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Les voyants économiques sont au vert pour 2018

Les voyants économiques sont au vert pour 2018

Les entreprises de la région commencent 2018 sur le bon pied. Le panorama de la situation économique en Auvergne-Rhône-Alpes, dressé par la CCI, le confirme. 54 % des TPE-PME ont vu leur chiffre d’affaires progresser dont 14 % pour lesquelles la progression est supérieure ou égale à 10%. Seul le commerce de détail reste à la traine. L’emploi n’est pas en reste. Même si les difficultés de recrutement persistent, une entreprise sur deux devrait recruter dans les 6 mois à venir. Voilà de quoi redonner confiance aux dirigeants.


Le climat des affaires s’améliore

Pour sa première édition au niveau de la grande région, le panel « suivi de la situation économique » traduit une amélioration du climat des affaires pour les TPE-PME. Le chiffre d’affaires réalisé en 2017 est ainsi en progression pour 54 % des entreprises, une tendance favorable enregistrée dans la plupart des activités.

Ce bilan positif s’accompagne d’une nette amélioration de la perception de la situation économique générale, près des ¾ des TPE-PME se disant plutôt confiantes. Même si elle reste minoritaire, la part des entreprises qui ne rencontrent pas de freins à leur développement double par rapport à l’année dernière. Dans ce contexte, les perspectives pour le 1er semestre en termes de chiffres d’affaires confirment une bonne orientation, sans accélération. La situation des trésoreries bénéficie de cette amélioration de l’activité, avec un recul des difficultés. Ce recul reste néanmoins limité, 28 % des TPE-PME faisant état de difficultés.

L’emploi dans les TPE-PME se développe. Une TPE-PME sur deux va recruter au cours du premier semestre et 29 % prévoient une augmentation de leur effectif salarié. Dans ce contexte, on note que les difficultés de recrutement apparaissent comme un frein au développement pour une part croissante d’entreprises.

La tendance est également favorable en matière d’investissements et elle devrait le rester au premier semestre.

Globalement, la situation est plus favorable pour les PME que pour les TPE et en termes de secteurs, le tertiaire tourné vers les particuliers, et notamment le commerce de détail, apparaissent moins bien orientés.

Les résultats présentés sont issus d’une enquête réalisée du 8 au 24 janvier 2018 par les CCI d’Auvergne-Rhône-Alpes auprès d’un panel de 421 entreprises représentatives du tissu régional de TPE-PME de l’industrie, du BTP, du commerce et des services. Des éléments de comparaison sont présentés avec l’enquête réalisée il y a un an, en janvier 2017, mais alors uniquement sur la partie rhônalpine de la région (qui représente 85 % du tissu d’entreprises).

 

Le panel « suivi de la situation économique »  : en détails

Un chiffre d’affaires qui a progressé pour plus d’une TPE-PME sur deux

Le climat des affaires s’est nettement amélioré en 2017 pour les TPE-PME de la région : 54 % des entreprises ont enregistré une hausse de leur chiffre d’affaires, dont 14 % pour lesquelles la progression est supérieure ou égale à 10%. Pour donner un ordre d’idée en matière de comparaison avec le bilan de 2016, 44 % des TPE-PME avaient enregistré un chiffre d’affaires en progression l’année dernière (sur la partie rhônalpine de la région).

L’amélioration est encore plus nette en termes de soldes « part des entreprises à la hausse » – « part des entreprises à la baisse » : + 33 pour le bilan 2017 et + 17 pour 2016, soit une progression de 16 points.

Pour toutes les activités, c’est la progression du chiffre d’affaires qui est la situation la plus fréquente en 2017, à l’exception du transport/logistique, pour lequel c’est la stabilité, et pour le commerce de détail, pour lequel c’est la baisse. Pour cette dernière activité, le bilan est ainsi très partagé avec 36 % des entreprises en hausse de chiffre d’affaires et 39 % en baisse, soit un solde « part en hausse » – « part en baisse » de – 3.

La part des TPE-PME ayant enregistré une hausse de chiffre d’affaires est la plus importante dans l’industrie, le tertiaire supérieur, le commerce de gros et pour les entreprises exportatrices : au moins 60 % des entreprises en progression de chiffre d’affaires.

Dans l’industrie, les services informatiques et pour les entreprises exportatrices, plus d’une entreprise sur cinq a bénéficié d’une progression du chiffre d’affaires supérieur à 10 %.

Dans le BTP et l’hébergement-restauration, l’augmentation du chiffre d’affaires a été la situation la plus fréquente, mais cela concerne néanmoins moins d’une entreprise sur deux.

Plus la taille des entreprises est importante, plus la part des entreprises avec un chiffre d’affaires en hausse est forte : 49 % pour les TPE, 55 % pour les PME de 10 à 49 salariés et 58 % pour les PME de 50 salariés et plus.

Ce bilan favorable s’accompagne d’une nette amélioration de la perception du climat économique général.

