clientèle. Or, certains se lancent dans l’aventure touristique sans véritable formation, exerçant des métiers qui ne s’improvisent pas. L’appui du secteur public s’avère particulièrement important pour la mise en place d’une infrastructure capable d’accueillir les touristes (signalisation, réseau routier, etc.) et d’un climat favorable à la création de petites entreprises. Le manque de ressources et de volonté politique dans des cas constitue, à l’inverse, une réelle entrave au développement d’un tourisme durable. L’activité touristique dépend fortement, en outre, de la coopération et de la participation d’autres secteurs afin d’avoir notamment accès aux services et aux matériaux de base, voire à des éléments du patrimoine naturel ou culturel situés sur des terrains privés.

Les nouvelles formes de tourisme

L’écotourisme ou tourisme vert a pour axe essentiel la découverte d’espaces naturels par le biais d’activités de découverte ou de loisirs respectueuses de l’environnement, mais également la découverte des hommes qui vivent de et dans cet espace. C’est l’aspect militant de cette pratique qui le différencie du tourisme de nature. De plus en plus de départements misent sur ce type de tourisme et sensibilisent ainsi leurs professionnels, comme leurs visiteurs au respect des territoires.

De la même manière, beaucoup d’agences proposent des séjours éco-touristiques, mais sans prendre en compte le respect des populations d’accueil et la juste rémunération des différentes parties prenantes et en se contentant de mettre en avant des activités… de plein air. De nouvelles formes de camping s’adaptent à cette attente : partir en vacances écologiques avec Yelloh village !

De nouvelles pratiques s’ancrent pleinement dans la tendance écolo ! C’est le cas du woofing par exemple (vacances bio et économiques sur les 4 continents) ou bien encore la mode des cabanes. Ces nouvelles activités sont favorisées par la crise économique et la tendance de fond, en France, à voir les séjours de longue durée diminuer au profit de courts séjours. La préoccupation écologique pousse certains à éviter de prendre l’avion et à privilégier des destinations proches et des modes de transport tels que le train, réputé moins polluant.

Selon le site du ministère de l’Ecologie, du développement durable et de l’énergie, les déplacements touristiques en France se font essentiellement en voiture. Ceux-ci représentent 6% des émissions de gaz à effet de serre soit environ 30 millions de tonnes de CO2 par an. Mais c’est l’avion qui est le grand responsable de l’impact négatif du tourisme sur l’environnement puisqu’il dégage 40% des émissions de CO2 engendrées par l’industrie touristique. En effet, un avion émet entre 134 et 148 grammes de CO2 par voyageur et par kilomètre (contre 2,6 grammes pour le train). Les déplacements en avion représentent quant à eux environ 5% des émissions totales de GES produites au niveau mondial. D’ailleurs, on estime que si la tendance actuelle se poursuit, les émissions de GES pourraient atteindre les 20% à l’horizon 2050.

Le tourisme solidaire et équitable

Ce tourisme axé sur les valeurs de solidarité et d’engagement se développe. Il faut d’ailleurs souligner que l’offre disponible semble croître plus vite que le chiffre d’affaires réalisé par les professionnels.

Aller loger chez un particulier plutôt qu’à l’hôtel, échanger sa maison pendant les vacances, louer chez l’habitant plutôt qu’en agence… ces pratiques sont de plus en plus courantes. Dans l’esprit de la nouvelle consommation, à forte tendance collaborative, de nouveaux comportements s’imposent et de nouveaux acteurs émergent qui commencent à porter ombrage aux professionnels classiques du tourisme, notamment de l’hôtellerie. Bon plan financier, goût pour le contact et l’échange, facilité et paiement direct de la main à la main, partage avec une communauté, les raisons de choisir l’hébergement collaboratif sont nombreuses. Des sites comme Airbnb, 9flats ou wimdu, sites de location entre particuliers, sont de plus en plus visibles sur le plan international et attirent ceux qui veulent louer à l’étranger, avec la facilité de réserver et de payer directement en ligne.

Airbnb propose à l’heure actuelle 300 000 logements dans 34 000 villes de 192 pays. C’est à Paris que l’on trouve le plus d’adeptes de l’hébergement collaboratif (après New-York). Le site compte 35 000 « hôtes » français, dont 15 000 à Paris. Autres exemples : Trocmaison.com, branche française du site d’échange de maisons américain, et HomeExchange, leader français sur le secteur qui a recensé 10 000 foyers inscrits pendant été, contre 8 000 habituellement.

Selon Alexandra Origet du Cluzeau de Trocmaison.com, ce type de pratique entre particuliers a pour conséquence de redonner de « l‘intérêt pour les destinations de proximité. Les échanges en France et en Europe ont dominé l’été 2013. Ainsi, la France, donc, suivie de près par l’Espagne, l’Italie, le Royaume-Uni et la Suisse sont les grands gagnants de la période estivale ».

