webleads-tracker

Emploi, Formation, RH

Les recrutements à la hausse en Auvergne Rhône-Alpes

Les recrutements à la hausse en Auvergne Rhône-Alpes

Chaque année, le Crédoc et Pôle emploi publient une grande enquête sur les besoins de main-d’œuvre des entreprises de la région. Pour 2016, elle table sur 242 600 embauches.


Sur les 202 000 entreprises interrogées par Pôle emploi et le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie, près de 53 000 ont participé à l’enquête et font état de 242 600 projets de recrutements, soit une hausse de 2,2 % par rapport à l’an passé. L’évolution des projets de recrutement est plus marquée sur le territoire rhônalpin +2,5 % que côté auvergnat + 0,8 %.

87 % des projets sont rhônalpins. En Rhône-Alpes, 44 % des projets sont liés à une activité saisonnière contre 39 % en Auvergne. Cette spécificité saisonnière est surtout marquée dans l’Est et dans les secteurs de l’hébergement-restauration et de l’agriculture.
L’Auvergne, concentre 50 % des projets du secteur du caoutchouc, plastique & minéraux non métalliques.

15 métiers ont le vent en poupe

5 secteurs se distinguent par leur volume de projets d’embauche : la Santé humaine et les actions sociales avec 23 200 postes ; les Services scientifiques, techniques, administratifs (21 700) ; le Commerce de détail (11 000) ; l’Hébergement restauration (11 000) ; Autres activités de services (10 600). Parmi les 15 métiers les plus porteurs, trois appartiennent au secteur médical et ont eu des évolutions fortes. Ainsi, les aides-soignants, agents de services hospitaliers et infirmiers et puéricultrices cumulent 13 500 projets en 2016 et ont une progression moyenne sur un an de + 20 % et + 42 % depuis 2011. Trois métiers du commerce sont également présents avec des évolutions similaires. Avec près de 18 000 projets de recrutement, les viticulteurs, arboriculteurs et cueilleurs sont les plus recherchés en 2016. Cependant, seulement 300 de ces projets ne sont pas saisonniers. Le métier d’agent de sécurité et de surveillance affiche des évolutions particulièrement élevées. Cette tendance est probablement liée au contexte sécuritaire mais aussi à la prochaine organisation de l’Euro 2016.

Des secteurs moins dynamiques

A l’inverse, parmi les 15 métiers les plus en perte, la moitié appartient à l’industrie et à la construction. Trois métiers liés à la vente, tourisme et service sont en net repli. Les commerciaux perdent 500 projets depuis 2011 essentiellement dans le sud de la Loire, le Bassin grenoblois et l’Est lyonnais. Sur un an, le nombre de projets de recrutement de télévendeurs a baissé de 300 et en majorité dans l’Ouest lyonnais. Les projets de recrutement d’agents et hôtesses d’accompagnement baissent de près de moitié notamment sur le Grand Lyon. Les ouvriers qualifiés de la manutention affichent la plus forte perte avec 800 postes supprimés depuis 2011.

Plus d’un tiers des projets de recrutement sont considérés difficiles à concrétiser, ce qui reste stable par rapport aux deux dernières enquêtes. Pour plus des trois quarts des recruteurs, les difficultés sont dues à une pénurie ou une inadéquation des candidats. Les difficultés sont liées à la nature du poste (horaires, pénibilités…) pour 6 employeurs sur 10. Trois métiers sont en particulièrement concernés : les professionnels de l’animation socio-culturelle, les aides-soignants et les employés de l’hôtellerie. Mais aussi les employés de maison et personnel de ménage qui connaissent des difficultés récurrentes identifiées depuis au moins 2011.

La construction et l’industrie, malgré une baisse significative de leur part de difficulté depuis 3 ans, restent les secteurs les plus en difficulté de recrutement. La construction affiche le plus fort taux de difficulté (46 %). Notamment, les métiers de charpentiers, couvreurs, et plombiers, chauffagistes qualifiés dépassent les deux tiers de difficultés. L’industrie anticipe 41 % des projets difficiles en particulier pour la métallurgie (59 %), la fabrication de matériel de transport (47 %) et les autres industries manufacturières (47 %) ; également les ingénieurs et cadres du secteur informatique.

Rédaction : un article de Auvergne-Rhône-Alpes.



Un article de la rédaction du Journal de l’éco

Si vous avez aimé cet article,
partagez le !