La tendance qui l’emporte très largement est celle de TPE-PME plutôt confiantes dans la situation économique générale : près de ¾ des entreprises. L’an dernier à la même époque (pour la partie rhônalpine de la région), seulement une sur deux se disaient plutôt confiantes. Et la situation est inversée par rapport à janvier 2013 où 72 % des entreprises n’étaient pas confiantes (point bas mesuré par le panel).

18 % des TPE-PME expriment un manque de confiance dans la situation économique générale. Dans le BTP, le commerce de détail, l’hôtellerie-restauration et les TPE cette opinion est un peu plus fréquente (autour de 25 % des entreprises).

 

Perspectives toujours favorables pour le 1er semestre 2018

Dans ce contexte, les perspectives des TPE-PME régionales demeurent favorables. Pour l’évolution de leur chiffre d’affaires au 1er semestre 2018, près d’une entreprise sur deux s’attend ainsi à une stabilité (par rapport à une année 2017 qui a donc été bien orientée). 35 % s’attendent à une progression pour seulement 11 % qui s’attendent à une baisse. Le solde « part à la hausse » – « part à la baisse » s’établit ainsi à + 24. Ces prévisions sont donc bien orientées même si elles ne semblent pas marquer d’accélération par rapport à la situation de 2017.

Par grand secteur, c’est pour le tertiaire tourné vers les entreprises que les perspectives sont les plus optimistes, avec pratiquement autant d’entreprises prévoyant une hausse du chiffre d’affaires que d’entreprises prévoyant une stabilité. Vient ensuite l’industrie, puis le BTP. Dans le prolongement du bilan 2017, le tertiaire tourné vers les particuliers est le secteur le moins favorablement orienté.

Les entreprises exportatrices sont particulièrement confiantes, avec 47 % d’entre elles qui prévoient une hausse de chiffre d’affaires et 41 % une stabilité. A souligner toutefois, leur activité « France » semble plus porteuse puisque la perspective d’évolution du chiffre d’affaires global est plus favorable que celle du seul CA export.

Pour tous les secteurs d’activité, le solde « part des entreprises en hausse » – « part des entreprises en baisse » est positif. Il est le plus élevé (aux alentours de + 35) dans le tertiaire tourné vers les entreprises, notamment dans l’informatique et le tertiaire supérieur, et pour les entreprises exportatrices.

Le solde « part à la hausse » – « part à la baisse » est de + 24 pour les TPE-PME de l’industrie, qui confirment ainsi le dynamisme de leur activité et de + 21 dans le BTP. Ce solde est moins élevé dans le transport/logistique (+ 12), dans l’hébergement/restauration (+ 12) et le commerce de détail (+ 9).

Comme pour le bilan 2017, les perspectives sont meilleures pour les PME de 10 salariés et plus (solde supérieur à + 25) que pour les TPE (solde à + 16).

 

Moins de freins au développement, si ce n’est en matière de recrutement

En ce début 2018, les TPE-PME de la région semblent rencontrer moins de freins dans leur développement. Par rapport à la situation de janvier 2017, et même si à l’époque la mesure ne portait que sur la partie rhônalpine de la région, on constate que la part des entreprises disant ne pas rencontrer de frein à leur développement a doublé : si elle reste minoritaire, elle passe de 10 à 21 %.

Par ailleurs, la fréquence de citation des principaux freins proposés a sensiblement diminué. C’est tout particulièrement le cas du manque de vigueur de l’activité, qui était le premier frein cité début 2017 et qui n’est plus qu’au 3e rang. Cité par 50 % des entreprises il y a un an, il ne l’est plus que par 23 %. Un recul est également enregistré pour la complexité/instabilité réglementaire et pour l’insuffisance de rentabilité.

Dans ce panorama général, les difficultés de recrutement se distinguent puisque ce frein au développement est par contre en sensible progression, alors que 50 % des PME prévoient de recruter dans les six mois. Début 2018, 38 % des TPE-PME citent les difficultés de recrutement comme un frein à leur développement, plaçant ce motif au premier rang des freins. Ce frein est fréquemment cité dans la plupart des activités, mais il atteint le niveau le plus élevé dans l’hébergement/restauration, l’informatique et le transport/logistique. Plus la taille de la PME est importante, plus ce frein est prégnant.

Parmi les freins évoqués spontanément par les entreprises, en plus des choix proposés, on peut noter des problèmes d’accessibilité à certains centre-villes liés à des travaux. Par ailleurs, l’état de la concurrence est évoqué par plusieurs entreprises, que ce soit du fait du sentiment d’un nombre trop élevé de concurrents, de la commercialisation par Internet ou des nouvelles formes d’activité de l’économie collaborative.

 

La conquête de nouveaux marchés, toujours le premier levier de développement

La conquête de nouveaux marchés en France demeure le premier levier de développement pour les TPE-PME. Dans un contexte de nette amélioration du climat des affaires, ce levier est néanmoins sensiblement moins fréquemment cité qu’il y a un an.