Le slow tourisme

Le Slow tourisme prône les transports collectifs : trains, bus, autocars, covoiturage. Les transports « zéro pollution » comme les pousse-pousse, rickshaws, vélos et autres, sont fortement mis en avant.
Cyclotourisme, randonnées, ânes… le slow tourisme, va préférer une ballade le long du rivage à une heure en jet ski ou bien le périple avec des ânes sur la route de Stevenson dans les Cévennes plutôt que le rallye en 4×4, passer des vacances d’hiver à la ferme, plutôt qu’à la plage. De fait, le cyclotourisme a le vent en poupe comme l’atteste le développement des Voies vertes et des vélo-routes. Un label “Accueil vélo” a même été créé en 2011 pour soutenir le cyclotourisme. Mais il faut aussi mentionner d’autres phénomènes tels que, entre autres, le regain de popularité du Chemin de St-Compostelle qui attire de plus en plus de touristes et pas seulement des pèlerins.

De nombreux sites existent mettant à notre disposition circuits, bonnes adresses et conseils. Des agences sont également de plus en plus nombreuses à nous proposer des séjours clé en main. Il ne nous reste alors plus qu’à pédaler, assis ou couché, en France, à travers l’Europe et même beaucoup plus loin, pour découvrir de nombreux territoires à vitesse … vélocipédique !

Dans cette catégorie, on peut classer le glamping, qui associe le « camping » et le « glamour ». Le Glamping désigne une nouvelle tendance pour ceux qui ont envie pour leurs vacances, de se retrouver « au vert » et ainsi redécouvrir les plaisirs d’une vie proche de la nature, en oubliant la frénésie urbaine et le béton.

L’éco volontariat

L’écovolontariat, désigne toute action de travail bénévole et volontaire au service de la protection de l’environnement et du développement durable. Accueil et soin des animaux, entretien d’espaces naturels, missions scientifiques, nettoyage des plages ou de sites protégés, restauration du patrimoine… les activités d’écovolontariat sont nombreuses.
De tradition anglo-saxonne, les projets d’écovolontariat se sont largement développés en France ces dernières années. Ils répondent à l’envie de vivre des vacances qui font sens, de s’impliquer dans des activités utiles.

Le volontaire s’engage de son plein gré auprès d’une association. Il offre de son temps, de son savoir, de sa motivation, de son énergie sans recevoir en contrepartie de rémunération. Souvent les termes “volontaire” et “bénévole” sont indifféremment employés. En raison de la prédominance de la langue anglo-saxonne, le terme éco-volontaire est privilégié. Souvent, il faut payer pour participer à ces activités touristiques, qui ressemblent à une implication dans un service civil actif, mais le budget est rarement un frein pour les passionnés qui s’y adonnent.

Le tourisme créatif et culturel

Le tourisme culturel n’est pas vraiment une nouvelle tendance. Cependant, il attire un public nouveau. Traditionnellement, le public des vacances culturelles est attiré par les visites guidées du patrimoine culturel et historique des pays qu’il visite. Mais la forme qui gagne des adeptes en est proche. Il s’agit du tourisme créatif qui satisfait ceux qui sont également attiré par des vacances à vivre, par expériences dont on se souvient.

Le touriste créatif aime aussi la dimension collaborative et lui aussi teste l’hébergement collaboratif et aime se faire accueillir par des Greeters, où qu’il aille. Car c’est autant le contact humain, l’expérience de ses propres talents, la redécouverte de savoir-faire artisanaux qui lui importent que la culture au sens traditionnel des musées ou des ateliers d’art.

Des destinations créatives

Le Creative Tourism Network – Réseau International pour la Promotion du Tourisme Créatif a été crée pour promouvoir ce type d’activités : Souffler ses pièces de verre à Biot, s’initier à la rumba catalana à Barcelone, apprendre à faire les croissants à Paris, réaliser un concert dans une église de Rome, un stage de cuisine en Galice ou à Bangkok, élaborer une étole selon la tradition Maya au Guatemala, ou produire sa musique chill-out à Ibiza, sont autant d’invitations à vivre une culture grâce à des expériences uniques.

Le tourisme créatif est considéré comme une nouvelle génération du tourisme, et se caractérise par l’interaction des voyageurs avec la population locale autour d’activités participatives. Avec le tourisme créatif, il s’agit de développer sa créativité personnelle tout en étant connecté aux autres, à un lieu ou à une culture locale. La rencontre et le partage sont là encore des valeurs clé du tourisme qui prospère dans le courant de fond de la nouvelle consommation.

