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Le dialogue multi-parties prenantes s’installe dans les entreprises

Le dialogue multi-parties prenantes s’installe dans les entreprises

D’après un sondage OpinionWay*, l’installation du dialogue multi-acteurs des entreprises avec leurs parties prenantes devient pérenne et ce, à un niveau très stratégique dans les organisations. Un constat qui se confirme par les chiffres puisque près d’une entreprise sur 4 a choisi d’intégrer ce type de dialogue, dans l’optique de s’inscrire dans une démarche d’amélioration continue et de piloter ses actions en adéquation avec son environnement.


Pour que l’entreprise agisse ou demeure au tempo de la société

Un dialogue multi-acteurs permet de réunir les parties prenantes significatives pour l’entreprise. Parfois, ce sont de nouveaux acteurs dépassant les parties prenantes habituellement reconnues dans l’organisation. Les écouter, échanger, permet aux entreprises de s’ouvrir à de nouveaux enjeux, percevoir des risques et conduit à une plus grande insertion des analyses des parties prenantes dans la stratégie globale de l’entreprise… pour que celle-ci agisse ou demeure au tempo de la société.

 

Ce type de dialogue multi-parties prenantes est désormais présent dans près d’une entreprise sur quatre, de 250 salariés et plus (36%).

Bien que récent sous cette forme dans les entreprises, le dialogue multi-parties prenantes s’installe néanmoins durablement : pour 81% d’entre elles, il s’y poursuit depuis plus de 3 ans, tandis que sa mise en place est plus récente pour 19%.


Il devient incontournable et stratégique dans la gouvernance

De plus en plus incontournable dans les entreprises, le dialogue multi-parties prenantes constitue un véritable temps fort de la vie de l’entreprise. Il s’est imposé comme un véritable élément de la gouvernance de l’entreprise pour 42%. Il est perçu comme un exercice imposé (c’est-à-dire nécessaire) aujourd’hui pour 41% et représente une innovation intéressante pour 40%.


Il implique les dirigeants de haut niveau

En confirmation de sa prise au sérieux par les instances de direction, les dirigeants d’entreprises participent fréquemment à ce type de dialogue dans les entreprises où il a été instauré.
Les directeurs généraux sont les plus fréquemment impliqués (81%) ainsi que les membres du comité exécutif (81%). Le PDG est également présent dans 67% des cas. Les personnes occupant des fonctions support s’impliquent davantage depuis deux ans dans ce processus dans les entreprises où le poste existe : le directeur de la communication (68%), le directeur du développement durable (64%).


Mode d’emploi

En cohérence avec l’importance qu’elles disent accorder au dialogue avec leurs parties prenantes, la plupart des entreprises ont adopté un rythme suivi de rencontre : 42% organisent des rencontres multi-parties prenantes plus de trois fois par an et 13% trois fois par an.

Bien que moins d’une dizaine de personnes soient invitées dans plus de la moitié des entreprises (60%), un quart d’entre elles (25%) invitent plus de 20 personnes.

Ce type de dialogue se distinguant de la communication habituelle, l’ordre du jour est co-construit dans 49 % des cas.


Freins

Parmi les entreprises qui pratiquent ce type de dialogue multi-acteurs, les difficultés rencontrées pour elles portent principalement sur des questions de logistique et d’organisation des débats.Comme la disponibilité à organiser la réunion des participants et fidéliser les parties prenantes (43%). Pour les débats eux-mêmes, les entreprises évoquent quelques difficultés à bien répartir le temps de parole et à faire que chacun se respecte (15%), à arriver à trouver des compromis (14%), les remises en question pour faire évoluer les positions (10%).

Celles qui ne pratiquent pas encore de dialogue (multi-acteurs) sont pour 49% des entreprises gérant de manière bilatérale des relations avec des parties prenantes.
Elles soulèvent également des freins d’ordre pratique à des rendez-vous multi-acteurs : manque de temps (34%), de personnel pour initier cette démarche (23%), de budget (22%) ou encore le fait qu’elles ne savent pas comment l’initier (17%).

15 % des entreprises indiquent ne pas souhaiter changer le mode de gouvernance des activités de l’entreprise.


Usage : la concertation entre acteurs est utilisée pour des décisions concrètes

La tenue d’un dialogue multi-acteurs entre entreprise et parties prenantes est orientée vers des actions concrètes dans l’entreprise. Les deux parties y sont généralement attachées.

Près de 9 personnes interrogées sur 10 (89%) confirment ainsi que ce dialogue permet de prendre des décisions basées sur les échanges et 88% déclarent que cela a permis de faire émerger de nouveaux questionnements internes pour la stratégie générale de l’entreprise. Ces résultats sont également utilisés à des fins de communication et de reporting (88%), que ce soit en orientant la stratégie RSE de l’entreprise (86%), en nourrissant le rapport annuel (82%) ou les prises de position de l’entreprise (78%).

Les entreprises estiment que ce type de dialogue permet également au management de l’entreprise de se remettre en question et évoluer (22%), mieux communiquer au sein de l’entreprise (19%) et mettre en place une stratégie de développement durable (19%).

Pour conduire le dialogue avec sérieux, le suivi des échanges est un élément essentiel. Pour s’assurer de la prise en compte effective du contenu des échanges, les entreprises comptent sur la tenue de tableaux de bord avec des indicateurs de suivi (70%). Dans 61% des entreprises, une personne est en charge de s’assurer que ces échanges sont bien pris en compte.

 

Les dialogues multi-parties prenantes sont appelés à se développer dans les années à venir

Les entreprises qui ont instauré un dialogue multi-acteurs considèrent que cette démarche devrait continuer à prendre de l’importance dans les 5 années à venir.

9 sur 10 (90%) jugent ainsi que ces dialogues seront une composante indispensable de l’élaboration de la stratégie (+10 points depuis 2 ans) et des démarches RSE (88%, + 9 points) des entreprises. Pour une large majorité des entreprises, le dialogue avec les acteurs représentera également un nouvel élément de la gouvernance des entreprises (87%, + 9 points) dans un futur proche.

Cette nouvelle pratique semble devoir s’imposer dans la vie courante des entreprises, 84% estiment qu’il sera difficile d’y échapper.

Pour aller plus loin dans le dialogue, les entreprises attendent avant tout une demande de la part de leurs différentes parties prenantes (55%). Avant un changement de réglementation (38%) ou le fait que ces échanges soient davantage valorisés par les pouvoirs publics (35%). Une dynamique initiée par la branche où le secteur professionnel aiderait un tiers des entreprises (33%) à amplifier ce dialogue.

* Échantillon de 298 dirigeants, représentatif des dirigeants d’entreprises de 250 salariés et plus. Interrogé par téléphone début 2017. L’échantillon a été constitué par OpinionWay selon la méthode des quotas, au regard des critères de taille d’entreprise et de secteur d’activité.

 

Source : sondage effectué par OpinionWay en 2017 pour la société Au nom du vivant qui conçoit et anime des dialogues sociétaux.

 



Communiqué de presse du Journal de l’éco

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