La conquête de nouveaux marchés à l’international apparaît assez loin dans le palmarès des leviers cités, et il est également en recul en termes de fréquence de citations. Toutefois, pour les seules entreprises exportatrices, c’est le premier levier cité (par les deux tiers des entreprises) à égalité avec l’innovation, et le 2e dans l’industrie (53 % des PME).

En cohérence avec le développement des recrutements, on constate que le levier des « nouvelles compétences » est plus fréquemment cité qu’il y a un an. C’est dans l’informatique que ce levier est le plus fréquemment cité.

Le levier de la diversification de l’activité est le plus fréquemment cité dans le tertiaire supérieur, l’industrie et le BTP.

L’amélioration de l’activité se ressent aussi dans la situation de trésorerie. En ce début d’année 2018, 67 % des TPE-PME de la région déclarent avoir une situation de trésorerie satisfaisante et 28 % rencontrer des difficultés (dont 6 % qui disent avoir une situation de trésorerie très difficile).

Comparé aux résultats des précédentes enquêtes menées en janvier depuis 2009, sur la partie rhônalpine de la région, ce niveau de difficultés de trésorerie apparaît en recul, mais de façon limitée néanmoins. Il demeure au-dessus du niveau enregistré début 2011 et 2012. La part des chefs d’entreprise disant rencontrer des difficultés de trésorerie est plus élevée dans le commerce/services aux particuliers (35 %) et dans le BTP (44 %).

En termes de taille d’entreprises, la part des entreprises en difficultés de trésorerie est de 30 % pour les PME de moins de 50 salariés, pour seulement 23 % pour celles qui comptent plus de 50 salariés.

L’insuffisance de l’activité semble expliquer une bonne part de ces difficultés de trésorerie. Ainsi, pour les TPE-PME dont le chiffre d’affaires a été en progression en 2017, la part des entreprises en difficulté de trésorerie se limite à 16% (et même 10 % pour les entreprises ayant bénéficié d’une progression de chiffre d’affaires supérieure à 10 %).

 

Emploi : l’effectif salarié devrait être en hausse pour 29 % des TPE-PME

Au cours du premier semestre, une entreprise sur deux aura à recruter un ou plusieurs collaborateurs. C’est dire l’importance du sujet du recrutement pour les TPE-PME.

60 % des PMI vont procéder à des recrutements dans les six mois ce qui montre que dans un secteur où l’effectif salarié global évolue peu, les possibilités d’emploi sont néanmoins importantes du fait des personnes à remplacer.

Pour 28 % des TPE-PME, au moins une partie du recrutement se fera dans le cadre d’une création de poste(s). Cette part atteint presque 50 % dans le tertiaire supérieur/informatique et 33 % dans l’industrie et le transport/logistique.

Appelées à décrire les postes créés, les entreprises ont d’abord cité les fonctions « commercial/marketing » et « techniciens » dans leurs réponses ouvertes.

Au cours du prochain semestre, les 2/3 des TPE-PME s’attendent à ce que leur effectif salarié soit stable. Une partie des recrutements vise ainsi à remplacer des départs.

Pour les autres, 29 % des entreprises s’attendent à une hausse de leur effectif pour seulement 1 % à une baisse. Le solde « part à la hausse » – « part à la baisse » est ainsi nettement positif à + 28. Ce solde est positif pour l’ensemble des activités. C’est dans le tertiaire supérieur/informatique qu’il atteint le niveau le plus élevé, et dans le commerce de détail le niveau le moins élevé.

Investissement : tendance favorable pour le 1er semestre 2018

Près des 2/3 des entreprises ont investi au cours du second semestre 2017, dont 57 % qui ont réalisé le programme prévu et 6 % qui l’ont réalisé seulement en partie. La part des entreprises ayant investi dépasse les ¾ des entreprises dans l’industrie et le transport logistique. Elle est par contre inférieure à 50 % dans le commerce de détail et l’hébergement touristique/restauration.

Au total, près de 15 % des TPE-PME ont dû renoncer à leur programme d’investissement ou le revoir à la baisse. Dans les motifs fournis par les entreprises concernées, les insuffisances de leur situation économique ou financière sont mises en avant. C’est dans l’hébergement touristique/restauration que la part des entreprises ayant renoncé à des investissements est la plus forte.

Pour le semestre en cours, une large majorité des TPE-PME entend maintenir le rythme d’investissement. 21% des entreprises entendent augmenter leur effort d’investissement pour 13 % qui comptent le réduire, soit un solde « part en hausse » – « part en baisse » de + 8.

Le solde « part à la hausse » – « part à la baisse » est le plus élevé pour les entreprises exportatrices et dans le tertiaire supérieur/informatique. C’est dans le commerce et services aux particuliers qu’il est le moins favorable (égal à zéro) et il est même négatif dans le commerce de détail. Le solde est plus favorable pour les PME d’au moins 10 salariés (+ 11) que pour les TPE (+ 4).

Source : CCI Auvergne-Rhône-Alpes



Communiqué de presse

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