Les nouvelles expériences

La quête d’authenticité, qui est aussi sous-jacente dans le succès d’Evaneos, est au cœur de la stratégie d’Airbnb. Le site l’exprime dans le slogan de sa dernière campagne de publicité : « Ne visitez pas. Vivez là-bas ». Mais cela se retrouve aussi dans un ensemble de services qu’Airbnb est en train de déployer. Fin avril, Brian Chesky, cofondateur et PDG d’Airbnb, en donnait la logique : « La première raison pour laquelle les voyageurs choisissent Airbnb est qu’ils veulent vivre comme des locaux. Ils ne veulent pas être coincés dans de longues files d’attente et se débattre dans la foule pour voir la même chose que tout le monde. »

Le site propose ainsi désormais des guides de destination réalisés à partir des préconisations des loueurs d’Airbnb. « Pour Paris (découpé en 30 quartiers), le décalage entre les circuits classiques et ceux plébiscités par les hôtes Airbnb est particulièrement net, puisque ces derniers classent le marché des Enfants Rouges en tête des choses à voir dans la capitale. », décrypte le journal Les Echos.

Depuis quelques mois, Airbnb expérimente également une autre fonctionnalité : permettre à ses clients de réserver des activités ou des services en même temps que la réservation d’un logement. Sur Paris, les utilisateurs d’Airbnb peuvent par exemple profiter d’une excursion « Sortir boire des verres avec un Parisien » pour 31 € pendant 2h30. Le site propose aussi la mise en relation avec une « fashionista » pour 2 heures de shopping dans la capitale (75 €), des visites pour découvrir les graffitis parisiens (20 €), des parcours thématiques dans les musées… Toujours avec l’objectif de visiter une ville autrement.

Le commerce conversationnel

Les robots conversationnels, ou chatbot, constituent une des tendances émergentes majeures dans la relation entre les marques et les consommateurs. Ils permettent d’interagir avec des entreprises comme on le ferait entre amis via des messageries instantanées comme Facebook Messenger.

Le tourisme ne pouvait naturellement pas échapper à cette tendance. Le comparateur de voyages Skyscanner ouvre le bal en lançant un chabot sur Facebook Messenger permettant de rechercher un vol au meilleur prix. Il suffit d’envoyer un message à Skyscanner sur Messenger pour lancer le dialogue avec le robot. Il mène la conversation, demandant la ville de départ, la destination, les dates de voyage, avant d’afficher les meilleurs vols disponibles, incluant un lien vers la page de réservation. De l’avis général, ce nouveau mode de réservation d’un vol proposé par Skyscanner est très intuitif, avec un fonctionnement simple et efficace. Le service est disponible partout dans le monde, uniquement en anglais pour le moment.

L’accompagnement des clients

Le groupe AccorHotels vient de revoir intégralement sa stratégie mobile. Il a fermé toutes les applications des marques du groupe (Ibis, Novotel, Sofitel, etc.) pour les remplacer par une application unique, disponible en 18 langues. L’ objectif est clair, celui de contrer les plateformes de réservation comme Booking. La nouvelle appli d’AccorHotels propose ainsi des tarifs préférentiels auprès de 4 340 hôtels dans 92 pays. « Nous voulions également proposer une application utile tout au long du parcours client, et pas seulement à la réservation, grâce à des services exclusifs. », ajoute Romain Roulleau, directeur e-commerce et services digitaux du groupe, lors d’un atelier organisé par La Poste. Avec cette appli, le parcours client commence donc avant le départ. Le voyageur peut chercher l’inspiration parmi 70 guides de destination. A l’arrivée, il trouve un lien vers une application Uber ou de taxis pour rejoindre facilement son hôtel. Et une fois installé, il dispose de toute l’expérience de l’hôtel qui a été digitalisée : room services, horaires du spa, menu du restaurant, etc. Enfin, l’application se transforme en carte digitale du programme de fidélité. AccorHotels a concentré toutes ses forces dans une seule application dans l’optique d’être « parmi les trois applications de voyage téléchargées et utilisées par le consommateur ». Une position très disputée, en concurrence avec des sites comme TripAdvisor, ainsi qu’avec de nombreux acteurs comme Visa ou les compagnies aériennes qui, pour se faire une place dans le téléphone des touristes, se positionnent aussi comme des compagnons de voyage.

La réalité virtuelle

Vous regardez “James Bond contre Dr No” et vous vous mettez à rêver de passer vos vacances sur la plage où Ursula Andress sort de l’eau ? Demain, en cliquant sur l’écran de votre télé connectée, il vous sera possible d’identifier l’endroit où se déroule la scène, et de réserver le voyage qui vous y emmène. C’est en tout cas le projet sur lequel travaillent les équipes de R&D d’Amadeus, fournisseur de solutions de réservation pour l’industrie du voyage. Un prototype, réalisé en partenariat avec la compagnie aérienne United, a été présenté au festival South by Southwest (SXSW) à Austin au Texas en mars dernier, utilisant comme support le film “La Vie rêvée de Walter Mitty”. En cliquant sur des scènes du film diffusé sur une Apple TV, les spectateurs voyaient s’afficher dans un pop-up la localisation, et obtenaient sur l’écran de la télé, ainsi que sur leur smartphone, toutes les infos pour s’y rendre et réserver le voyage.

Il ne s’agit encore que d’une expérimentation, pour laquelle Amadeus souhaite susciter des retours de clients potentiels. L’un d’eux a assimilé cette expérience à l’application Shazam, qui identifie des morceaux de musique. L’avenir du tourisme, ce sera peut-être de « shazamer » des scènes paradisiaques dans les films, et de recevoir immédiatement un devis d’une agence locale, façon Evaneos, proposant un séjour personnalisé ou des vacances de rêves en fonction de notre profil.

Les chiffres clés du tourisme en Auvergne-Rhône-Alpes

11% de part de marché du tourisme France (3e région pour la clientèle française – 3e région pour la clientèle étrangère)

19,7 milliards d’euros de consommation touristique française et étrangère, soit 8% du PIB* (2e région touristique),

180,6 millions de nuitées touristiques estimées en 2016 (nombre de nuitées françaises totales, y compris enfants de – 15 ans et nuitées étrangères dans les hébergements marchands).

1,4 milliard d’euros d’investissement touristique (moyenne triennale 2014 – 2016)

888 600 lits marchands et 2,1 millions de lits non marchands (résidences secondaires),

159 400 emplois salariés liés au tourisme (ACOSS 2016).

La dépense moyenne par personne et par jour est de 56 € pour les touristes français en Auvergne-Rhône-Alpes.

Avec 250 milliards d’euros, Auvergne-Rhône-Alpes est la 4e région économique d’Europe en termes de PIB (selon nomenclature NUTS2 Eurostat 2015)

En 2016, la région Auvergne-Rhône-Alpes a accueilli 11% des nuitées de la totalité de l’activité touristique française (tant en France qu’à l’étranger), ce qui la place en 3e position derrière la région Occitanie (12,6% des nuitées) et Nouvelle-Aquitaine (12,1%).

Le tourisme professionnel (déplacements d’affaires et MICE), représente 6,2% de ces nuitées.

Les premiers clients d’Auvergne-Rhône-Alpes sont les habitants de la région (28% des nuitées annuelles) suivis par les Franciliens (23%) et les Provençaux (8%). A elles trois, ces clientèles représentent 59% de la fréquentation française de Rhône-Alpes.

L’hébergement non marchand (parents et amis, résidences secondaires) rassemble 60% des nuitées effectuées en région, soit 4 points de moins que la moyenne nationale.

Les 25 sites touristiques et destinations les plus prisés en Auvergne Rhône Alpes

La Région Auvergne-Rhône-Alpes mise sur ses poids lourds pour faire rayonner sa politique touristique. Elle vient de labelliser “sites touristiques emblématiques” 25 lieux incontournables de son vaste territoire, afin de mieux les soutenir et les valoriser. “Des projets touristiques structurants et ambitieux qui seront tout autant des ambassadeurs de la fierté de nos territoires que des références de la qualité du travail entrepris“, précise le communiqué de la Région, qui martèle son désir de développer en priorité la visibilité de ses grands sites attractifs, notamment dans les domaines de la montagne, du thermalisme et de la gastronomie.

1. L’Aventure Michelin
2. La Basilique de Fourvière
3. La Caverne du Pont d’Arc
4. Les Caves de la Chartreuse
5. La Chaîne des Puys et la faille de la Limagne
6. Chamonix-Mont-Blanc
7. Le Château de Grignan
8. Une Cité consacrée à la Gastronomie de Valence
9. La Combe d’Arc
10. Le site Le Corbusier à Firminy
11. Le Geopark du Beaujolais
12. Le Grand Site de l’Aven d’Orgnac
13. Le Lac d’Annecy
14. Le Lac du Bourget
15. Le Lioran
16. Le PAL
17. Le Palais Idéal du Facteur Cheval
18. Le Parc des Oiseaux
19. Le Petit Pays
20. Les Ponts de la Caille
21. Le Puy-en-Velay
22. Le téléphérique et la Bastille de Grenoble
23. Le train de La Mure
24. Le Volcan de Lemptégy
25. Vulcania



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

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